Archives pour la catégorie Saison 2013-2014

Foot loisirs – Saison 2013 – 2014 (suite et fin)

Foot loisirs Phase 2 – Janvier à juin 2014

Résumé de la deuxième phase du championnat de Foot loisirs 2013 – 2014

Matchs de janvier à juin

les yeux dans les gueuxAprès la très belle troisième place obtenue par le Spartak lors de la première phase et la promotion en division supérieure, continuez de retrouver vos sportifs préférés chaque début de semaine pour suivre le résumé des matchs de championnat.

Au programme : de la poésie, du rire, de l’amour, du suspense, des rebondissements et des surprises…

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FINAL : Une honorable 6e place, le trophée du fair play !
Après un dernier match gagné sur tapis vert face à Lezennes, le Spartak termine la 2e phase à la 6e place. Mais le plus important, c’est que nous avons été élu équipe la plus fair play par les 56 autres équipes de foot loisirs.

L’article sur cette grande et belle victoire est à lire ici

Au centre, la coupe du fair-play

Au centre, la coupe du fair-play

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Spartak Lillois 3-3 Les Footards

Fémininement Foot – Un match vu des gradins

lentilles-fantaisie-ballon-footSupportrice et reporter (à mes heures sacrément perdues), j’ai accepté de me frotter au jeu du résumé de match. Parce que le football by le Spartak Lillois se vit aussi dans les gradins.

12 mai 2014. 19h30, 9 spartakistes sont sur le front. Prêts à s’attaquer aux Footards. C’est le temps de l’échauffement. Ils apprivoisent la balle, tels des Petits Princes apprivoisant un Renard. Pareil, j’vous jure.

Côté supporters, pas de pression, mais des packs de Kro. Mon calepin est prêt, mon stylo 4 couleurs entre les mains. 20h, le sifflet retentit.

8ème minute : les adversaires frappent la barre du but de notre cher Romain Joubert. Alors que quelques minutes plus tard Jibé caresse le poteau adverse, on entend les supporters crier : « les gars c’est pas du rugby ». « Ils sont trop payés ! » s’accorderont-ils ensuite. N’ayant pas eu vent de ces répliques foudroyantes, l’équipe du Spartak poursuit le match, bon an mal an (t’avais déjà réussi à la placer celle-là Djoub Djoub ?). Nico et Jibé nous dévoilent alors leurs qualités footballistiques. Une belle tentative collective. « On se serait cru dans Fifa », déclareront certains supporters cultivés.

Malgré cela, 18 minutes sont passées et une supportrice exprimera même son ennui.

Le match continue. Un bel arrêt de notre goal en Nord. Des tirs plus ou moins cadrés. Pas mal de buts dans le filet latéral. C’est cool mais ça sert à rien, hein les gars ! Nous ce qu’on veut c’est de l’action, de la vraie !!

Partez pas ! Il va y en avoir de l’action ! Matt, près du but (adverse, il va sans dire), fait une magnifique passe à Panda qui explose un filet de plusieurs kilos d’oranges, droit au but. (1-0).Le Spartak et ses supporters sont en joie. On ne s’arrête pas en si bon chemin les mecs : Joris nous fait un grand pont ce grand fou ! Hop, centré sur Jibé, décalage et but du breton (2-0). Le Spartak est en liesse. Il reste 2 minutes avant la mi-temps. Romain en est sûr : « no pasaràn ! », alors il arrête le ballon avant qu’il ne soit trop tard. Les chants à l’honneur du gardien pleuvent. Mais les oranges, malgré le printemps, ne sont pas en reste. Corner. But (2-1). Le perfide ballon est rentré dans les filets.

C’est la mi-temps !

C’est la reprise ! Deux minutes plus tard, à peine, Momo se la joue Thierry Le Luron (référence vintage qui plaira sans nul doute à certains de nos lecteurs). J’y vais, j’y vais pas ? Hop / hop / hop, à 3 reprises, il fait mine de frapper la balle, positionnée face au but adverse. Mais non, le coquin opte finalement pour une passe à Joris qui marque le but. Ne vous emballez pas, pour des raisons encore obscures et controversées, le but ne sera pas pris en compte. Les spartakistes ne se démoralisent pas. C’est bien simple, ils ne se démoralisent jamais. Les supporters non plus : « Pandaaaaaa, fait la chandelle ! ». Et quelques instants plus tard : « On l’attendait la chandelle, et finalement, c’est Valentin qui l’a faite ». Quand Joris s’est mis à faire une roulade arrière, on s’est demandés pourquoi ils n’étaient pas venus en justaucorps ceux-là. Bon on se remet au foot cette fois ?

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Annabelle, calepin sous le bras..

Alors, Valentin tire, en plein cadre. Corner, etc. Quentin y va de son petit corner aussi, la balle est récupérée par les Footards. Momo est là aussi, il tire au-dessus du poteau. Les joueurs et les supporters applaudissent le geste. Méli-mélo de tentatives et de « hooooo » tous droits venus des abribus à supporters (des abriters ? des suppobus ?).

48ème minute : Panda revient, plus fort que jamais en marquant un nouveau but dont lui seul connaît la recette (3-1). Il est embrassé par ses pairs. « Panda est capable du pire comme du meilleur ! » commentera l’une de ses supportrices (venir me voir pour des infos supplémentaires). Les oranges ont grave le seum.

L’offensive spartakiste ne cesse d’effrayer les troupes oranges. Malheureusement, une « petite main dans la surface » se transforme en péno à l’origine d’un but supplémentaire en faveur des adversaires, le tout sous les huées des supporters (3-2).

Pouce ! Je tiens à présenter mes plus plates excuses auprès de mon lectorat car on m’apprend que le score est en réalité de (3-3). Je devais être en train de décapsuler une bière ou de planter des géraniums, je ne sais plus. Toujours est-il que le score est ainsi nul, et que ma place de résumeuse-adjointe est surement en jeu. Soit.

Le match prend fin, sur un tir de Momo.

Les gentils spartakistes n’ont pas le cœur à la fête mais leur incontestable fair-play est, ce soir plus que jamais, mis à l’honneur.

Annabelle,

Qui remercie Djoub Djoub pour lui avoir laissé l’opportunité de s’exprimer.

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SPARTAK LILLOIS 4 – 2 La Madeleine

Un Spartak de combat !

La photo de classe du nouveau gouvernement spartakiste ?

La photo de classe du nouveau gouvernement spartakiste ?

Le résumé a pris un peu de retard, et comme il n’y avait pas de match hier, nous avons pris une bonne semaine pour avoir un peu de recul sur lundi dernier. Et on peut dire qu’après la « défaite encourageante » d’il y a deux semaines, le Spartak a procédé à quelques remaniements, pour aligner une équipe de combat face à la Madeleine, un adversaire à priori abordable. Parmi les surprises, le retour de Benjiche au Ministère de l’Attaque et du Milieu, un poste fort convoité. Ça tombe bien, nous fêtions la Saint Benjamin. Et comme le dit l’adage populaire, à la St Benjamin le mauvais temps prend fin, alors un seul mot d’ordre Spartak, let the sunshine in !

Ahhhh Benjamin. Arrêtons-nous d’ailleurs sur ce prénom et faisons un peu d’histoire. Benjamin veut dire en Hébreu « fils de la droite ». Incroyable, c’est écrit, il est notre sauveur, notre Manuel Valls à nous. Bon j’arrête là si je veux avoir encore une petite chance d’être vivant pour le prochain match.

Le Spartak retrouvait donc son Mont de Terre sec comme du raisin sec, mais toujours aussi chaleureux et accueillant, notamment grâce à des supporters quelque peu farceurs et moqueurs.

Le match peut débuter. Le Spartak semble bien dans ses pompes et domine largement le début de match. Il règne sur le ballon sans partage, à la manière d’un insupportable enfant unique. Mais tel le saumon, la Madeleine va aller contre le cours du jeu, pour éviter de finir en blini. Ce but, j’ose à peine vous le décrire, mais mon éthique journalistique me l’impose, et puis faut bien que j’aie des trucs à raconter. Sur un corner anodin, les Spartakistes ne sont pas concentrés et procèdent à un changement. Personne n’est vraiment attentif et le Madeleinois propulse le corner directement dans les filets, bien aidé par le duo du Poitou, Romain Panda et Romain D’joub D’joub à la ramasse (0-1). J’en profite pour passer un message perso à François Hollande : « Mon bichon, Ségolène au gouvernement c’est du suicide ! Regarde les dégâts qu’on fait, nous les Poitevins au Spartak. On risque une catastrophe nucléaire là ! ». Message transmis.

Le Spartak l’a un peu mauvaise, et doit retrouver un peu de FRA-TER-NI-TÉ et de la bravitude (je note que Word ne reconnait pas ce mot et le souligne sournoisement de rouge). Réaction attendue donc. Les occasions ne manquent pas, mais le gardien madeleinois enchaîne les arrêts et les parades de grande classe qui font pleurer (comme des madeleines) les attaquants spartakistes. A force de taper à la porte, ça va finir pas rentrer. Sur un corner bien tiré, Nico place une tête rageuse qui remet les pendules à l’heure d’été. (1-1). La deuxième partie de cette première mi-temps sera à sens unique, un peu comme toutes les rues d’Hellemmes. Les Spartakistes ne veulent toujours pas prêter la baballe à leurs copains, et tentent inlassablement de la glisser au fond des filets, mais ce gardien pose décidément beaucoup de problèmes. Il tient bien la baraque à frites ! Les deux équipes se quittent à la mi-temps sur ce score, plutôt frustrant.

Les Spartakistes reviennent avec la même envie, la même détermination. La route est droite, mais la pente est forte, on le sait. Mais Spartak needs la Madeleine to win against La Madeleine. Et ils continuent à produire un jeu tout à fait agréable. Assez rapidement, le deuxième but va arriver. Romain Panda récupère une balle en retrait et envoie un boulet de canon. (2-1). Et comme dirait Jésus, « ça serait bien d’enfoncer le clou ! » Il faudra là encore de nombreuses tentatives, mais c’est Franciscooo et son nez flambant neuf qui va venir s’arracher, nez à nez avec le gardien, pour aggraver le score (3-1).

La Madeleine n’est pas venue pour se faire trempouiller dans le thé, n’en déplaise à Proust. Il faut donc partir à la recherche du temps perdu, et se jeter à cœur défendu dans la défense spartakiste. Et c’est sur un contre que La Madeleine va pouvoir mettre un nouveau but dans son bas-de-laine. Grosse frappe au 1er poteau et c’est le but ! (3-2). Le Spartak peine vraiment à tuer le match. Mais en même temps, les meurtres, la peine de mort tout ça, ce n’est pas notre dada.

(Sur ce, mon calendrier de ministre m’oblige à passer la parole à mon acolyte Valentin, qui reprendra comme si de rien était…)

Mais bon, que serait un match du Spartak au Mont de Terre sans notre Momo national, notre ministre de l’Intérieur du Terrain ? Bien lancé dans la profondeur, il passe à l’exécutif, fait Vallser les défenseurs et impose sa loi dans la surface adverse. Le ballon est dans les filets, 4-2, terminé, merci, bonsoir ! Les dix dernières minutes du match seront un copié-collé des dernières minutes de la première mi-temps, c’est-à-dire une montagne de phases de jeu spartakistes qui accouche d’une souris. L’occasion également pour les supporters de chambrer Ben, alias « fils de la droite », suite à une frappe manquée.

François B. de Pau, très ému après la victoire du Spartak

François B. de Pau, très ému après la victoire du Spartak

(Ça va, Romain, j’ai bien repris ?)

L’essentiel est quand même là, le Spartak n’a pas perdu son fief et continuera d’y régner pour un nouveau sextennat (enfin, on l’espère). Une victoire qui a retenti dans toute la France : « C’est, pour moi, une émotion très grande », s’est exprimé un certain François B. de Pau.

C’est ainsi que démarre une longue trêve, une très longue trêve même, le prochain (et dernier) match au Mont de Terre aura lieu le 2 juin contre Lezennes, avec, espérons-le, une marée de supporters en délire ! Entre-temps, le 12 mai, le Spartak ira se frotter aux Footards. En attendant ces deux ultimes joutes de la saison, le Mont de Terre sera remanié et tous les Spartakistes de combat sont invités à venir maltraiter le ballon le lundi dès 19h et le jeudi à partir de 18h !

Romain D’joub D’joub (et Valentin, donc)

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Camphin-en-Carembault 5 – 2 SPARTAK LILLOIS

Un match qui ne manque pas de relief !

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Malgré le flou « artistique », nous distinguons les éléments importants de la photo : l’herbe pas très verte, le but pas très droit, ou encore les poteaux de corner qui ont fait irruption sur la scène…

Pour ce 6e match de championnat, le Spartak retrouvait une vieille et fort sympathique connaissance, Camphin-en-Carembault. Une équipe rencontrée lors de la phase précédente et qui avait débouché sur un match époustouflant à Mont de Terre, avec deux buts dans les dernières minutes qui avait permis au Spartak d’arracher le match nul (6-6). Par ailleurs, Camphin avait été victime à l’aller d’une scandaleuse salve de jeu de mots pourris sur le nom de sa ville dans le résumé. Prions pour que ce fléau ne se reproduise pas.

En ce 24 mars (j’en profite pour souhaiter une bonne fête à tous les Adémar qui nous écoutent, on vous embrasse fort fort fort), le Spartak se déplaçait donc au fin fond du confin de la Région, à la limite du Nord et du Pas-de-Calais, à la lisière du bassin minier. Le Spartak n’est pas venu avec des ambitions démesurées. C’est un commando suicide de 6 joueurs (+1 arrivé en cours de match, Merci Quentin), pas de remplaçants donc, mais un cœur gros (et gras) comme un Welsh Royal et une tenue rouge de combat.

Élément important de ce match c’est le terrain. Comment vous expliquer… Vous voyez les Jeux Olympiques de Sotchi ? Vous voyez une piste de ski de bosses ? Ben, enlevez la neige, entourez le terrain d’un mur de briques, diffusez une légère odeur de fumier et éclairez le tout avec un réverbère et le décor est planté. Du foot loisir-rustique comme on l’aime (nos chevilles moins).

Et c’est parti ! Les athlètes skient plutôt bien et tentent de négocier les creux et les bosses. Lors des dix premières minutes, le Spartak se crée quelques occasions, mais ce sont surtout les locaux qui mettent la pression. La défense tient bien la baraque avec un Romain-Panda des grands jours et un Nico en véritable tour de contrôle (pas celle du vol Malaysian Airlines quoi). Ajouté à cela un D’joub D’joub de gala, complètement « free from desire », qui sort gagnant des trois premiers face à face, bien aidé par son allié auvergnat, j’ai nommé le « terrain Volvic ». Mais il faut se méfier du Carembault qui dort, et l’éruption arrive au quart d’heure de jeu sur une belle frappe croisée (1-0). Les Camphinlandais en veulent encore, et devant leurs quelques supporters, tout le gratin Camphinois à ce qu’on dit, ils inscrivent un deuxième but, malgré le sacrifice humain de TomTom sur la ligne. Le corps du défunt sera exposé sur la place Degeyter de Fives où chacun pourra venir se recueillir.

Avant la mi-temps, le Spartak pousse, et se créent pas mal « d’occaz’ », mais en face c’est solide comme un Roch Voisine. 2-0 à la mi-temps, c’est assez sévère pour nos vaillants Spartakistes, mais bon en sortant la calculette, on se dit que le deuxième tour est jouable si on parvient à mobiliser notre réservoir d’électeurs et que l’on maîtrise le jeu en triangulaire dans les bosses.

Les Rouges reviennent sur le terrain ultra combatif prêt à lancer quelques « bricks in the wall ». Les actions somptueuses se succèdent, des mouvements en-veux-tu-en-voilà, des petits contrôles à la papa (je sais, ça veut rien dire) ; des crochets, petits ponts, grands ponts, et cerise sur le pompon une action mythique : Valentin Becquembois dit « Val d’Isère » dévale la piste, met une « Val’ise » aux défenseurs et administre un centre astucieux pour son frangin, dos au but, qui reprend la balle d’une talonnade carrément zlatanesque ! A voté ! (2-1). La famille Becquembois fout le feu, et inscrit un but qui entrera sans aucun doute au Panthéon du Spartak. « ENTRE ICI, BECQUEMBOIIIIS AVEC TON AVEC TON TERRIBLE FRANGIINNNN ». Pardon je me suis un peu égaré dans l’Histoire.

Le Spartak fait mieux que résister malgré son effectif minimum. En vl’a un autre qui est intenable : Quentin le Rouge ! Il semble planer sur les moindres reliefs du terrain. Tel le Touareg dans les bosses ensablées du Sahara, tel le cavalier entre les bosses du chameau, tel Valérie Giscard-d’Estaing en déambulateur dans les bosses de Vulcania, Quentin dompte les bosses et enfume complètement les Carembossus-de-Notre-Dame. Après un bon nombre d’actions chaudes, TomTom se charge du « coup-de-pied-de-coin » (corner pour les has been). Quentin s’élève à une hauteur vertigineuse et boxe la balle de son Front de Gauche, pleine lucarne ! (2-2). Le Spartak revient bien au classement général de ce Paris-Dakar ; et Gérard Holtz hurle son amour pour les rouges devant tant de dextérité dans les bosses. La tempête de sable continue sur Camphin, qui digère mal cette mauvaise blague Carambar. Nico en remet une louche et envoie un missile dont il a le secret qui fracasse le poteau adverse, rebondit sur le gardien mais ne rentre pas. Les occasions manquées vont se multiplier, la malchance aussi, mais quel pied de voir jouer les rouges ainsi !

Camphin  l’a vraiment mauvaise, d’autant que le Spartak leur a déjà fait le coup du « blaireau mort » (© D’Joub D’joub copyright) à l’aller. Et quand enfin Camphin a faim, le camp d’en face se confine sans fin. D’autant qu’on commence sérieusement à s’épuiser chez les rouges, y a du relâchement dans l’air. Camphin et ses 4 remplaçants profitent de leur fraîcheur de vivre (♫ Hollywood chewing-gums ! ♫). Après une balle perdue par Joris (qui risque désormais lui aussi de se prendre une balle perdue), l’attaquant « Ca-Rimbault » glisse la balle « Vers l’aine » de D’joub D’joub qui s’étale tel le Dormeur du Val. Les sanglots longs blessent son cœur, et le vent mauvais l’emporte, pareil à la feuille morte. Bref ça fait chier quoi. (3-2). Et le Spartak n’en finit pas de mourir puisque quelques instants plus tard, sur un long ballon, D’joub D’joub s’avance pour effrayer l’attaquant qui distille, non pas du rhum, mais un lob magistral. C’est ce qu’on appelle du lobbying payant. Le Spartak ne baisse pas les bras et se défend tant bien que mal, mais la vague blanche est irrésistible. Peu avant la fin du match, un ballon mal relancé arrive dans les pieds d’un Camphétamine qui lâche une frappe sur-vitaminée qui fait mal, très mal, une « Steeve Briois » iront jusqu’à dire certains. (5-2). Mais rassurez-vous, les adversaires n’avaient rien à voir avec ce dangereux et sombre con. C’est donc sur ce score que s’achève un match agréable, à l’issue cruelle et pas vraiment méritée pour le Spartak, mais il était difficilement possible d’espérer mieux avec un banc vide.

Un gros coup de chapeau à Camphin, pour leur fairplay à toute épreuve, et pour le coup à boire après le match. Merci à eux aussi pour le nom de leur commune sans qui je ne serais rien.

Quant à nous chers ami(e)s, on se retrouve Lundi, au Mont de Terre, où nous attendrons la Madeleine (Madeleine elle aime bien ça) qui n’est pas une personne âgée, mais une commune. On essayera de ne pas jouer comme des Brel. Longue vie au Spartak, à Camphin et au Foot solidaire, à bas les fascistes, les creux, les bosses et le Paris Dakar !

Romain D’joub D’joub

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SPARTAK LILLOIS 4 – 4 Lille Antillais

Le Lundi au soleil (des Antilles)

spartak lilloisMe revoilà ! Après des mois d’absence, je me retrouve une fois de plus chargé d’écrire le résumé du dernier match du Spartak. Après le premier résumé, TF1 a appellé, BeinSport a appellé, Canal + également. Tous voulaient m’embaucher, me proposant salaires astronomiques et tickets resto en tout genre. Mais j’ai refusé ! Eh oui, mon con ! Tout ça à cause de mon contrat de stagiaire au Spartak qui ne prend fin que dans une dizaine d’années et trois jours.

BREF, ce lundi 17 mars, le Spartak Lillois affrontait les Lillois Antillais 2 dans un stade du Mont de Terre qui semble avoir mal vécu la météo propre à notre belle région.

Un match très exotique donc puisque nos Zantillais ne sont pas venus pour profiter des frites sauce bicky ou autres fricadelles.

Le coup d’envoi est donné. Le début du match est difficile, beaucoup de déchets té-que-niqueuh Jean-Pierre. Nos Spartakistes ont du mal à se mettre dedans et voient bien que leurs adversaires ont de la bouteille. Parenthèse rapide, devant le manque d’inspiration auquel je fais face, je vais sûrement abuser de jeux de mots sur le rhum et l’alcool en évitant toutefois d’en faire des tonneaux (pas mal hein ?). Le Mont de Terre se refroidit, les adversaires dominent et le Spartak peine à garder la balle (il est très triste le Spartak). C’est le moment que choisit Joris, aussi appelé Jorisimovic ou encore Diego Costo par ses plus grands fans, pour bousculer la défense adverse. Petit contrôle orienté en aile de geonpi, les adversaires manquent la balle et le jeune expatrié rémois envoie la balle au fond des filets d’une splendide demi-volée à la polonaise (je n’ai pas su faire plus objectif que ça).

1-0 pour le Spartak donc. Nos Spartakistes essayent de garder la tête froide et, vu la météo, c’est pas ce qu’il y a de plus dur. Les adversaires envoient de longues balles, le Spartak se désorganise, se désintègre dans le cosmos même et le bouchon saute. Égalisation adverse, 1-1. La fin de la première mi temps tourne au cauchemar à base de petit punch et autres gestes « à l’antillaise » comme on dit chez nous. L’attaquant adverse reprend une balle au centre et crucifie notre D’joub D’joub qui ne peut rien faire (non, rien de rien) 1-2. Les Spartakistes ont le moral dans les chaussettes, du coup ça gène pas mal pour courir. Le festival continue en face, le buteur adverse reprend, une fois de plus, un centre d’un geste qui ferait baver les plus grands de DH 1-3.

30 minutes se sont écoulées, c’est la mi’temps. L’occasion pour nos Spartakistes d’aller manger un peu de rillettes pour se ressourcer. Car oui mesdames messieurs, c’était open bar et apéro ce soir au Spartak !

Après avoir refixé les bases et objectifs de la saison (la Ligue Europa loisir, AU MOINS), le Spartak retourne sur le terrain ayant soif de victoire. Ils savent que rhum ne s’est pas fait en un jour et qu’il va falloir se mettre au goulot !

La deuxième mi temps repart sur de meilleurs bases et le Spartak se fait dominant, pressant, collant, à la limite du harcèlement moral. Ça pousse, ça tire mais rien n’y fait. L’entrée en jeu de Matt va sonner la révolte tant attendue. Amenant ses troupes jusqu’à la mort (ça déconne pas, le foot c’est sérieux) il se place en exemple, en martyr même, et va sacrifier la balle au fond des cages adverses 2-3. Le Spartak recommence à y croire, la flamme se ravive, les yeux brillent, les crampons scintillent, et pendant quelques secondes, le Mont de Terre est totalement ébloui. Momo, aux bonheur de ces dames sur le banc de touche, nous régale une fois de plus d’un tir magnifique dans le petit filet 3-3.

Il reste dix minutes à jouer et le Spartak contre attaque. Les adversaires ont du mal à faire tourner la balle et envoient le ballon devant mais la défense tient, parfois miraculeusement et grâce aux efforts de D’joub D’joub la main d’or. Sur une action collective finement menée, Jibé, connu pour être un fin gourmet, vient saler un peu plus l’addition, en oubliant toutefois le poivre (d’après Thierry Marx de TopChef) 4-3. Le Spartak a la banane, la pêche mais va se prendre une carotte et c’est pas bio à voir (pour votre santé, bougez plus). En effet, à peine quelques secondes après le coup d’envoi, les adversaires passent une défense immobile qui pensait jouer à 1, 2, 3 Rivières (très discutable, je l’accorde) et ne ratent pas l’occasion de revenir au score 4-4. Tristes tropiques.

Les occasions se présentent des deux côtés dans les dernières minutes mais rien n’y fait, le score ne bouge pas. Nos Spartakistes trainent un peu la papatte, des regrets plein les babaskets. Mais le score du match reflète assez bien la rencontre, partagée et engagée (voire même enragée). On retiendra avant tout une équipe très fair play, pas d’antille-jeu. Une belle fête du football comme dirait Jean Pierre Caillot, la pince (JP si tu m’entends, ne laisse pas partir Krychowiak !).

Je vous quitte sur ces belles paroles, j’ai Thierry Roland au téléphone.

Joris Larrache

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Journée 4 : Spartak Lillois 5 – 2 Ch’ti Tongolo

Le Spartak sort le grand jeu

chti tongolo spartak lilloisAprès un début de championnat 2014 plutôt intéressant dans le jeu mais timide dans les résultats (1 victoire – 2 défaites) le Spartak Lillois retrouvait son bon vieux Mont de Terre, un peu comme quand Tintin et Haddock retrouvent leur cher Moulinsart après moult aventures. Ce lundi, ils recevaient l’équipe répondant au mystérieux nom de « Chti Tongolo », mystère toujours insoluble à l’heure où j’écris ces lignes, mais les meilleurs agents spartakistes sont sur le coup. Tout ce que l’on peut dire, c’est que derrière ce nom farfelu et agréable à prononcer, il y a une équipe de chics types. Retour sur cette belle tranche de foutchebol.

Cette année, le Spartak a dit « ¡No pasarán! » à l’hiver, c’était donc déjà le printemps sur le Mont de Terre quasiment sec. Les supporters ont profité de ces conditions printanières pour pointer le bout de leur nez et bourgeonner nonchalamment le long de la touche. Bilan : une vingtaine de personnes selon la mairie, 400 selon les marseillais du Spartak.

Pour rafraîchir quelque peu les résumés, une nouvelle rubrique d’avant-match sera désormais développée, j’ai nommé « point éphéméride ». Ce 24 février, nous fêtions donc la Saint Jean Baptiste (ou Jibé), ça tombe bien Jibé est présent sur le terrain, un présage ? Bonne fête également aux Modestes (et Modestine), qui est sans conteste la qualité majeure du Spartak. Voilà, Amen et passons aux choses sérieuses.

Le Spartak entame le match crampon battant. Ca combine bien, et les occasions se multiplient à la manière de Jésus avec les pains. C’est très vite que Notre Sauveur, Notre Messie à nous, je dirais même notre Lionel Messi va illuminer la partie. François marche littéralement sur l’eau et bénit le gardien adverse (1-0).

Mais les Tongolo-biloutes ne sont pas venus jouer les enfants de chœur. Sur un long ballon bien dosé, l’attaquant se présente seul face à D’joub D’joub qui tente une sortie miraculeuse. Mais cela tourne plutôt à une sortie de route. Bingolo ! (1-1).

Les Spartakistes repartent dans leur quête. Ils semblent vraiment avoir l’inspiration divine, car le ballon circule du feu de Dieu. C’est ainsi que Jibé, après avoir planté 3 buts la semaine dernière, met à nouveau au supplice le gardien qui ne peut que s’agenouiller et prier pour que le fléau ne s’abatte de nouveau (2-1).

Le match n’est pas un long fleuve tranquille mais le Spartak maitrise son sujet. Beaucoup d’occasions à mettre à leur profit, Mohammed qui dribble toute la défense mais bute sur un excellent gardien, ou Joris qui place une belle tête repoussée on ne sait comment. Tongolo ne jette pas ses tongs à l’eau (cette blague sera jugée au TIBS, Tribunal international des blagues scandaleuses). Les Spartakistes continuent de réciter leur catéchisme et à enfiler les passes comme des colliers de nouilles. Ainsi, François vient de nouveau apporter le danger dans la paroisse tongolaise, et jette une nouvelle pierre dans le vitrail (3-1). Des barbares ces Spartakistes…

Mais les Ch’ti Tongolo ne veulent pas danser un mauvais Tango (« Tango low » in English). Ils s’accrochent comme une moule à une frite un jour de braderie, et réduisent la marque peu avant la mi-temps (3-2).

Après quelques mises au point et des sermons musclés à la mi-temps, Dieu m’est apparu et il m’a donné la solution, aussitôt, vers le Spartak, j’ai couru parler aux joueurs sur ce ton : « Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, reprenez avec moi tous en chœur : jouez le boogie woogie avant la biiiière du soir (boogie woogie, jouez le boogie woogie).

L’effet est fulgurant. Grâce à la force d’Eddy Mitchell, le Spartak va swinguer tout au long de cette 2e mi-temps. Et les miracles vont continuer. Jibé alias Moïse reçoit le ballon, et va ouvrir la défense adverse, pour se frayer un passage et mettre le ballon en terre promise (4-2). Cette fois les Tongollums ne rajouteront pas un préciiiieuuux but, la cage spartakiste restera immaculée en cette seconde période.

Mieux,  Jibé va prolonger le chemin de croix des adversaires et inscrire un deuxième triplé consécutif qui vient parachever le succès des Spartakistes (5-2). Une demande a immédiatement été envoyée pour que Jibé (ou « Sir Le Tacon » comme on l’appelle de l’autre côté du tunnel) soit canonisé avec Jean Paul II et Mère Theresa. Affaire à suivre donc. À noter des buts 100 % bretons côté Spartak, rebaptisé désormais Le Spartak Lillois de Breizh, un nom qui envoie du pâté hénaff !

Coup de chapeau à Tongolo pour son état d’esprit, je dirais même plus Tonton Golo, qu’est ce qui y a sous ton grand chapeau ?

Ca va plutôt bien pour le Spartak, qui fait bonne figure dans la division supérieure. Prochain rendez-vous encore au Mont de Terre, le lundi 17 mars, contre « Lille Antillais ». En espérant voir des beaux gestes techniques comme des « petits punchs » par exemple.

Alléluia, Amen, Paix et Amour aux quatre coins de France.

D’joub D’joub

BONUS EXLUSIF : Vidéo de la serpillère spartakiste, dite aussi « la wassingue » pour les locaux : une tradition pour fêter les victoires !

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Journée 3 : AJES 10 – 6 SPARTAK LILLOIS

Le Spartak fait les montagnes russes.

montagne russePour cette 3ème journée de championnat, le Spartak qui navigue en milieu de tableau affrontait l’AJES (association jeunes espoirs sportif) annoncé comme une équipe très solide et redoutable. De plus, l’équipe se déplaçait sans ses meilleurs buteurs Momo et François, et avec seulement un remplaçant. Autant dire, qu’en arrivant à quelques hectomètres du Métro Porte de Douai, stade Jean Bouin (et non pas Shampoing comme j’ai pu l’entendre), les spartakistes n’en mènent pas large.

Malgré un effectif réduit donc, le Spartak n’est pas venu pour servir de punching ball. On va faire avec les moyens du bord. Et le système D fonctionne plutôt pas mal. Sans aucun complexes, les fivois la joue cool. C’est bon enfant, relax, détendu, sans pression. Mais très vite, l’AJES va montrer de quel bois il se chauffe, et va envoyer une première buchette dans la cheminée spartakiste (1-0). Y a pas le feu au lac, et le Spartak part à l’attaque pour pas finir comme Jeanne d’Arc. Sur un contre intelligemment joué, l’ami Jibé égalise et trompe un gardien aux cheveux grisonnant mais encore vif (1-1).

Même si les rouges et blancs souffrent face au talent de leurs adversaires, la défense est admirable, et votre serviteur D’joub D’joub veille au grain, certifié sans OGM. Résultat, les Spartakistes résistent, signent et persistent, suivent leur cœur qui insiste, cherchent le bonheur partout. Le bonheur ils vont le trouver : sur un nouveau contre, le collectif spartakiste fait des ravages, et emportent tout sur leur passage. Alexis conclue un très beau mouvement collectif(2-1). Les joueurs sont sur leur petit nuage, tout surpris de mener au score. Les assauts adverses continuent, mais l’AJES a du mal à conclure… Ah c’est le triste destin de tous les grands et grandes timides, ne pas réussir à conclure. Le Spartak lui, ne s’embarrasse pas avec les préliminaires, les longs discours, les prolongations ou que sais-je. Il va droit au but (si ce résumé manque de classe, merci de le préciser dans les commentaires). Euphorique, le Spartak continue son bonhomme de chemin et c’est Jibé qui va ajouter un 3ème but. Un fou furieux ce mec et un dangereux récidiviste qui inscrit son 2ème but dans ce match. Mais que fait la police ?(3-1). En face, l’AJES accuse le coup. Le Spartak joue son meilleur football et réalise le match parfait, face à une équipe qui lui semble pourtant bien supérieure.

Remontés par cet affront, les adversaires vont transpercer la défense spartakiste d’une lourde frappe, bien aidée par le poteau (3-2). La mi-temps approche. Le Spartak continue à produire du jeu. C’est le moment que choisit Tomtom, tout juste revenu de blessure, pour se faufiler dans la défense et décocher une frappe magistrale du gauche qui se niche dans la lucarne opposée ! (4-2). Les Spartakistes n’en reviennent pas, le score est plutôt flatteur, et ils n’ont pas manqué grand-chose dans ce début de partie. Maintenant, le plus dur va être de tenir…

Effectivement la tâche s’annonce compliquée. Les adversaires reviennent avec beaucoup d’envie et mettent une pression énorme sur le Spartak. Mais comme on dit dans le Nord, nous la pression on la subit pas, on la boit ! C’est ainsi que Nico intercepte une passe, fait un grand pont, que dis-je, UN VIADUC DE MILLAU sur le dernier défenseur, et de conclure sur un petit crochet sur le gardien. Sompteux ! (5-2). Mais on sent bien que sur le terrain, les adversaires sont en rage. C’est alors que côté spartakiste, on a comme l’impression d’arriver au sommet de la montagne russe, et que l’on commence à apercevoir la vertigineuse et irrémédiable chute.

C’est le moment de sortir mon dico des synonymes et des métaphores : on assiste à un énorme trou d’air, une cascade de buts, un passage à vide, une terrible fringale, un gros coup de mou, un coup de bambou sur la tête, un coup de Traffalgar, un retournement spectaculaire, une tempête bretonne, une fessée monumentale, un troupeau de mammouths sur du papier bulle…

Bref, L’AJES, va se promener dans la défense, comme une perceuse dans du gruyère. En l’espace de 5 minutes, ils vont revenir à hauteur du Spartak (5-5). La flemme de détailler les buts, surtout que c’est moi qui les prend. Et l’hémorragie ne s’arrête pas là. Le sang spartakiste n’en fini pas de se répandre sur le champ d’honneur, on peut le dire, les joueurs sont carbonisés, torchon, chiffon, carpette.

Carpette, c’est le mot ! l’AJES s’essuie allègrement les crampons sur le paillasson spartakiste et rajoute 3 buts. (8-5). Le Spartak vient de prendre un 6-0 ! Jibé va venir panser les plaies des spartakistes en inscrivant un nouveau but, magnifique triplé ! (8-6, rpz Poitiers, Poitou, casse-dédi à toute ma famille et mes potos du Poitou).

Péniblement, la fin du match arrive, et l’AJES en profite pour glisser deux nouveaux buts, synonyme de victoire. (10-6). Un match assez curieux, où le Spartak a fait l’ascenseur émotionnel, ascenseur qui est tombé en panne au beau milieu de la 2ème mi-temps, résultats, les escaliers ont été fatals. On retiendra donc une première mi-temps exceptionnelle, un état d’esprit irréprochable de part et d’autres, et un match plaisant à regarder.

Pour les inconditionnels du Spartak, retour à la maison ce Lundi, contre les Cht’i Tongolo ! On annonce de la bière et du spectacle. Venez nombreux. !

D’joub D’joub

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Journée 2 : Halluin AC 3 – 4 Spartak Lillois

Halluin la Terre, ici Spartak !

(Presque) aussi attendu que le sacre du nouveau Ballon d’Or, que le transfert de Cabaye à Paris et que la démission de Manuel Valls, le second match du Spartak en cette année 2014 avait lieu ce lundi 27 janvier.

Comme l'a dit François : « Le Spartak se prépare pour le match ! A la bien couzinnnnn !!! »

Comme l’a dit François : « Le Spartak se prépare pour le match ! A la bien couzinnnnn !!! »

Petite précision pour nos très chers et fidèles internautes, aujourd’hui le résumé de ce match ne sera pas assuré par le célèbre D’joub D’joub, forcé d’assurer son CDD à temps partiel en tant qu’astrophysicien nucléaire au Futuroscope. Voilà ma chance de briller, moi, l’homme de l’ombre, le petit stagiaire mal rémunéré. Me contentant depuis trop longtemps des restes, autant vous dire que j’ai la dalle (pas de celles qu’on enlève avec une Pasta Box comme dirait l’autre).

Trèves de galéjades, j’ai une famille de cinq enfants et de deux ministres à nourrir. Immersion. 3, 2, 1 ! Zééééro. Plouf.

C’est donc à Halluin que les Spartakistes vont retrouver le Halluin AC, jusqu’ici tout paraît logique.

Stade Didier Deschamps. Après avoir longtemps débattu sur le nom du stade et rencontré l’épouvantail qui trône fièrement aux abords du terrain (bah oui, le stade Didier « Deschamps », ha ha), nos spartakistes finissent de se préparer et s’élancent en dehors des vestiaires flambant neufs, dont la chaleur ne fait qu’alimenter la ferveur de nos jeunes (pour la plupart) joueurs ayant à cœur de se relancer après un premier match perdu à domicile. Après seulement quelques minutes d’échauffement, le match doit commencer parce qu’avec tous ces débats aussi intéressants que constructifs, « Bah on est in r’tard, hein ! » comme l’a sûrement dit Dany Boon au moins une fois dans sa vie.

Un épouvantail devant le stade Didier Deschamps... Mais où s'arrêtera l'humour halluinois ?

Un épouvantail devant le stade Didier Deschamps… Mais où s’arrêtera donc l’humour halluinois ?

Le match commence doucement, les deux équipes s’observent, se contemplent, se reluquent même. Mais rien n’y fait, le score reste aussi vierge que Justin Bieber (je vais probablement collectionner pas mal de procès avec ce résumé, adressez les tous à mon avocat).

À plus de 20 km de la maison, l’acclimatation au froid nordique de la Belgique semble poser problème à nos Spartakistes. Heureusement, Jibé le magnifique, petit petit petit (et j’en passe) fils de Guillaume le Conquérant vient transpercer la lucarne adverse d’un tir puissant et précis(0-1). Le Spartak est lancé, ça y est, ça déroule. Quelques minutes plus tard, c’est Fransisco, notre Breton national, qui, sentant d’ici l’odeur des frites et de la bière belge, voit le ballon heurter le poteau et se présenter à lui. Il se sent alors traversé par un élan nationaliste et décoche un tir typiquement breton, bien beurré et avec des grosses cuisses. La balle finit au fond des filets (0-2).

Après 35 longues minutes, la mi-temps est bien méritée des deux côtés.

Pour ceux ayant suivi avec fidélité les précédents épisodes, on sait désormais que la deuxième mi-temps est celle qui réussit le moins bien au Spartak (chiffres rapportés par David Astorga). C’est donc avec confiance mais également beaucoup de précaution que le Spartak entame cette seconde période. Les assauts spartakistes se font toujours aussi incisifs mais le gardien adverse, déjà bien en place en première mi-temps, sort des arrêts de grande classe. Heureusement, D’joub D’joub, élevé dans les ghettos de Varsovie, a la tête dure et va démontrer que même les polonais savent jouer au foot (du moins en foot à 7 loisir) et va bien protéger les cages spartakistes de sa main de fer. Mais ce sont les adversaires qui vont profiter d’un moment de flottement pour marquer d’un but assez « chateux » (1-2), comme diraient nos amis joueurs de FIFA ou les irréductibles de PES (tout le monde sait que c’est mort depuis 2008, lachez l’affaire).

Malheureusement, après une légère faute suivie d’une incompréhension puis d’un quiproquo puis d’une mauvaise interprétation puis d’un appareil auditif qui déconne, les esprits s’échauffent un peu et le Spartak se voit obligé de sortir son attaquant vedette.

Après quelques minutes d’interruption, le match peut reprendre. Le Spartak essaye de se remobiliser et ne se démoralise pas pour autant, il en a vu d’autres le Spartak, hé oui mon con ! Et c’est le meilleur latéral de Harnes, Valentin « Le petit Ljuboja », qui met la balle au fond des filets après une magnifique combinaison, devenue maintenant sa spécialité, crochet intérieur et tir petit filet (1-3).

Soulagé, le Spartak en oublie de se protéger (« Sortez couverts ! ») et Halluin resserre le score après avoir buté plusieurs fois sur le gardien, des mains, des pieds et même une tête (2-3).

Dans les rangs spartakistes, c’est la débandade, la demie-molle même. En face, l’étau se resserre et il devient de plus en plus dur de pénétrer la défense. Marc Dorcel m’a payé pour faire cette métaphore filée. Retour à nos ballons, le Spartak met du rythme et se voit récompensé. Sur une lourde frappe dont lui seul à le secret (peut-être vous le dira-t-il dans le creux de l’oreille, qui sait), Nico force le gardien a relâcher le ballon que Jibé vient pousser au fond des filets (2-4). Le Spartak pense alors avoir fait le break et sort même les Kit Kat. Mais c’est sans compter sur la volonté indestructible des Halluinois qui vont pousser jusqu’à la dernière minute sous les conseils « avisés » d’un spectateur désormais devenu coach autoproclamé cinq minutes avant la fin du match. Les attaques d’Halluin sont de plus en plus nombreuses et dangereuses, notre D’joub D’joub ne sait plus où mettre de la tête. Après un tir halluinois, la balle roule, roule, n’amasse pas mousse mais rentre quand même dans le but spartakiste (3-4). À moins de dix minutes de la fin, on la joue cool côté spartakiste mais dans les têtes ça commence à douter. Les attaques adverses se répètent et le Spartak peine à garder le ballon et à poser son jeu pour construire ses attaques. La lutte continue mais le temps ne semble pas passer. Côté Spartak, le jeu n’est pas forcément agréable à regarder mais ça tient. Sur une occasion manquée qui aurait pu sceller le match nul, le coup de sifflet final retentit, sans pour autant qu’il y ait d’arbitre pour le faire. Les Halluinois s’inclinent, le Stade Didier déchante (merci Lucas).

Le Spartak rentre aux vestiaires avec le sourire et à la maison avec les 4 points !

C’était tout pour moi, je retourne à la photocopieuse.

Joris Larrache

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Journée 1 : Spartak Lillois 2 – 4 Faches Thumesnil

La défaite avec le sourire

"Faches ou Facis signifie « terre inculte ». Tout de suite, on comprend aisément que l’on a à faire à une équipe à l’aise sur les terrains ravagés et peu fertiles."

« Faches ou Facis signifie « terre inculte ». Tout de suite, on comprend aisément que l’on a à faire à une équipe à l’aise sur les terrains ravagés et peu fertiles. »

Pour la reprise du championnat en cette nouvelle année, le Spartak découvrait la division du dessus grâce à sa belle 3e place obtenue précédemment. Dans son bon vieux chaudron du Mont de Terre, les « white and red » recevaient Faches Thumesnil. Disons le tout de suite ; le chaudron était « dans un état… proche de l’Ohio » (I.Adjani/S.Gainsbourg, écoutez c’est cadeau) c’est-à-dire davantage un marécage qu’un bel herbage. Mais après tout, ça donne un petit côté champêtre à ce match. C’est parti pour les Yeux dans les Gueux 2014 ! Voici donc un petit résumé où nous labourerons généreusement les parcelles les plus fertiles du match.

Pour mieux comprendre cette rencontre dans son contexte socio-historique et géographique et pour assouvir la curiosité de nos lecteurs venus d’ailleurs, un petit point Wikipédia s’impose sur l’adversaire du jour. On apprend que Faches ou Facis signifie « terre inculte ». Tout de suite, on comprend aisément que l’on a à faire à une équipe à l’aise sur les terrains bonne nuit les petitsravagés et peu fertiles. Par ailleurs, on apprend que Claude Laydu, créateur deBonne nuit les petits, est originaire de cette ville. Dès lors, on sait qu’il ne faudra pas se faire endormir, et ne pas laisser Nounours, le Marchand de sable, Nicolas ainsi que Pimprenelle trop démarqués. On connaît le potentiel de Nounours, ballon d’or 1995. Spartak te voilà prévenu.

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Le match peut commencer sous le regard d’une dizaine de supporters forts sympathiques. Même en janvier, l’amour pour le Spartak ne gèle pas et se fait toujours aussi ardent. Les premières minutes sont très agréables à regarder. À tel point que, depuis mes buts, je m’enfile une boîte entière de pop corn caramélisés. Des deux côtés, ça joue bien à la baballe. Le Spartak a du mal à conclure face à une défense solide. Du côté Faché (évitons de traiter n’importe qui de facho par les temps qui courent) il y a de la technique, ça court, et on sent très vite que la partie sera compliquée pour les désormais petits préférés de Martine Aubry (voir lesphotosabsolument pas photoshopées).

Après avoir tenu tant bien que mal derrière, la digue finie par céder sous les vagues « thumesniltueuses ». Une fois, puis deux (2-0). Mais la combativité et les efforts spartakistes vont être récompensés. Peu avant la mi-temps, l’incontournable Momo sonne la révolte, lui qui connait les moindres centimètres carrés du Mont de Terre, lui qui y réside, lui qui l’entretient, le bichonne, le nourrit, lui dit des mots bleus, des mots qu’on dit avec les yeux. Bref l’homme qui murmure à l’oreille du Mont de Terre caresse le ballon de ses pieds agiles puis le propulse au fond des filets mignons adverses (2-1). Mi-temps.

Momo et le stade du Mont de terre, une belle histoire d'amour !

Momo et le stade du Mont de terre, une belle histoire d’amour !

Face à une équipe bien supérieure, le Spartak fait bonne figure et ne se laisse pas abattre. Pourtant peu après la reprise, sur une erreur défensive, les visiteurs en profitent pour inscrire un troisième but (3-1). Peu après, sur une belle contre-attaque, les Thuménihilistes inscrivent un quatrième but sur une reprise de volée surpuissante faisant du Spartak des « Fachionnes victimes » (4-1). Un peu sévère vu l’implication de l’équipe, mais assez logique. Mais bon pas de pathos là hein, on est là pour se faire plaisir. Du plaisir d’ailleurs il y en a, face à une des équipes les plus sympas rencontrées cette année. Quelques vannes fusent sur les corners, ça pavoise, ça chambre, ça blagouille. C’est ça qu’on aime. Bref, assez rigolé, on est pas là non plus pour se faire marcher dessus. Le Spartak se crée pas mal d’occasions mais quand ça veut pas… En face les adversaires jouent tous les coups et continuent à régaler. Mais c’est décidé, on en prendra pas un de plus. Alors c’est un festival de sauvetages ; des gestes défensifs héroïques, des sorties kamikazes du gardien. Les adversaires s’embourbent. It looks like fucking Vietnam man ! (Diantre que cela me rappelle l’Indochine compagnon ! en français). Embourbement donc, et contre offensive du Général Mohammed qui sur un exploit individuel, plante un deuxième but(4-2). Ce doublé lui vaut le surnom de Mohammed II, roi du Spartak (on n’est pas royaliste mais on fera une exception sur ce coup-là).

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Comme dirait Jean Louis Aubert, « voilà, c’est fini ». Petite larme à l’œil. Le Mont de Terre théâtre de la première défaite à domicile du Spartak en championnat cette saison. Mais une défaite qui ne laisse pas de regret vu la belle résistance proposée. Et le sentiment d’être battu par bien meilleur mais surtout par une bande de mecs qui ne se prennent pas la tête. Un bon moment de football !

L’aventure continue la semaine prochaine, aux portes de la Belgique. Le Spartak ira se frotter à Halluin. Bonne année à tous les fidèles lecteurs, en espérant qu’il y aura plein de trucs poétiques et insolites à raconter cette saison !

Vive le vent, vive le vent d’hiver, vive la boue et vive le Spartak !

D’joub D’joub

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Foot loisirs – saison 2013-2014

Foot Loisirs Phase 1 – Septembre à décembre 2013

Résumé de la première phase du championnat de Foot loisirs 2013 – 2014

Matchs de septembre à décembre.les yeux dans les gueux

Retrouvez chaque début de semaine le résumé des matchs de championnat du Spartak Lillois.

Au programme : de la poésie, du rire, de l’amour, du suspens, des rebondissements et des surprises…

Merci à Mr Djoub Djoub

Classement de la première phase au 20/12 (avec deux matchs en retards non joués)
Classement de la première phase au 20/12 (avec deux matchs en retards non joués)

Journée 8 : Marquette « Les Footards » 4-1 Spartak Lillois

Spidermarquette fait déjouer le Spartak !

il fallait au moins ça pour arrêter le spartak

il fallait au moins ça pour arrêter le spartak

Pour ce dernier match de championnat (avant une redistribution des poules en Janvier), le calcul était simple. Une victoire contre les « Footards » de Marquette assurait la 2e place au Spartak. Une défaite faisait passer les adversaires du jour devant, et risquerait d’éjecter votre équipe préférée hors du podium. Je le vends bien le match non ?

Avant de commencer ce résumé, petit carton jaune adressé par Nicolas Hulot à l’ensemble de l’équipe, je vous livre son communiqué tel quel: .« Compte tenu de la proximité du métro avec le stade de foot, et des possibilités de covoiturages, je trouve scandaleux et inadmissible que le Spartak soit venu à 5 voitures pour 10 joueurs. Le bilan carbone est désastreux, par conséquent j’arrête mon sponsoring et vous ne bénéficierez plus de mes gels douches Ushuaïa. Bande de gauchistes pollueurs ! »

Affaire à suivre donc. Revenons-en au match. Les conditions de jeu sont bonnes, il fait froid mais bon c’est l’hiver hein, donc si vous n’êtes pas content vous allez faire du Volley Ball et pi c’est tout ! Le terrain est impeccable, à tel point qu’on a l’impression de fouler un tapis rouge, comme celui de Michel Drucker ou du Festival de Cannes, mais sans marches.

Le match peut débuter. Les spartakistes entament bien la partie, tout est bien en place, mais beaucoup de frappes ne sont pas cadrées. On le sait, le Spartakiste est un être qui a besoin d’être cadré, il faut lui poser des repères, des limites, sinon c’est l’anarchie. Mais malheureusement pas de Pascal le Grand Frère à l’horizon, donc les balles s’envolent, tel une opération de lâcher de ballons. Pour autant, certains tirs auraient pu offrir très tôt l’avantage, mais le gardien adverse survolté plonge sur tous les ballons, et empêche les Spartakistes de nettoyer les toiles d’araignées.

Pire, malgré leur domination en début de match, les Spartakistes se font punir sur une perte de balle (1-0). Scénario catastrophe quelques minutes plus tard, un tir lointain bien masqué vient assommer les Spartakistes. (2-0). Sans pitié aucune, « Spidermarquette » continue ses parades de grande classe, et semble avoir tissé une toile infranchissable dans ses buts. C’est donc la mi-temps sur ce score assez sévère de (2-0) pour Marquette. C’est le moment pour un petit jingle de mi-temps histoire de faire passer le temps. « Spidermarquette, Spidermarquette, il peut stopper les ballons, est ce qu’il peut prendre un but ? Bien sûr que non il a de l’aplomb. Prends gaaaarde Spartak, Spidermarquette est là !! »

La partie peut reprendre. Malgré le super héros d’en face, les blancs savent qu’il y a de la place pour revenir dans la partie. Alors ils repartent de l’avant. Le problème, c’est qu’ils se trompent de solution. Pour faire déjouer Spiderman, ils utilisent de la kryptonnite alors que ça c’est pour Superman ! Grave erreur de jugement tout de même, le Spartak ne connaît pas ses classiques !

A 10 minutes du terme, sur une belle relance de la défense, Nico fonce sur l’aile et assène une rafale dont il a le secret. SpiderMarquette fait moins son malin dans les buts ! (2-1). L’espoir est permis, surtout quand on connait les fins de match que le Spartak est capable de réaliser. La pression continue sur Marquette, une forme de « marquetting agressif » pourrait on dire. A plusieurs reprises, on croit à l’égalisation, notamment sur une puissante frappe d’Alex. Mais notre ami l’homme araignée réalise encore une fantastique parade. Il est à la croisée de tous les chemins, si je puis me permettre, il couvre tous les carrefours-Marquette. Ça commence à sentir le sapin, pour les jeux de mots comme pour l’issue du match. En même temps c’est génial d’écrire des résumés, car on sait déjà ce qui va se passer après, du coup on peut faire plein de vraies prévisions, et se la raconter genre « j’ai le pressentiment que… ».

Reprenons le fil du match : les locaux assiègent le but spartakiste. Les occasions se multiplient. Après plusieurs sauvetages de la défense et quelques arrêts, le Spartak cède sur un énième corner. Astucieusement diront certains, « chateusement » diront familièrement d’autres, l’attaquant reprend la balle de l’épaule et lobe le gardien. (3-1). Je l’avais bien dit que ça sentait le sapin. D’ailleurs ça ne m’étonnerait qu’à moitié qu’ils en plantent un autre…

le présage d'un calendrier ?

le présage d’un calendrier ?

L’addition va se corser encore en plus sur un ballon perdu : un attaquant passe la balle à un autre marquettois et forcément un marquettois on lui dit « Hé Marque, toi ! » bah ni une ni deux il obéit et marque (4-1). J’avais vu juste. Je pense même que le score en restera là.

C’est effectivement sur le score de (4-1) que le Spartak quitte le terrain. Mais il en faut plus pour affecter le moral d’un Spartakiste (voir photo). La défaite est brièvement fêtée avec une autre équipe, perdante elle aussi sur le terrain d’à côté. La défaite en chantant, c’est la classe ! On peut se consoler en se disant que le Spartak aura au moins remporté la 3e mi-temps…

En attendant les autres résultats, la 4e place semble promise au Spartak avec un bilan final de 4 victoires, 2 nuls et 2 défaites. Aucune défaite à domicile, aucune victoire à l’extérieur. Ce mois de décembre ce terminera en apothéose avec le 1er tour de coupe Loisir, Jeudi 19, contre l’équipe des Dondaines. Le Mont de Terre pourra pousser ses derniers rugissements, lors d’une saison où il aura été bien gâté le veinard.

D’joub D’joub

Journée 7 : Spartak Lillois 4–3 Bondues FC

Un match électrique, un Spartak héroïque

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Pour cette 8èmeet avant dernière journée de championnat, le Spartak recevait l’équipe de Bondues dans un Chaudron toujours aussi bouillonnant malgré le froid. Pour rester au contact du podium, le Spartak devait absolument l’emporter ce soir face une équipe moins bien classée mais très combattive. C’est également un match éminemment politique. À ma droite, Bondues ville la plus à droite du Nord (ndlr 81.2 % des suffrages pour Sarko en 2012, info Wikipédia). À ma gauche, le Spartak, club le plus à gauche du Monde (ndlr 89 % des spartakistes ont voté pour Kim-Jong-il aux dernières élections nord coréennes, info 金正). Retour sur un match très électrique, même si aucun Claude François n’est à déplorer. Un match emprunt de lutte des classe si l’on considère les chiffres précédent. Blague à part, un match relevant davantage de la lutte des bacs à sable. Le Ghetto contre le Gotha comme dira une supportrice.

La première mi-temps commence sous de très bonnes auspices et non pas hospices, Dieu merci. Le collectif spartakiste a la patate et ne fait qu’une bouchée de la défense petits poix carottes Bonduelle, complètement mise en boite. C’est Momo, le quadragénaire à ce jour meilleur butteur de l’équipe, qui joue le rôle de l’ouvre-boîte. Il soigne ses statistiques avec un premier but de toute beauté (1-0). Décidément bien inspirés ce soir, les blancs continuent leur monopole d’État sur le ballon qu’ils confisquent effrontément. Dans le couloir gauche, surnommé le couloir de la mort, François envoie un gros coup de biniou qui assourdit le gardien adverse (2-0).

Mais tout monopole a une fin. Avec ces salops de technocrates européens, une nouvelle directive tombe et le Spartak perd son monopole. Conséquence, la concurrence fait rage, la défense spartakiste baisse ses prix, pour finalement devenir défense Eco +. Bondues profite des soldes et réagit en réduisant la marque sur une belle frappe croisée (2-1).

Avec l’aide d’un troupeau de fervents supporters venus en masse malgré le froid, le Spartak va repartir de l’avant. Et l’irrésistible, l’inénarrable, l’incroyable, BLEEEEUUU BLAAAANC ROUUUUGE… François le Français (enfin franco-breton quoi) va inscrire un superbe doublé et permettre de garder à distance les Bonduois, nom officiel (3-1). Essayez de dire à voix haute Bonduois, c’est bizarre non ?

Mais dans Bondues il y a du bon. Alors les gaillards ne lâchent pas le match. Ils harcèlent le but spartakiste et la défense n’a pas le réflexe d’appeler le numéro vert contre le harcèlement, c’est la panique et en situation de légitime défense, une belle faute est commise dans la surface. C’est le PENALTY !

1450125_611153352278671_1434468308_nPour impressionner son adversaire, le gardien fait la technique du blaireau en rut, il sautille et se dandine ostensiblement. Hypnotisé par tant de volupté, le joueur frappe mais D’joub D’joub se couche sur le ballon. 100 % de pénalty arrêté cette saison, vas-y Zlatan, j’t’attends à Mont de Terre gamin. Mais bon à trop s’enflammer pour un pauvre pénalty stoppé, ça se relâche avant la mi-temps et Bondues ou Bonduwe en flamand, profite d’un peu de confusion pour réduire la marque (3-2). Thomas Becquembois, notre arbitre flamboyant, siffle la mi-temps.

Et c’est là que les emmerdes commencent. En deuxième mi-temps, les contacts se font plus rugueux, les esprits s’échauffent, et le bon duel (ah ah) offert en première mi-temps commence à humer une légère odeur de vinaigre. Beaucoup d’engagement physique donc, beaucoup d’occasions de part et d’autres. Le bondissant gardien Bonduois bondit bien sur les ballons et empêchent les locaux de prendre la fuite. Autour de la cage de D’joub D’joub, les adversaires rodent tel Bernard Tapie prêt à faire une OPA sur une entreprise en faillite, à l’affût de la moindre faiblesse pour porter le coup fatal. Et à force de persévérance, l’OPA hostile est déclenchée. Sur un tir lointain détourné par un défenseur, le gardien ni voit que du feu. C’est l’égalisation ! Consternation côté Spartakiste. Le dernier quart d’heure promet d’être chaud bouillant.

D’autant que les échanges d’amabilités, câlins trop virils et autres poèmes fleuris vont venir ponctuer ce match déjà bien tendu. Les deux équipes sont au bord de la rupture. Et vous le savez, quand on est au bord de la rupture, on fait des efforts pour ne pas perdre l’être aimé, mais parfois la pression est trop forte et ça casse.

Ah la la la je parle je parle, je philosophe mais en attendant le temps s’écoule et le match continue ! Oh mais il ne reste plus qu’une minute. Coup franc pour Bondues. Bondues de bon Dieu que c’est chaud. La frappe ne donne rien et le Spartak relance. Quand tout à coup, un cavalier surgit hors de la nuit et court vers l’aventure au galop. Son nom ? Il le signe à la pointe de son crampon. D’un F, qui veut bien dire FRANCOIIIIIIIIIIS !

Mais oui François ! Il enrhume la défense dans un mouchoir de poche, pratique pour s’essuyer, et balance un tir désespèrados, que dis-je un tir Avé Maria, une bouteille à la mer. Just let the magic happen. Abracadabra et c’est le BUT ! Il transperce les filets du Sergent Garcia et OUVRE LA CAGE AUX OISEAUX, à 10 secondes de la fin. Incroyable fin de match qui ne laisse pas les supporters muets comme Bernardo. Ce but en or fait exulter le stade du Mont de Terre qui est désormais le Mont Olympe, que personne n’aura su gravir cette saison, avec François dans le rôle de ZEUS qui envoie tonnerre et fracas. François auteur d’un triplé donc, a reçu les félicitations de Jean Marc Ayrault, et a aussitôt demandé et obtenu l’indépendance de la Bretagne. Il fallait bien ça. (4-3)

Coup de filet final sur ce but, le match se termine dans la confusion, mais après qu’une mystérieuse personne ait troqué l’eau des bouteilles contre de la tisane nuit paisible, chacun retrouve les vestiaires dans le calme, et les Spartakistes peuvent savourer cette victoire au dénouement spectaculaire. Au passage, Un Grand Grand merci à Thomas pour avoir arbitré ce match aussi houleux qu’une houle islandaise.

Dernière journée de championnat la semaine prochaine face aux « Footard » de Marquette. Marquette ? Hummm je m’excuse d’avance, mais j’ai bien peur que des jeux de mots approximatifs pourraient être prodigués la semaine prochaine…

Vive la déconne, vive le foutcheubol, vive la Corée du Nord, vive la Bretagne libre et vive le Spartak Lillois !

D’joub Djoub


Journée 6 : Roubaix Stars Team 1-1 Spartak Lillois

Un match très poilu

Poilus-footPour cette 6èmejournée de championnat, le Spartak se déplaçait à Willems, charmante petite bourgade aux abords de la frontière belge, pour y affronter la Star Team de Roubaix, au coude à coude avec le Spartak dans la lutte pour le podium. De l’enjeu donc…

On dit que le diable se cache dans les détails, alors une fois n’est pas coutume, faisons un point sur l’avant-match, en partie pour démontrer que le Spartak, c’est avant tout du sérieux et du professionnalisme, une équipe d’experts qui ne laisse rien au hasard. Première illustration : lorsqu’on se déplace à l’extérieur, qui plus est, dans une petite bourgade inconnue, on prend un GPS. Mais le sens de l’orientation naturelle suffit au Spartakiste pour arriver à destination, avec 20 minutes de retard certes, mais cela permet d’arpenter par erreur une section pavée de 3 km, le Paris-Roubaix comme si on y était. Bref, avec toutes ces aventures, il ne reste que 10 minutes d’échauffement chrono. La fine équipe.

Autre détail amusant, c’est l’état du terrain. Des lignes blanches dévastées, des creux et des bosses dignes d’un paysage auvergnat, une soupe de gazon en somme. Ajouté à cela le froid, la brume et le hurlement des loups le décor est planté : cette rencontre a tout d’une reconstitution de la bataille de Verdun ! Et la physionomie du match le confirme, nous avons assisté à une véritable guerre de tranchées, chacun essayant de tenir ses positions et de bombarder les lignes ennemies. Je tiens toutefois à rassurer les familles, aucune victime n’est à déplorer, mis à part le genou d’un roubaisien. Aller, c’est parti pour cette reconstitution de la Grande Guerre, cent ans après, en short et crampons. L’occasion pour le Spartak d’apporter sa contribution aux commémorations qui s’annoncent en 2014.

Les poilus spartakistes essayent donc de bricoler malgré les conditions. Et on peut dire qu’ils ne s’en sortent pas trop mal dans cette première mi-temps. Quelques occasions sont à mettre à leur profit, des tirs d’obus des 15 mètres qui passe au dessus des lignes ennemies, quelques coups de baïonnettes à bout portant qui restent inoffensifs, mais dans l’esprit, on y est. Côté allemand euh… roubaisien, c’est à peu près la même histoire. Ça pilonne, ça pilonne mais les poilus ne se laissent pas tondre. Malgré tout, en fin de première mi-temps patatras, c’est la main dans la surface spartakiste. Pénalty !

Le peloton d’exécution s’avance pour appliquer la sentence, charge la balle, tire… Mais D’joub D’joub se jette et ne se laisse pas transpercer, c’est l’arrêt !! (à noter que D’joub a décidé de parler à la 3ème personne, comme Alain Delon). Le Spartak a sorti le gros gilet pare-balle, NO PASARAN ! Résultat, les deux bataillons décident la trêve, rentrent dans leurs tranchéeshttps://i0.wp.com/www.mvtpaix.org/boutique/upload/011113_193017_PEEL_ZnkvA3.gifrespectives sur le score stérilet de 0-0. C’est le moment d’aller écrire des lettres à la famille pour décrire cet enfer, de se ravitailler en topinambours et de se réchauffer avec une petite soupe à l’ortie avant de retourner sur le front. Comme dirait Prévert, « quelle connerie la guerre ! ».

Le deuxième épisode de ce combat épique (et pic et colégram) peut démarrer. Même configuration qu’en première mi-temps, les bombardements réciproques sont dévastateurs mais personnes ne prend l’avantage. Le doute s’installe dans les troupes. À quoi bon cette guerre ? Se battre, pour qui et pourquoi ? Ces roubaisiens au demeurant charmants et hyper sympas, ils pourraient être nos amis, nos camarades. POURQUOI DIABLE MAIS POURQUOI ??? À peine le temps de gamberger sur ces considérations de gauchos-pacifistes que le plus poilu d’entre-nous, j’ai nommé Jibé, va redonner un sens à la vie des spartakistes. À dix minutes du clairon final, il vient conclure un beau mouvement collectif, en enfonçant le front roubaisien et tire une balle en plein cœur du général (0-1). C’est le moment pour tenter une expérience unique au monde en termes de résumé interactif. Pour célébrer le retour de Jibé après de longs mois de souffrances, pour célébrer son but, pour rendre hommage à ce patriote, camarades lecteurs je vous demande à présent, de lâcher la souris que vous tenez dans la main droite. LÂCHEZ j’ai dit !! Voilà c’est bien. À présent serrez vos doigts de manière parallèle et portez votre majeur sur votre tempe droite. Vous y êtes ? Parfait. Maintenant, que vous soyez devant votre ordinateur, smartphone, au travail, en réunion, dans le métro ou au chaud à la maison, je veux vous entendre dire « Jibé, tu es notre sauveur, gloire à toi ». Allez PLUS FORT, je n’entends pas !? Voilà qui est mieux merci. Vous êtes parfaits chers soutiens spartakistes.

Revenons-en à nos petits obus. Il reste donc 10 minutes à jouer, et Roubaix ne désarme pas. Ils viennent fleur au fusil dans le camp spartakiste. De nombreuses occasions sont « vendangées » (cf résumé précédant, pour voir si vous assimilez le vocabulaire), la défense tient et le gardien fait quelques parades décisives. Mais à force de courage, les roubaisiens vont finir par profiter d’un petit cafouillage et au bénéfice d’une bonne pression mise sur les lignes spartakistes, ils parviennent à égaliser à 5 minutes du terme (1-1).

Fatigués par cette rude bataille, les deux équipes ne parviendront pas à se départager, et signent l’armistice sans reddition. Ils laissent derrière eux un champ fumant de désolation, de chaos, un paysage d’apocalypse, genre votre chambre après le passage de Valérie Damidot. Putain de guerre.

En championnat du monde de guerre, cela se solde donc par deux points chacun, ce qui paraît honnête dans ce match acharné. Le Spartak conserve toutes ses chances dans la course au podium avec ce bon résultat mais la tâche s’annonce toutefois ardue. La semaine prochaine c’est le repos des guerriers, le Spartak est exempt pendant que les autres nations du football s’entretueront. On se retrouve dans deux semaines pour une guerre à domicile dans l’imprenable Mont de Terre, face à Bondues.

Mobilisation Générale des Troupes, le Spartak a besoin de vous !

Colonel D’joub D’joub

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels. » Anatole France


Journée 5 : Spartak lillois 7-3 Emmerin

Pépère comme le Spartak

spartak_emmerinAprès deux semaines de trêve et la lourde défaite qui a laissé quelques douleurs dans le postérieur, les spartakistes reprenaient du service contre Emmerin, une équipe à priori à leur portée. Coup d’œil dans le rétro (angles morts inclus) pour ce match qui se déroulait dans notre sanctuaire, j’ai nommé l’International Stadium United Emirates of Mont de Terre.

Jusque là invaincu à domicile (deux victoires et un nul), les spartakistes entendaient bien ne pas baisser pavillon. Pour l’occasion, ils ont exhumé les vieux maillots rouges et shorts noirs, en rouge et noir donc, histoire d’exiler la peur, d’aller plus haut que ces montagnes de douleur (les fins connaisseurs de la chanson française apprécieront).

Comme ils en ont pris la bonne habitude à la maison, les rouges commencent de forte belle manière la partie. Si François n’a pas vêtu son bonnet rouge de breton très à la mode cette semaine coté patronal, il a quand même la rage et défonce littéralement le portique écotaxe adverse (1-0). Ils sont fous ces bretons. Peu de temps après, Capitaine Matt (qui, test ADN à l’appui, est bien de notre galaxie) en plante un deuxième. (2-0). Le Spartak connait trop bien cette petite musique, on mène au score, on s’ouvre une petite bière, on laisse les clés de la maison au voisin cleptomane pendant qu’on va gambader gaiement dans la forêt. Emmerin tente donc d’en profiter pour faire quelques belles percées, mais la défense est solide, et le gardien sympathise avec le ballon, allant jusqu’à se coucher dessus, lui susurrer quelques mots d’amour, et le caresser à plusieurs reprises. LE FOOT EST AMOUR. Bref on ne sait pas si c’est le changement d’heure encore mal digéré, mais on s’endort un peu, en cette fin de 1ere mi-temps, et le Spartak « vendange » beaucoup d’occasions, peut-être est ce l’appel du Beaujolais Nouveau qui se fait proche. Tiens, arrêtons-nous une minute sur le mot « vendanger », car il semble qu’un certain nombre de supporters n’aient pas compris ce terme utilisé pendant le match. Or, les résumés sont aussi l’occasion de faire de la pédagogie, d’apprendre ensemble et d’enrichir notre vocabulaire. Vendanger, donc, signifie gaspiller une belle occasion de but. Exemple : cette année, c’est fou ce que le Spartak vendange, la cuve est pleine, on va se faire un putain de Beaujojo ! A ne pas confondre avec vent d’ange, qui est une flatulence de nourrisson. Parenthèse fermée.

Juste avant la mi-temps Adrien inscrit un troisième but, ce qui permet d’aborder la mi-temps sereinement et d’aller, sourire aux lèvres, faire un bisou aux vaillants supporters présents. (3-0)

Peu après la reprise, François fait encore son Speedy Gonzales des terrils et vient corser un peu la note pour les visiteurs (4-0). Soirée pépère donc pour le Spartak qui semble avoir chaussé les pantoufles. La vaillante équipe d’Emmerin, venue sans remplaçants, va donc en profiter pour se révolter. Après un beau mouvement collectif, un centre vient percuter la jambe d’un défenseur spartakiste dont on taira le nom pour éviter toute vendetta contre sa famille. C’est le fameux CSC (but contre son camp) (4-1). Soucieux de ne pas se relâcher la pression, les rouges repartent de l’avant. Et c’est là que l’aîné du Spartak, Momo, qui connait le terrain dans les moindres millimètres carrés puisqu’il est le gardien du stade, va faire parler sa science et le jeu de jambes de ses 20 ans pour mettre un peu de dynamite dans le match (5-1 et 6-1).

Pendant ce temps là, le Spartak continue les vendanges avec Joris, malchanceux, qui heurte le poteau, et D’joub D’joub, venu faire une apparition sur le terrain qui manque le but pourtant presque vide. Rendons un peu de gloire et de notoriété à ces soldats de l’ombre, ceux qui ne marquent pas de buts, qui souffrent en silence, qui grattent frénétiquement les crampons à la fin du match sur la brosse en ressassant cette action manquée. Hommage à ces soldats inconnus du but.

Pour compenser cette maladresse, « Romain Panda » comme on l’appelle dans le bocage, va mettre un petit boulet de canon du gauche, pleine lucarne, un œuvre d’art que va nous décrypter Mario, spécialiste de la Renaissance, à toi Mario.

« Mah ké ce boute est oune merveille, il y a tout là-dédans. La frappe a fait oune souperbe courbe, mah c’était carrément dou baroque ! Yé crois que l’artiste a voulu célébrer la beauté dou monde, son rélief. C’était comme une cri dou cœur, oune déclaration d’amour à la vie, oune offrande au Dieu créateur. » Merci Mario de nous faire revivre ce moment de grâce avec tant de poésie (7-1).

Dans les dernières minutes, Emmerin va relever la tête avec le renfort de Nico, l’arbitre, qui s’est finalement dévoué pour jouer avec les blancs amputés d’un joueur. Ils vont donc sauver l’honneur en inscrivant deux buts difficiles à négocier pour le gardien TomTom qui avait remplacé D’joub D’joub en fin de match histoire de le laisser s’épanouir et batifoler sur le terrain. (7-3). Jeu, set et match Spartak. Une belle victoire qui vient confirmer qu’à Mont de Terre, c’est mémé qui pousse les adversaires dans les orties. Pour la deuxième fois de la saison, le Spartak entame trop vite la 3e mi temps et s’embrouille dans les comptes oubliant un but sur la feuille de match. Le district enregistrera le score de 6-3, la propagande celui 7-3, l’histoire retiendra pour sa part une bonne soirée de football contre une équipe très sympathique !

A mi-championnat, le Spartak affiche un bilan pas dégueu de 3 victoires, 1 nul et 1 défaite. La semaine prochaine, c’est l’armistice, on range les canons. Rendez-vous dans deux semaines avec un déplacement à Roubaix’. Pas de grève au Spartak malgré des joueurs de carrure internationale payés à prix d’or. La grève on la laisse aux travailleurs, pas aux patrons. Oui à la Spartax !

A bon entendeur. Paix et amour dans les stades. Le Spartak vous fait à tous des gros poutous.

D’joubD’joub


Journée 4 : FC Joue Bien 9 – 2 Spartak lillois

Le Spartak n’est plus imperméable

liberteÀ peine le Spartak commençait à prendre goût à la victoire et à savourer son petit nid douillet délicatement posé au sommet du classement, que patatras ! Ses adversaires, tels des sournois coucous, avaient bien l’intention de venir les déloger et ainsi perturber la couvée des 10 points durement conquis.

Cette 4e journée sonnait comme le premier déplacement du Spartak hors de son territoire. Il s’agissait de montrer qu’ils supportaient bien le voyage, et qu’ils avaient appris à voler de leurs propres ailes. Leur périple les a donc conduit à quelques hectomètres à vol d’oiseau du fameux Mont de Terre. Direction Ronchin pour affronter le « Lille Joue Bien FC ». Un nom qui pourrait paraître prétentieux mais qui n’est pas usurpé.

Au stade de Pierre de Coubertin où l’essentiel est de participer, on peut considérer que le Spartak aura au moins rempli cette mission. Voici un petit survol du match, en quelques coups de plume.

Sous une pluie battante, les blancs commencent par un geste de soutien à son fidèle sponsor avant le début du match. En effet, Liberté Hebdo, journal militant « en danger de mort », a bien besoin de soutien et d’abonnement en ces temps difficiles. On lâche rien, et toutes les infos sont disponibles sur le blog pour apporter une contribution. La photo est prise (ci-dessus), le message est passé, les hostilités peuvent démarrer.

Pour vous épargner les métaphores aquatiques tout au long de l’article, autant s’en débarrasser maintenant : le Spartak a pris l’eau, bu la tasse, sombré, coulé. Il s’est noyé, a pris une vague en pleine face, un Tsunami. Il n’a pas marché sur l’eau, il est touché-coulé. Il n’ a pas surnagé, encore moins mis la tête hors de l’eau. Il s’est fait torpillé, recalé de l’arche de Noé, a embarqué à bord du Titanic, de l’Erika, du Prestige, bref vous commencez sans doute à comprendre où je veux en venir…

Il y avait donc un sérieux problème d’étanchéité, et les supporters présents (certains ayant même fait le déplacement depuis Liverpool !) ont pu constater que le Spartak n’était pas waterproof. Très vite, les adversaires campent chez les blancs, plantent tentes et sardines (entre l’huile et les aromates), garent les caravanes, les campings car et s’installent confortablement devant le but. Les spartakistes n’étant pas des amateurs d’expulsions arbitraires d’êtres humains, ils acceptent généreusement de partager leur surface avec les jaunes (nous parlons bien de maillot). Mais visiblement, les locaux n’avaient aucune envie de boire l’apéro, et les cacahuètes, c’est dans les buts qu’ils les propulsent. Très vite, ils se détachent. Au bout de 15 minutes il y a déjà 3-0 ! Le Spartak a déjà connu des débuts difficiles cette saison, mais cette fois-ci, ils ne parviennent pas à réagir. Les balles fusent, les joueurs s’usent, les adversaires s’amusent, et ouvrent unes à unes les écluses. Et pas un matelot pour rafistoler le rafiot. Le fidèle gardien de but apporte sa contribution au naufrage avec une faute de main inoubliable, lui rappelant les heures les plus sombres de son enfance, lorsqu’il perdait à la tomate, un trau-ma-tisme… Humiliation, enfer et damnation. 5-0. Mais juste avant la mi-temps, San Francisco s’éveilleuuh, San Fransisco alluuumeeuhh, San Francicscooooo (on emmer** la SACEM). François, donc, marque en force, ce qui redonne un peu de baume au cœur (5-1). C’est quand même pas folichon.

Le Spartak entame la 2e mi-temps avec un peu plus de sérieux, et réduit le score grâce à Romain, notre petit panda Bressuirais (Deux Sèvres représente, 7-9 pas d’bluff !). Et là comme dirait un grand homme (d’à peu près 1m68, talonnettes comprises) on se dit qu’ensemble tout devient possible ! Et bien non, cet homme est un menteur, qu’on le pende haut et court du haut d’une table basse !

Le Spartak retombe en effet dans ses travers, et en face « Lille Joue Bien » joue bien. Les jaunes ne mettent pas d’eau dans leur pastis, et en plantent encore quelques uns pour se mettre à l’abri, ce qui vu la météo, paraît raisonnable. La dernière partie du match se limitera à des vagues jaunes incessantes qui engloutissent et piétinent allègrement les petits pâtés de sable spartakistes.

On en restera sur un 9-2 qui refroidit un peu les ardeurs et remet les idées en place. Rien à dire, le score est à l’image du match, à sens unique. Les Spartakistes rentrent de bonne humeur mais avec tout de même de belles marques rouges sur les fesses. Le temps de panser les plaies, rendez-vous la semaine à prochaine dans notre chaudron. VENGEANNNNNNCEEEEEE !

D’joub D’joub

Quelques réactions d’après-match, pêchées à l’épuisette dans la tribune officielle VIP :

François H. intermittent
« Moi président de la République, je compatis avec le Spartak. Comme eux, je gagne au début et puis après dès que je vais à l’extérieur, il pleut et je me prends des branlées. »

Brigitte B., gardienne des phoques
« C’était abominable ! J’ai assisté à un massacre en règle d’une jolie bande de 10 petits phoques et je n’ai rien pu faire ! A présent, je défendrai le Spartak corps et âme ! C’est le combat de ma vie ! »

Manuel V. premier flic de France
« Le Spartak méritait de perdre. Ils ont vocation à rentrer chez eux, ils ne peuvent pas réussir sur le terrain des autres ! »

Rihanna, chanteuse
« You can stay under my umbrella, ella hé hé under my umbrella... »


Journée 3 : Spartak lillois 6-6 Camphin en Carembault

Le Spartak évite le Carembautlage !

Spartak Lillois-Camphin en Carambault, une affiche prometteuse entre les deux leaders du classement. Et autant le dire tout de suite, elle a tenu toutes ses promesses. Petit retour sur ce match fou fou fou.

Spartakistes et Carembalistes unis sur la footo après un beau combat !

Spartakistes et Carembalistes unis sur la footo après un beau combat !

Cela devient une habitude, les Spartakistes entament leur match pied au plancher. Pas le temps de dire ouf, et le premier but prend tout le monde de cours, y compris les supporters qui palabraient sur la notion de vacuité dans l’œuvre de Franz Kafka (1-0, merci Momo). Vous pouvez d’ailleurs rejoindre le café philo qui se tient tous les lundis sur la touche. Le sujet de la semaine prochaine : de Victor Hugo à Hugo LLoris. Etude comparée.

A peine deux minutes plus tard, rebelote ! Quentin est à la conclusion d’une action fouillis et allume le gardien adverse qui dévie le ballon au fond de ses propres filets (2-0).

Il faudra attendre 10 minutes de jeu pour Camphin les adversaires se réveillent (désolé je DEVAIS la faire). Et quel réveil ! Sur une superbe combinaison collective, les « carambas » comme on ne dit probablement pas, marquent un superbe but d’une belle reprise de volée et reprendre c’est voler (2-1.) Le Spartak continue sa petite sieste, et les visiteurs venus d’ailleurs doublent la mise. Un scénario qui sent le déjà vu, un peu comme ceux de Luc Besson (2-2). Le Spartak ne voulant pas être les acteurs impuissants d’un mauvais Taxi 5, ils repartent vers l’avant et trompent à nouveau la vigilance des « Grands Bleus » en apnée sous leur surface. Pour son grand come-back, Sir Benjamin Vandenbenjamin pulvérise le but d’averse d’une frappe surpuissante pleine « lulu ». Olive et Tom peuvent aller jouer aux billes (3-2). Mi-temps.

Une nouvelle fois, les Spartakistes font une belle entame, et en profitent pour prendre la poudre d’escampette, poudre autorisée par le règlement rappelons-le . C’est Valentin, le cadet du fraternel duo Becquembois, qui décoche alors ce qu’on pourrait appeler la 8e merveille du monde, sous la barre (4-2). Mais bon, vous commencez à les connaitre, les Spartakistes sont tellement populaires et solidaires qu’ils vont laisser leurs adversaires revenir. Voilà à quoi mène l’égalitarisme ?! L’ailier gauche camphibien va donner une véritable leçon de football à la défense et au gardien qui tremble encore en écrivant ces quelques mots. Ca-Rambo 1, ca-Rambo 2, ca-Rambo 3 et ca-Rambo 4 ! Karembeu aurait surement crié Adriaaannnnaaaaa ! Bref, Camphin en Carembault inflige un terrible 4-0 aux locataires du terrain des cheminots, qui semble-t-il, étaient en grève. (4-6)

Il reste 7 minutes. Le pas est lourd, la tête est basse, et je ne vous parle pas du reste. Mais impossible n’est pas Spartak. Alors ils tentent le tout pour le tout, afin que ce bon vieux chaudron du Mont de Terre ne connaisse pas la notion de défaite (ça le tuerait le pauvre !). Alors le couteau entre les dents ils repartent au combat, même si c’est ultra difficile de courir avec un couteau entre les dents. C’est surtout très con. N’écoutant que leur bravitude (Ségolène Royal©) ils vont s’arracher pour réduire la marque à 5 minutes de la fin suite à un nouveau but de Quentin à la retombée d’un centre de Ben. Les supporters reprennent espoir, les joueurs aussi. (5-6)

Dans un dernier effort, les Spartakistes montent la balle, Nico le Grand (à ne pas confondre avec le petit Nicolas) arme sa frappe de loin. Il tire. C’est le moment d’appuyer sur la touche pause de la télécommande. « Ô temps suspend ton vol » comme dirait Lamartine Aubry. La trajectoire est aussi limpide qu’une brume épaisse sur un vallon écossais, aussi linéaire et droite qu’un lacet de l’Alpes D’Huez.

Et soudain : c’eeeeesssstt le buuuuut. Pour paraphraser le regretté Thierry Gilardi, « la lumiiiière est venuuuuee de Niccoooolllaasss Halsbergheeeeee !!! » Pour ceux qui se souviennent de France-Paraguay 1998, enjoy. Et comme dirait SKA-P c’est légali-gali-zacion (6-6). L’hystérie gagne le Grand Stade du Mont de Terre, rebaptisé pour l’occasion Stade Jean Paul II de Lourdes, vu le miracle accompli. On s’arrête là au tableau d’affichage. Tant mieux car mon cardiofréquencemètre se remet à biper rien que d’y penser. Tant mieux également, car les Camphinbodgiens ne supporteraient pas un nouveau jeu de mot douteux sur le nom de leur commune. A propos, merci à eux pour leur état d’esprit et leur combativité qui nous a offert un nouveau match de folie, Carembolesque même ! Bravo à Baptiste pour son arbitrage impartial (PUTAIN MAIS Y AVAIT MAIN MERDDE !!) et bravo aux supporters toujours présents, prompts à crier mais aussi à philosopher.

Le Spartak reste invaincu, garde la tête du championnat et mutualise les points du nul avec leurs camarades dans le kolkhoze. Malgré un match moyen, chaud cacao, mi-ananas mi-noix de coco, ils ont démontré qu’ils avaient du répondant, comme un bon vieux camembert qui serait mou et coulant mais fort fort en caractère !

Le Spartak Président© !

D’joub D’joub


Journée 2 : Spartak lillois 3-2 Lille Rien à Foot

Le Spartak euphorique !

Dans le petit univers modeste du Spartak, si une victoire est un évènement, alors deux victoires consécutives relèvent de l’exploit !

Spartak-lille-rien-a-footSi le match de la semaine passée a été plutôt tranquille, celui là s’annonçait plus corsé. Un adversaire solide, le Rien à FOOT, dont le nom aux apparences « je-m-en-foutiste » est bien trompeur. En effet, après la première journée, les deux équipes qui s’affrontent partageaient la tête du classement. C’est donc un duel au sommet du Mont de Terre qui s’annonce, offert à la foule une nouvelle fois compacte, survoltée, bruyante et pour certains il faut bien le dire, légèrement éméchés. Mais il fallait bien ça pour tenir le choc, tant le suspense a été intense, certains disent même qu’Hitchcock rodait avec sa caméra en traveling arrière sur la voie de chemin de fer longeant le terrain…

Bref, venons-en aux faits. La locomotive Spartakiste part pleine vapeur ! L’ouverture du score revient à François, fraichement débarqué dans le ch’Nord. Un but au petit goût de beurre salé, de crêpe au citron et de galette saucisse. Les cornemuses n’ont pas raisonné mais on sait que Morlaix tout entier a chaviré ! (1-0)

Mais les « bianco rosso » (comme on ne les appelle pas) ne vont pas se contenter de défendre. C’est Mattieu Del Roger qui va jouer le matador et planter la deuxième banderille. Le public ne peut que lui répondre à l’unisson « Oooolééé ». (2-0) Mais cela ne sonne pas la mise à mort des « rienàfootistes » qui ne sont pas venus se faire conter fleurette, malgré leur délicat et sensuel maillot rose. Au prix d’une grosse pression mise sur les locaux, ils plantent un premier but, puis recollent au score, tout est à refaire. La mi-temps est la bienvenue pour des Spartakistes un peu sonnés. A ce moment du match, on ne donne pas cher de leur peau, mais comme le dit le vieil adage, il ne faut pas vendre la peau du Spartak avant de l’avoir tué. Bah il est pas con ce vieil adage mine de rien. (2-2)

La deuxième mi-temps reprend et la tension est à son comble. On a beau être dans du foot loisir, ça ressemble plus à un combat de boxe qu’à une partie de sudoku. Les équipes se rendent coup pour coup, le ballon n’en peut plus de circuler d’un but à l’autre (à tel point que l’un d’entre eux s’est suicidé sur la voie ferrée, paix à son âme). Les occasions se multiplient mais les défenses sont solides, les poteaux également. Dans un souci de neutralité et d’objectivité je vais maintenant passer la parole à Fabien Barthez notre consultant, pour m’éviter de faire de la vantardise ou autre fausse modestie, c’est à toi Fabien.

« Merci Romaing, hé bieng on peut dire qu’à part une petite coneuurie en premièreuh mi-temps, tu as fais des belleuuh parades qui ont bien aidé l’équipe. Tu as été solideuh comme un roc, bravo mon garçon tu as fait un bon mââche. Mais arrête un peu de te la péter. »

Merci Fabien pour cette analyse pertinente et éclairée. Il reste 15 minutes à jouer. C’est le moment que notre Momo national choisi pour éclairer la nuit fivoise de son génie. Des dribbles en pagaille, une frappe, ça fait mouche (j’ai jamais compris cette expression) disons ça fait libellule ça correspond mieux à la grâce du mec. 3-2. Le chaudron est en ébullition ! Pour un peu, on pourrait y faire une bonne platée de nouilles.

Il faut tenir le score. La défense va se montrer héroïque, elle met les barbelés, cadenasse les buts, ferme la porte à clé, avale la clé et serre les fesses. Techniquement, cela laisse peu de chance aux adversaires de trouver la clé à moins d’user de gestes peu orthodoxes.

Quentin siffle la fin du match. CHAAAAMPPIONN DU MOOOONDE , euh non pardon deuxième victoire du Spartak dans ce championnat loisir au terme d’un match somptueux et irrespirable ! Ce ne sont pas les nombreux supporters qui diront le contraire. Merci encore à eux pour cette ambiance de dingue, merci à Quentin pour le maniement du sifflet, merci au Rien à FOOT pour son état d’esprit exemplaire.

Gloire éternelle au Spartak ! Mais comme le dit le proverbe Romain (oui je viens de l’inventer) faut pas prendre le melon, c’est plus d’saison !

D’joub D’joub


Journée 1 : SPARTAK LILLOIS 12 – 2 WASQUEHAL ES

Des débuts en fanfare.

L'effectif du soir

Ils trépignaient ils trépignaient les spatakistes à l’idée d’entamer ce championnat loisir. Et bien c’est une entrée en fanfare qu’ils ont offert à un parterre de supporters, venus en masse pour donner un coup de pouce à leur équipe préférée 😉 kikoo lol

Ils n’auront pas fait le voyage pour rien et ils en ont eu pour leur argent (même si c’était gratos…)

Pour cette première journée, le Spartak affrontait l’ES Wasquehal , dans son chaudron (désormais) bouillonnant et redouté de tous : le Mons de Terre. Peut être est ce la pression du soutien populaire qui a crispé les spartakistes, mais toujours est-t-il que les débuts ont été laborieux. Malgré une domination dans le jeu, la vaillante et très sympa équipe de Wasquehal ouvre le score d’une belle frappe « flipper », double poteau, tilt, but. Nouvelle balle.

Piqué au vif, meurtri, le Spartak outragé, le Spartak brisé, le Spartak martyrisé, mais le Spartak va se libééééérer et entamer un petit festival. Le premier but ne sera pas forcément le plus beau : un but malheureux contre son camp (CSC comme on dit dans le milieu) va les remettre sur les rails. Après c’est l’avalanche, une vague rouge que l’on n’a pas connu depuis Stalingrad. La balle circule comme un solex dans un embouteillage, sous les « olé » du KOP du virage nord ouest, les dribles pleuvent et les frappes s’abattent comme la foudre (too much ?). Résultats des courses, le Spartak rentre aux vestiaires, enfin plutôt regagne le rond central en faisant les malins, sur le coquet score de 5 à 1.

Pas question de se relâcher, les « chti’blancs » (pour la couleur du maillot, que l’on porte sur le dos !) veulent enfoncer le clou dès l’entame de la 2ème mi-temps. C’est chose faite : les attaquants malmènent les filets adverses. Wasquehal cale. Le Spartak régale. Les supporters sont génial (pour la beauté de la rime l’orthographe repassera).

Score final 12-2, 13-2 diront les mauvaises langues. Mais l’essentiel est ailleurs : c’est la convivialité de la rencontre, la chaleur des supporters, le plaisir de bien jouer, et ne soyons pas hypocrite, le bonheur de goûter à la victoire qui fait souvent défaut. C’est aussi le goût d’une bière, beaucoup moins amère cette fois ci. Ou quand Une vulgaire Kronembourg prend la saveur d’une délicieuse Triple Karmeliet.

Merci aux supporters, merci aux adversaires qui étaient très sympas, merci à Joris pour s’être sacrifié sifflet à la bouche, merci à mes parents, à mon tonton et ma mémé, thanks life, thanks love.

Longue vie au Spartak !

Des supporters nombreux pour pousser le Spartak vers sa première victoire

Des supporters nombreux pour pousser le Spartak vers sa première victoire

A quand la construction d'une tribune ?

À domicile comme à l’extérieur, le SPARTAK a besoin de ses supporters !

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Gernelle, ma belle…

Nous savions déjà que nos amis ardennais de l’AS Gernelle sont des personnes géniales. Nous savions également que le sport populaire et solidaire dépasse les frontières du Nord-Pas de Calais et anime ce petit stade dans la forêt. Pour notre deuxième participation à leur tournoi annuel, Vendredi 4 et samedi 5 juillet, nous avons encore eu la preuve que le sport est un vecteur de partage et de convivialité.

WP_20140705_010Oui Gernelle, est belle à croquer, même Luis Suarez mordrait dedans.

Notre escapade adrennaise commence par un accueil chaleureux chez Monsieur le Président, autour d’un kebab offert par la maison à notre arrivée le vendredi soir. Une soirée prolongée comme il se doit sur le Maracanã de Gernelle où, comme il est maintenant de coutume, le Spartak a planté sa tente.

Un cadre idyllique pour tout amoureux du sport convivial que la pluie battante ne saura gâcher. Et la compétition démarre par le désormais traditionnel match d’ouverture entre les locaux gernellis et des Spartakistes pas du tout revanchards malgré la défaite subie l’année dernière (1-2, rappelons-le quand même). Un match téquenique et taquetique, comme le dirait notre ami Laurent Blanc. Une autre façon de dire qu’on se dirige vers un bon 0-0 des familles… À moins que… Mais oui, à la dernière minute, voilà Quentin, un cavalier qui surgit hors de la nuit, court sur le côté droit au galop ! Avant d’être déséquilibré dans la surface, et c’est un PÉNALTY ! Que transforme Romain Panda, canonnier en chef, d’un tir maîtrisé. Laissons un certain CJP commenter ça.

En attendant, le Spartak réalise le hold-up et attaque son deuxième match contre l’AS 70, vainqueur du tournoi l’année dernière mais en proie à des absences préjudiciables. Et comme au premier match, et ce malgré un lob sauvé in extremis par Matt, le Spartak est solide derrière et porte son coup de poignard en fin de match, grâce à Thomas qui profite d’une glissade du gardien adverse pour marquer dans le but vide. Ouais, je vous entends venir avec vos gros sabots, vous vous dites « Ah bah en fait au Spartak ils ne marquent que des buts de raccroc ! » Eh bien…

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En attendant, à la pause barbeuc, on est à deux victoires en deux matches, et toc !

Une compo aux petits oignons...

Un 4-5-1 aux petits oignons…

À la reprise, les Spartakistes doivent croiser le fer avec une autre équipe invaincue, l’US Revin. Encore une fois un match intéressant où les deux équipes font plaisir à voir malgré le manque de buts. D’joub D’joub tient la baraque, la charnière Panda-Matt gère tranquillement son match, Alex remplit son rôle de tour de contrôle, les deux transfuges gernellis, Bébert et Nico, dynamisent l’entrejeu, Sim se débrouille bien sur le front de l’attaque, la fratrie Becquembois combine bien sur l’aile gauche, tout comme la paire Quentin-Campi à droite, ce dernier étant affamé comme jamais (private joke…) ! Ce paisible équilibre ne sera toutefois pas récompensé puisque Revin ouvrira le score sur un coup du sort, l’attaquant adverse ayant profité d’un hors-jeu passif de son partenaire pour filer vers le but et crucifier notre D’joub national. 0-1, score final.

Le dernier match contre le leader du tournoi, en l’occurrence l’équipe Leader Price, est l’occasion de faire une ultime fois quelques courses sur le pré gernelli, en essayant d’éviter de trop encaisser. Et c’est le Spartak qui profite des promotions adverses pour démarrer en fanfare et marque sur une jolie frappe lointaine de Nico ! Hop, un but dans le caddy ! L’adversaire est comme prévu coriace et veut faire payer le prix : cinq minutes plus tard, l’égalisation survient alors que nos valeureux Spartakistes commencent à accuser le coup physiquement. Finalement, le Spartak passe à la caisse trois fois supplémentaires en quelques minutes, et Leader Price ne rend pas la monnaie, malgré les bonnes séquences lancées par les Spartakistes qui terminent le match sur les rotules. Et moi je termine ma métaphore filée…

Il avait déjà tout compris...

Zizou avait déjà tout compris…

Niveau comptable, ce tournoi s’est terminé sur une défaite anecdotique puisque le Spartak accroche une belle 3e place, et surtout un n-ième trophée du fair play ! Mais surtout, cette journée annuelle à Gernelle est de très loin le tournoi le plus cool auquel nous participons. La barre est placée très haut, maintenant c’est à nous de vous rendre la pareille. Rendez-vous est pris ce fameux 30 août, date de notre première Journée de promotion du sport populaire et solidaire ! Encore merci et à très vite !

Valentin

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Le Spartak Champion du Fair Play

Pour sa première saison en FFF, le Spartak Lillois s’était engagé en foot loisir dans le district Flandres. Après la promotion en division supérieure sur la première phase, la seconde s’achève avec une honorable cinquième place du groupe E.

Mais le plus important est ailleurs. Au delà des résultats sportifs, les valeurs de convivialité et de solidarité qui nous animent ont été récompensées par nos pairs. Le Spartak a été élu club le plus fair play des 56 équipes de foot loisirs. Bravo à tous ceux qui ont contribué à cet esprit de fête lors des matchs, joueurs, adversaires, supporters. Bravo aussi aux Amis du foot qui nous suivent de près dans ce classement. On espère que la saison prochaine sera encore une saison de plaisir partagé.

Au centre, la coupe du fair-play

Au centre, la coupe du fair-play

La coupe sera présentée officiellement ce jeudi 12 Juin à 18 heures au terrain mythique du Mont de Terre lors de l‘initiation au flag football proposée par l’association. Elle trônera également en bonne place lors du tournoi de foot à 7 organisé par l’association le 30 août 2014 où le fair play sera bien évidemment le maitre mot de la journée.

Tournoi de foot à 7 du Spartak Lillois

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Merci à Pti’Lu pour l’affiche

Le Samedi 30 août 2014, le Spartak Lillois organise son premier tournoi de foot à 7 sur le terrain du Mont de Terre à fives.

Mais au fait c’est quoi le Spartak ? C’est une association qui défend un sport populaire, convivial et solidaire, ouvert à tous. C’est l’idée de pouvoir se rencontrer, échanger, partager et passer du bon temps ensemble. Alors que nous allons bientôt souffler notre 4e bougie d’anniversaire, nous organisons pour la première fois un tournoi de foot, mais bien plus encore !

Une journée de promotion du sport populaire et solidaire. En plus d’organiser un tournoi de foot, nous voulons faire de cette journée un moment convivial et accessible à tous ceux, sportif ou non, qui partagent notre vision du sport. Nous mettrons en place tout au long de la journée de nombreuses animations autour du terrain. (Pétanque, mölkky..) Un village associatif sera également présent avec les associations amies et partenaires du Spartak. L’occasion de découvrir d’autres activités et d’échanger tout au long de la journée. Bien sur, il sera possible de manger sur place (spécialités locales à base de gras) et de se désaltérer au bar tout au long de la journée.

Du jeu, du fair play, du plaisir ! Niveau football, nous voulons nous démarquer des tournois compétitifs où l’enjeu du classement prend le dessus sur le plaisir de disputer de bons matchs dans un esprit sain. Ainsi, nous voulons rassembler les équipes qui mettent en avant le fair play et la convivialité d’une rencontre avant le résultat comptable. Pour les tacles rugueux, les cartons rouges et les excès de virilité, il y aura la coupe du monde au Brésil. Pour le jeu solidaire, le plaisir, le fair play le dépassement de soi, il y aura le tournoi du Spartak à Mont de  Terre.

N »hésitez pas et venez nombreux pour cette grande fête du sport et de la fraternité !

Événement facebook ici

LE PROGRAMME DE LA JOURNEE

Bousbecque très amical, Quentin fait son récital !

(NB : votre fidèle D’joub D’joub n’est pas responsable du résumé qui suit, toute réclamation sera donc à adresser à moi, Valentin, résumeur remplaçant.)

Le championnat reprend dans une semaine, l’occasion pour les Spartakistes de s’entretenir lors de rencontres footballistiques plus ou moins impromptues. Le retour du beau temps aura notamment permis aux plus intrépides de taper le ballon trois jours d’affilée ! (Autant dire que j’ai les jambes bien lourdes aujourd’hui…)

Et quoi de mieux pour finir en apothéose qu’une joute « contre » les Amis du Foot, une charmante équipe rencontrée au détour d’un vestiaire en décembre, un soir de championnat ? Ce vendredi soir, le Spartak était donc de retour dans la campagne flamande, à Bousbecque, non loin d’Halluin, terre de victoire en janvier dernier. Les Amis du Foot de Bousbecque, donc, nous attendaient sur leur billard synthétique.

Une question se pose alors : Bousbecque, en bois ?*
(*Notons que Ben et moi-même revendiquons tous deux la paternité de cette blague géniale sur mon nom de famille. Un concours de dérapages sur le parking du Mont de Terre sera organisé pour nous départager.)

Sur le papier, pas du tout, les Amis du Foot évoluant trois niveaux au-dessus du Spartak, en 2e division. Venons-en au match, dont Bousbecque prend logiquement les commandes au bout de dix minutes de jeu, plaçant deux pions dans les cages orphelines du magnanime D’joub D’joub, gloire à lui (2-0). Entre-temps, François nous avait gratifié d’un but « fantôme », puisqu’on n’est toujours pas sûr si la balle a réellement franchi la ligne.

Le Spartak réduit le score par l’intermédiaire de Romain Panda, bien placé pour lâcher un premier missile à ras-de-terre. 2-1, puis 3-1 après un contre rondement mené par les locaux. C’est alors que Quentin entre en scène. Après deux premiers corners très dangereux mais qui n’ont pas fait mouche, « QLM » ne manque pas la troisième offrande et crucifie le gardien de la tête.

L’égalisation vient très rapidement grâce à Romain Panda qui, une nouvelle fois, envoie une belle frappe plein axe (3-3). C’était sans compter sur la capacité de réaction des Amis du Foot, qui profitent d’un contre pour reprendre l’avantage juste avant la mi-temps (4-3).

À mi-chemin, c’est pas vilain, la défense spartakiste est quelque peu malmenée mais l’équipe parvient à faire front.

Quentin, Acte II. Juste après la reprise, Quentin combine bien avec moi (faut bien que je parle de moi, parfois !) sur le côté gauche et décoche un tir pas très folichon, mais qui ricoche sur le défenseur, puis le gardien et franchit la ligne de but. « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse », aurait déclaré Nelson Mandela à propos de ce but.Thomas-price.0

À 4 partout, Bousbecque commence pourtant à prendre le dessus et concrétise sa domination en marquant à trois reprises (7-4). Un score qui ne rend pas justice à la vaillance de nos spartakistes, qui butent sur un gardien digne de Thomas Price dans Olive et Tom. Mais le Spartak croit en la justice, et la justice le lui rend bien. Puisque Quentin est de retour, pour leur jouer un mauvais tour !

Une première fois de la tête, profitant d’un nouveau joli centre d’Anthony (7-5). Une seconde fois au bout d’une percée, du bout du pied, en solo (7-6). Quentin est on fire et récite sa partition. Bousbecque n’est toutefois pas en reste et ajoute un dernier pion, alors que Ben garde vaillamment les cages en cette fin de partie (8-6). Fin de match qui laissera à Matt le temps d’ouvrir son pied pour revenir à 8-7.

8-7, ou 8-8 si l’on compte le but fantôme de François. Alors on va dire 8-7½. De toute façon, on retient surtout cette bonne partie de foot contre une équipe unanimement considérée comme « la plus cool qu’on ait rencontrée depuis le début de la saison », dixit François.

Prochain rendez-vous footballistique le lundi 17 mars contre Lille Antillais : le Spartak retrouve le Mont de Terre, ses monts de terre et ses supporters déchaînés, pour un choc que l’on espère aussi ensoleillé que le week-end qui se profile ! En attendant, n’oubliez pas l’Assemblée générale du Spartak lillois qui se tiendra ce mardi 11 mars à l’espace Marx.

Valentin, « Jacques Legros » du Spartak

Grande soirée de football et de solidarité

Futsal lilleDans le cadre de la campagne Don’actions du Secours populaire français, l’antenne de Lille 1 organise un tournoi de futsal. Chaque participation de 2 euros finance l’association et donne droit à un ticket de tombola. De nombreux lots sont à gagner (voiture, voyages, …)

Inscrivez vous nombreux pour venir défier l’équipe du Spartak Lillois, celles des militants du secours populaire, et pour participer à une belle soirée de convivialité et de solidarité !

Infos et inscriptions : spf.scvlille1@gmail.com