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Les Yeux dans les Gueux – Le grand récap du mois d’avril, partie 2

Voici déjà la seconde partie de notre grand récap du mors d’avril, avec les résumés des trois derniers matchs ! Et on a encore plein de choses à vous raconter :


Championnat loisir – Groupe F – Match en retard
Marcq Attack – Spartak lillois 1
24/04/2019

Alors que voici la photo la plus floue de l’histoire du Spartak !

Encore un match en retard pour le Spartak 1 ! On ne va pas s’en plaindre, c’est toujours l’occasion de jouer au foot sous la douceur printanière. Enfin, presque, puisque c’est plutôt un vent marin qui fouette l’hippodrome de Marcq-en-Barœul. Un terrain en herbe que l’on connaît bien, entre les terrains de rugby et le green de golf, au beau milieu d’une piste hippique, donc. Soit.

Les visages rayonnants arrivent au compte-goutte ce mercredi soir : Val, Geoffrey, Ben, Alexis, JB, Léo, Guillaume, Clément et Cyrille sont bien là pour mouiller le maillot noir choisi pour l’occasion. Coach Axel, parti se dorer la pilule au pays des tacos, nous salue bien et fait des coups du sombrero sur la plage. ¡Caramba!

On commence par quelques pralines que le vent mène sur le terrain de golf, faute de filets dans les buts. Parfait pour s’échauffer ! On applaudira l’arrivée en fanfare de Cenk, notre supporter blessé armé d’un klaxon.

Le match commence donc face à sept Blancs prêts à en découdre. Pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce début de rencontre, hormis quelques centres bercés par le vent, tandis que le Spartak mène quelques attaques timides.

Et dans cette torpeur, vous devez savoir ce qui se passe, chers lecteurs assidus de notre chronique : nous arrivons au quart d’heure de jeu et un centre anodin arrive de la gauche pour Marcq. On dira que la trajectoire a trompé notre gardien, mais notre Cyrille est effectivement surpris et ne peut qu’accompagner la balle dans le but… (1 – 0)

Difficile à encaisser, ce but, qui ne reflète pas forcément le début de partie, légèrement à l’avantage des Spartakistes. On relève notamment plusieurs occasions dangereuses, mais Alex comme Clément, JB ou encore Léo ne parviennent pas à conclure, et c’est bien dommage. Surtout lorsque l’on connaît la capacité d’autosabotage du Spartak !

Cela dit, on ressent pas mal de sérénité  du côté spartakiste. JB donne le tempo, Geo’ commande la défense et les occasions se précisent. Peut-être est-ce dû à ce terrain herbeux qui leur rappelle le tant regretté Mont de Terre. Le plan est vallonné, la terre est sèche bien comme il faut. À moins que ? Le ciel s’assombrit et l’orage gronde au loin, affaire à suivre…

En attendant, la demi-heure s’écoule et le Spartak reste derrière au score, non sans démériter. Allez, il suffit de persévérer, et puis en seconde période, on aura le vent dans le dos !

On change de côté, donc, c’est parti pour la seconde période ! Les premières gouttes ont mis du temps à venir, mais elles arrivent et pas qu’un peu : un véritable déluge s’abat sur l’hippodrome de Marcq et semble donner des ailes à des Spartakistes de plus en plus pressants. Et enfin, la délivrance ! Alex règle enfin la mire et frappe en force pour remettre le Spartak à égalité ! (1 – 1)

Le moment choisi par l’ami Ben, auteur d’une belle prestation mais diminué par une blessure, pour rejoindre Cenk à l’abri sur le banc de touche… au détriment de pauvres sacs de vêtements et de bières lâchement jetés en pâture sous la pluie battante.

Souhaitant offrir un but d’anniversaire à son petit frère, Val transperce côté gauche et envoie un parpaing en lucarne ! Enfin, c’est ce que croient la plupart des autres joueurs dans les deux équipes, chez qui l’absence de filets avait laissé planer un doute. Mais ce n’est qu’une question de temps, puisque JB concrétise lui aussi à bout portant après une avalanche d’occasions ! Le Spartak prend l’avantage sous les hourras du klaxon de Cenk. (1 – 2) Et Guillaume lui emboîte rapidement le pas, c’est fou ! (1 – 3)

Nous sommes donc aux deux tiers de cette seconde période et le Spartak 1 n’a jamais été aussi proche de sa première victoire de l’année en match officiel ! Et là, vous vous dites que ce n’est pas possible, que la force mentale des Spartakistes, estampillée Fédération française de la Lose, fera encore des ravages ce soir. Après tout, on sort déjà d’une remontada dévastatrice (face à un adversaire bien moins fair-play, soit dit en passant, on en profite pour saluer l’esprit des Marcquois !). Hé bien, vous avez raison de vous inquiéter, puisque Marcq Attack, bien qu’émoussé, repart à l’attaque et remonte d’un but sur une jolie frappe croisée… (2 – 3)

Reste donc une petite dizaine de minutes que le Spartak gère plutôt tranquillement alors que la pluie finit par se calmer. Alex se permet même de croquer une balle de match qui aurait sonné le glas des espoirs marcquois. Dommage, on en restera donc là, à savoir une rare victoire du Spartak 1 en cette saison, et c’est déjà pas mal !

On se quitte sur quelques tranches de bonheur et autour de bières éventrées, bercé par la douce mélodie de la victoire, un air que l’on avait fini par oublier…


Championnat loisir – Groupe G – Journée 8
Wattignies 2 – Spartak lillois 2
29/04/2019

Ces hérétiques du Spartak 2 n’ont pas pris de photo du match, honte à eux ! On a donc pris une photo ressemblante…

C’est à nouveau au stade Mathieu Debuchy (<3) (rappel : la rédaction du Spartak se désolidarise de ce genre de parti pris. Rien à voir avec le fait que le rédacteur en chef soit lensois) de Wattignies que nous nous retrouvons pour cette nouvelle journée de championnat ! Les sourires complices fusent, personne n’a oublié que c’est sur cette même pelouse que quelques semaines plus tôt, nous avions décroché une étincelante victoire.

La composition est d’ailleurs similaire, avec pour seul changement le retour de blessure d’Omar qui propulse de ce fait Geoffrey en équipe 1 (entendez par là l’équipe historique du Spartak). Nous retrouvons donc Davidito, Nordinito, Léoito, Javierito, Rouxito, Omarito, Tito et Lakhdarito. Après un échauffement des plus sérieux les hostilités commencent, schéma classique côté spartakiste, Davidito dans ses cages, plus haut, articulés autour de l’indéboulonnable Nordinito ce sont Rouxito et Javierito qui prennent places dans les couloirs, prêts à lâcher les chevaux. Devant eux, on retrouve la doublette Omarito-Tito, prête à (normalement) alimenter notre pointe Lakhdarito. Léoito commence dehors, où il a l’habitude d’éplucher la tactique adverse avant de rentrer plus tard, plus fort !

C’est parti, enfin ! Et c’est peut être un peu trop confiants que nous démarrons la partie, quelques tentatives d’incursions personnelles, quelques frappes lointaines. Un jeu quelque peu inhabituel de notre part, ce qui devait arriver arriva donc, Wattignies marque le premier but de la partie. (1 – 0)

Pas d’affolement, être menés on connaît, c’est dans notre ADN, action… réaction ! Leur numéro 10 navigue dans notre dos ? Pas de souci, Lakhdarito redescend pour un marquage à la culotte dont il a le secret ! Cet ajustement soulage tout le monde et nous permet d’accentuer les attaques ! Et c’est sur une attaque relativement anodine que vient la lumière, Tito tente de trouver Omarito sur un L1 + triangle (ou LB + Y, c’est selon) ; sentant le danger, le défenseur met sa tête sans voir sortir son gardien, magnifique lob et magnifique CSC. N’en déplaise à Jacques Henri Eyraud un but est un but et ça fait 1 – 1 !

Dans cette première mi-temps équilibrée, c’est bien le Spartak qui va prendre l’avantage, suite à un contre d’équipe rondement mené, c’est Omarito qui, excentré côté droit, enroule un amour de ballon du gauche qui vient mourir petit filet opposé ! (1 – 2)

Le match reprend et nous avons l’occasion de nous mettre à l’abri : Rouxito replacé en pointe s’agace, et il a bien raison. Malgré ses habituelles nombreuses courses, il n’est que très peu servi, nous retombons dans nos travers avec quelques gri-gris et quelques insipides frappes lointaines. Les débats sont équilibrés, le rythme élevé et la mi-temps arrive à point pour tout le monde.

On boit un coup, on discute et c’est reparti sur des bases similaires à celles de la première mi-temps, Saurons-nous réitérer les même efforts ? Et ben oui en fait ! Chacun sur leur aile respective, Léoito – l’homme qui avait un moteur de vélo de la poste dans les jambes – et Javierito – qui, au fil du temps, fait de moins en moins ses 37 ans – nous gratifient de quelques allers-retours haute intensité à en faire pâlir les meilleurs latéraux de Ligue 1. Le Spartak pousse pousse pousse pour inscrire ce troisième but qui nous donnerait un peu de répit.

Logiquement, nous nous exposons a des contres qui permettent à Davidito de briller et à la rencontre de se transformer un court instant en hommage au PSG : sur une balle dans notre surface, Lakhdarito prend son envol, déploie ses ailes et tel Kimpembe touche la balle du bras, penalty. S’ensuit alors une Nkunku de l’adversaire, ouf !

C’est bien dans notre sens que le score bouge : bien servi d’une passe dans l’axe par Javierito, Tito trompe le gardien d’une frappe à ras-de-terre du pied droit (l’intéressé, gaucher, a demandé de le préciser). (1 – 3)

Yes ! On se l’est donnée cette bouffée d’air, mais attention camarades, il reste du temps et je ne pense pas que ce soit nécessaire de vous rappeler que les remontadas contre nous sont monnaie courante au Spartak ! Le match change de sens et c’est le Spartak qui se positionne plus bas et attend les contres. Les fameux contres viennent mais ce n’est définitivement pas un bon match d’équipe offensivement, tous se concluent par une dernière passe manquée ou par un retour défensif. Notre valeureux adversaire arrivera même a réduire le score à 1 – 3, alors que le match se termine tout doucement au doux son d’une voix adverse criant « DERNIEEEEEEEEEERE ACTIOOOOOOOOOONN !!!!!!! »

Davidito, jusqu’alors irréprochable, sort le piment d’Espelette et au lieu de tataner devant comme il faut, dégage dans les pieds adverses : ce bougre avait tout prévu, il sort la parade ! Heureusement, car la déception aurait été grande.

Le niveau cardiaque redescend d’un cran et, mains sur les hanches, l’équipe assiste de loin à l’ultime contre-attaque Spartakiste. Rouxito, sevré de ballons pendant ce match, veut y aller de son petit but, chevauche le terrain à grandes enjambés sans pouvoir éviter la semelle du gardien adverse sorti de ses buts pour l’occasion, continue courageusement. La voie de la gloire s’ouvre à lui, mais arrive sur sa droite Nordinito qui s’était gardé dans un coin des poumons la force pour une dernière escapade avec son pote. Altruiste comme il est, Rouxito lui glisse le cuir… Qui n’arrive pas dans les pieds de Nordinito… Trois coups de sifflet, on en reste là, merci bonsoir. Dommage, cela aurait été une magnifique cerise sur ce déjà succulent gâteau.

Sans être brillants, nous repartons donc (encore) de Wattignies avec les 3 points, ça fait plaisir ! Merci à Wattignies pour l’accueil et pour ce bon moment de football !

Ce match est dédicacé à Marc, qui a récemment accueilli une nouvelle recrue dans sa famille ! Une grosse pensée également pour Thomas que des circonstances imprévues ont contraint au forfait.


Championnat loisir – Groupe F – Journée 8
Lille Cocker 2 – Spartak lillois 1
29/04/2019

Toutes ces victoires, c’est trop d’émotion ! Le Spartak 1 saura-t-il composer avec cette nouvelle donne ? Devant, c’est Lille Cocker 2 qui se présente, pour un duel qui aura… du chien ! Jean Bloguin, humoriste !

On retrouve un joli groupe bien étoffé avec Valentin, Guillaume, Mohamed, JB, Geoffrey, les deux Clément, Alexis et Cyrille.

L’adversaire ne semble pas là pour rigoler et le match commence tambour battant : les débats se veulent équilibrés mais, comme souvent, le Spartak pêche offensivement. Les Cockers prennent l’avantage sur une frappe déviée qui trompe le pauvre Cyrille, puis sur une frappe involontaire d’un attaquant rouge, de l’aveu même de l’intéressé. (2 – 0)

Les Cockers mordent et n’hésitent pas à se transformer en pitbulls, allant jusqu’aux limites du correct sur certains contacts. S’ajoute aussi un peu de mauvaise foi sur certains faits de jeu, mais le Spartak tient bon, s’offrant même quelques alertes sur le but rouge. Ce bel élan est stoppé à l’approche de la mi-temps par un penalty un peu sévère, mais pas scandaleux non plus. (3 – 0)

Le match reprend sur les mêmes bases et les Cockers s’envolent rapidement au score, sur une frappe de loin puis sur un duel… (5 – 0)

Loin de se démonter, les Spartakistes s’acclimatent au jeu rugueux proposé par l’adversaire et prennent de plus en plus leurs marques. Tant et si bien que les occasions chaudes se succèdent jusqu’à la fin du match sur le but des Cockers ! Et à force de courage face à un adversaire plus puissant, JB et Alex offrent deux buts bien mérités au Spartak ! (5 – 2)

Cette belle remontée est coupée par la fin du match : on retient donc le bel esprit affiché devant une opposition supérieure sur le papier. De bon augure pour la fin de saison !

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« Kung Fu Fighting » : épisode 10

Vous l’aurez remarqué, plus rien n’arrête le Spartak. Ni les défaites, ni la pression des adversaires, ni le tic-tac de l’horloge nous rappelant la fin prochaine du tournoi.

Tels des explorateurs, nous voyageons de ville en ville, à la recherche d’un destin handballistique moins funeste que celui qui nous est présagé. Cette fois-ci, c’est sur les terres roubaisiennes que nous allons poser nos valises, ballons, maillots mais surtout, les jalons d’une victoire qu’on veut savoureuse. Enfin, presque.

Certains joueurs ont eu la présence d’esprit d’arriver plus tôt au gymnase. Pour s’échauffer pensez-vous ? Ah, après tout ce temps, vous voilà encore bien naïfs, car c’est pour offrir à toute l’équipe une entrée triomphante, prodigieuse, que P-E, Antoine et Luc ont accueillis l’équipe sur fond de Kung Fu Fighting.

Sont présents à l’appel : Nico, Antoine, P-E, Luc, Romain, Youyou, Stephan, Max, Ade, Justine, Luc, Céline, Guillaume et Valentin. La liste est longue et pour une fois, nous aurons le luxe d’avoir 2 gardiens pour un match et moult remplaçants, prêts à venir en aide aux pauvres joueurs épuisés par la férocité des adversaires.

Tout aussi nouveau pour nous, la présence de 2 loyaux arbitres et d’une table de marque pour le moins vintage.

Une fois tout le monde en tenue, le rendez-vous est donné sur le terrain pour l’échauffement. Comme à son habitude, Maestro Antonio mène le groupe et dirige les courses, pas chassés, flexions… Les rougeurs commencent à apparaître sur les visages de plus en plus anxieux. Et malgré des exercices bien rodés, les Spartakistes ont du mal à se mettre dedans. L’excuse du vendredi soir est souvent sortie, à juste titre, nous avions certainement davantage l’esprit à la 3e mi-temps qu’à l’entraînement à cet instant.

Le temps est écoulé et il est temps de se lancer. Le match peut commencer. Notre nouveau cri de guerre, initié à l’AG, fait des émules. Certains Spartakistes sont encore peu convaincus par la férocité de notre rugissement, enfin.

Le coup de sifflet est donné et c’est Antoine qui lance les hostilités. 0 – 1. Une faute de Youyou et Stef nous vaudra cependant un penalty… 1 – 1. Tout le monde se replace et, désireux d’être l’homme du match, Antoine en arrière remet la balle à Nico, à l’aile, qui marque son premier but (mais pas dernier) du match ! Et voilà que Roubaix en veut, et voilà que Roubaix marque un but de l’arrière gauche. 2 – 2.

Mais le moment tant attendu est arrivé… Voilà des semaines qu’il se prépare, acharné (quand il n’est pas épuisé par ses séances de méditation et qu’il décide de se tapir dans l’ombre des buts en entraînement). Stephan s’envole de l’aile gauche et marque ! Le scribe ajoutera un « IM-PRO-BABLE » et c’est également ce qu’il a pensé puisqu’il a remonté le terrain en héros tel un Messi après un but.

La suite est annoncée : « Stef, interne, retour ! ». Youyou fait la passe à P-E en pivot. L’action est belle, mais déviée. Une faute est sifflée, coup franc pour le Spartak. Antoine, on fire, marque, 2 – 4. Sur le banc, certains s’interrogent : « Est-ce que c’est déjà arrivé ? ».

Les esprits s’échauffent et l’arrière gauche roubaisien en veut… il s’élance et arrêt de Max ! Une tentative de contre-attaque de Romain sera arrêtée et fera place à un coup franc. C’est alors que sur la touche, le community manager du Spartak s’écrie « J’ai mis 3 – 1 sur Instagram ! ». Et oui Val, nous allons beaucoup trop vite.

Les allers-retours vont bon train, mais nous ne perdons pas le cap ! P-E tente même de récupérer la balle dans la zone, mais elle est déviée.

Et entre les bousculades, combats de regards, déstabilisations, Romain décide de ne pas céder à la barbarie. C’est débordant d’amour qu’il s’en va embrasser son adversaire, prêt à l’étouffer de tendresse et à le garder près de lui jusqu’à la fin du match. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il a dû le quitter, pour mieux le retrouver et le serrer contre lui à la 3e mi-temps.

Et Antoine ? Evidemment, il a récupéré la balle en défense, se lance dans une course tel un lévrier qui a aperçu sa proie. Le dicton dit « seul on va vite, ensemble on va plus loin » et c’est exactement pour ça qu’il s’élance en contre-attaque, seul, et marque. 3 – 5. Puis 3 – 6.

En même temps que l’excitation monte, l’écriture du/des scribe.s se fait de moins en moins lisible. On comprendra qu’une contre-attaque de l’aile a été tentée et qu’elle s’est soldée par un but d’Antoine, 3 – 7.

L’écart se creuse tandis que l’espoir jaillit au fond de nos cœurs. Malgré un but mis par Roubaix, nos 4 points d’avance se confirment grâce à un but par rebond de Luc.

Plusieurs « MAAAAAAAAAAAXXXX » sont mentionnés sur cette page, sûrement pour notifier des arrêts impressionnants de notre Nightwatcher, notamment celui d’un penalty.

Le jeu s’échauffe, la tension monte et les fautes aussi. Un penalty réussi de Roubaix et quelques balles manquées de notre côté, le Spartak commence à être sacrément déstabilisé. Temps mort demandé (notons la qualité du carton de temps mort prêté par Roubaix, qui a bien servi).

Au retour du temps mort, Romain marque et Max arrête une tentative de but roubaisien : 10 – 13 pour le Spartak. Le discours du temps mort a été motivant et efficace puisque les buts s’enchaînent et, malgré des bras levés en défense, Nico surgit, s’élance, tir et marque ! 11 – 14. Mais on le supplie « Nico, encore un ! ». Tels des groupies déchaînées criant pour une dernière chanson, il nous offre une belle récompense : un autre but. Nous sommes comme ça au Spartak, dans le don de soi.

Le capitaine de Roubaix, voyant ce spectacle se dérouler sous ses yeux, décide de prendre les choses en main et part en contre-attaque pour marquer. 12 – 15.

Soudain, le moment que nous attendions tous… Ade, sur une passe d’une personne non-identifiée, marque le premier but féminin de la saison. Quelle émotion ! L’équipe est en furie ! Tout le monde crie, saute, chante. 12 – 17 ! Afin de célébrer tout ça, P-E, comme à son habitude, décide de prendre dans ses bras un adversaire et de lui faire un câlin. Bon, Adeline aura fait fort ce soir : un but ET un carton jaune. Il est important de rien faire à moitié.

La mi-temps est sonnée. L’équipe décide de s’isoler dans un vestiaire encore ouvert, même si l’option de s’installer aux toilettes a longtemps été débattue. Les discours inspirants s’enchaînent, notamment avec une phrase du sage de l’équipe, Maître Paul-Enguerran : « L’enjeu les gars, c’est de gagner la 3e mi-temps. » Oh à ça, P-E, nous sommes imbattables. Dernier cri de guerre avant la reprise du match.

Val, Nico, Luc, P-E, Romain, Céline et Antoine font leur retour sur le terrain. Et tout bascule. Nos certitudes tombent à l’eau, les balles et occasions de marquer se perdent dans les tréfonds de nos espoirs.

Après avoir lâché les murs des vestiaires qu’il n’a cessé d’arpenter durant toute la mi-temps, Antoine fait du 1 contre 1, se replie, récupère la balle et marque ! Le scribe en furie notera : « Il est partout ! ». Eh oui cher scribe, encore heureux qu’il n’ait pas commencé à refaire la déco des vestiaires.

15 – 19. Combinaison d’Antoine à Romain, mais faute. Le penalty est sifflé et Nico le marque. 15 – 20. On commence à penser « à l’aise Blaise ». Mais si seulement…

Val, notre gardien de cette 2e mi-temps, arrête une deuxième balle, couronnée par une contre-attaque d’Antoine qui file au but, 16 – 21.

 

C’est à partir de cet instant précis, cher lecteur, que la routourne commence à tourner. Romain commence par chercher P-E, qu’il ne trouve pas car trop bien caché en tant que pivot. Roubaix part donc tranquillement en contre et marque. 18 – 22. La voyez-vous venir, la fin ?
Même si P-E nous marque un très joli but du pivot, on sent la désillusion approcher.

En effet, l’arrière de Roubaix veut en découdre et marque, encore. 19 – 22. Pendant ce temps, le Spartak s’échauffe. Un temps calme est proposé, mais la balle est reprise par Roubaix qui marque, encore. 20 – 22.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, Antoine prend 2 minutes. Assurez-vous bien que le scribe n’a pas mentionné pourquoi.

Stephan, plus en forme que jamais, marque (encore) de l’aile, Val répond par un double arrêt et, malgré une belle défense de Justine, Roubaix récupère la balle et part marquer : 22 – 23. Et toujours ce fameux arrière droit qui arrive à marquer le point de l’égalité, 23 – 23.

Les combines s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Tout comme les arrêts roubaisiens.
À la manière d’un combat historique, tous les yeux du banc étaient plus que jamais braqués sur le terrain, attentifs aux tentatives, aux câlins et à l’espoir de voir nos joueurs marquer. 27 – 25.

Un temps mort est sifflé, l’occasion pour Max de nous notifier « on n’est pas le PSG, on ne se prendra pas une remontada ». C’est pas Gijón, c’est pas Valladolid, se dit-on. Si seulement…

29 – 26. 3 minutes restantes et câlin collectif de P-E et Antoine sur le demi de Roubaix. Et la dégringolade. Plus rien n’arrête Roubaix, qui arrive à remonter et à nous laisser un score final de 31 – 28.

La traditionnelle photo de groupe dans la boîte, la douche et les discussions de vestiaires passées, c’est sur le parvis devant le gymnase que nous nous retrouvons tous. Les monticules de bières trônent sur le sol, accompagnés de quelques briquettes de jus d’orange. Et nous voilà partis pour de franches rigolades, de débats et surtout, de partages d’expérience du fameux tournoi de Genech qui aura lieu en juin, où l’amertume ne se sentait que dans les bouteilles de Belle Brasseuse.

Quelques heures, bières, clopes plus tard, chacun reprend tranquillement son chemin afin de regagner ses pénates. Les plus courageux monteront dans une Clio, d’autres confieront leur destin à la voiture de Nico.

La fin de match a pu être décevante quant au score final, mais nous en sommes sortis plus joyeux que de mesure. Grâce à l’accueil, l’arbitrage, la gentillesse de l’équipe de Roubaix, ce sont de vrais moments de sport que nous avons vécus, où la colère et la hargne ont pu quelquefois prendre le dessus sur le calme et la sérénité, sans jamais altérer pour autant notre profond respect mutuel.

C’est aussi pour ces beaux moments, ces rencontres et ces challenges que nous continuerons de parcourir les plaines nordiques, en quête de nouvelles (presque-)victoires. Prochain match : jeudi 9 mai, à Hazebrouck (enfin, ce match est passé, on vous le racontera dans un autre épisode !).

 

Du quidditch au programme du mois de mai !

📢 Voici le planning du mois de mai ! 🍃

🧙‍♀️ Vous en aviez rêvé, les Lille Muggle Quidditch – Black Snitches l’ont fait ! Ce mois-ci, initiation au Quidditch ! 😍

👊 La collecte des vêtements de sport, en soutien aux jeunes migrants, continue, lors de chaque créneau.

📢 Mercredi 8 mai, on ne chôme pas ! Pas de fitness, mais réunion de bureau mensuelle, ouverte à tou.tes.

Les Yeux dans les Gueux – Le grand récap du mois d’avril, partie 1

On vous a manqué, chers lecteurs ? On est de retour et on a plein de choses à vous raconter, avec pas moins de 6 matchs au programme (promis, on va faire court). On commence ce récap par les trois premiers matchs du mois d’avril :


Championnat loisir – Groupe G – Journée 7
Wattignies 3 Unidos – Spartak lillois 2
01/04/2019

Ce mois d’avril riche en rebondissements commence avec l’équipe 2 en rouge, qui part affronter de vieux amis du Spartak, Wattignies FC 3 aka Unidos, le tsunami bleu.

La joyeuse troupe est accueillie par le légendaire Simon, ami du Spartak et fidèle lecteur de notre rubrique. On notera la tentative de corruption dans les vestiaires : ce n’est pas la valise à Nanard mais un pack de bière qui nous attend. Mais les Spartakistes montrent déjà un mental d’acier, pas un seul n’a craqué et bu le saint breuvage avant le match…

Du côté du Spartak, Lakhdar, Vincent, Léo, Thibaut, Javier, Geoffrey, Nordine et David ont fait le déplacement pour ce derby qui s’annonce chaud. Après un petit échauffement dans les règles, le match commence.

Ce match démarre sur les chapeaux de Roux (private joke, tmtc) avec un but éclair des les premières secondes de Lakhdar. Moins d’une minute de jeu et déjà 0 – 1 !

Les débats sont équilibrés et les attaques adverses sont contenues par une défense spartakiste solide. Jusqu’à ce que Nordine, comme à son habitude tente le dribble en défense… Alerte sans conséquence mais tous se demandent quand le bougre cessera de prendre autant de risques (On vous spoile ou pas ? Non, allez.)

En contre, l’équipe rouge joue bien, simple, efficace, une série de passes à une voire deux touches de balle maximum. Tito fait trembler les filets après avoir crocheté plusieurs défenseurs avant d’enrouler une frappe à mi-hauteur à gauche du gardien côté ouvert. L’écart se creuse (0 – 2).

Peu de temps après, les attaques bleues s’intensifient et la défense redouble de vigilance… Cependant, les Bleus ont un mur de lave rouge écarlate en face d’eux, leurs vagues s’évaporent au contact de la défense ou de notre Ruine Patricio InterSpartational (on avait pensé à « international », mais faut pas exagérer non plus).

Unidos accélère et, piqué au vif, finit par transpercer la défense rouge qui laisse David à son sort. À bout portant, le mur porteur, heu le portier (aucun rapport avec les origines portugaises du gardien) se troue et manque son arrêt. Ça ne casse pas des briques ! (1 – 2) Qu’à cela ne tienne, ce poison de Lakhdar est intenable et creuse de nouveau l’écart. (1 – 3)

C’est la mi-temps. Les Spartakistes ne comptent pas en rester là.

À la reprise, les Bleus montent le bloc. Les Rouges ne paniquent pas, subir est leur spécialité…
Les experts dans les tribunes ont analysé un échange verbal entre Nordine aka Madjerito et Vincent aka Roux. « C’est maintenant, Roux, c’est ton moment, tu vas les faire trembler ces p*t**ns de filets ! » Visionnaire : dans un premier temps, c’est Nordine qui lance Javier dans la profondeur, Vincent reçoit la passe en retrait et conclut ! (1 – 4)

Les Bleus accélèrent, les Rouges se relâchent et encaissent logiquement un second but… (2 – 4) Le cursinu Geoffrey s’agace du manque de ballons dans son couloir et le fait savoir au reste de l’équipe avent de galvaniser les troupes, tourmenté par les déconvenues passées sans aucun doute. Il faut continuer de travailler le ballon et cesser de reculer.

Tito relance les hostilités aux abords de la surface adverse, bien servi par Léo juste avant la dernière ligne. Encore une fois, il se joue de la défense adverse qui semble se résigner face à la lucidité et la précision de ce dernier. Le gardien bleu est trop court ! (2 – 5)

Madjerito dézone alors pour se retrouver en position d’ailier droit, centre au deuxième poteau au dessus du gardien, et de nouveau Roux à la conclusion sur une tête acrobatique (2 – 6). La légende voudrait que la colonne vertébrale de Vincent soit en chewing-gum.

Inspiré par la meilleure équipe espagnole (on rappelle que la rédaction laisse tous les avis s’exprimer, même s’il s’agit d’un « zidanix »), Javier imite Gareth Bale à la perfection. Un débordement débordant, il sort les minis fusées et laisse son vis-à-vis sur place, court plus vite que son ombre et va conclure d’une frappe pied ouvert sublime… (2 – 7) La rumeur court qu’il a consommé beaucoup de kérosène le week-end précédant le match.

Pour son dernier acte, Roux aka « l’homme aux trois poumons » s’offre l’exploit individuel pour le hat-trick ! (2 – 8)

Le match se termine donc avec un tsunami étouffé par des coulées de lave comparables à celles de Pompei. Le feu à pris le dessus sur l’eau.

Simon confiera a nos micros qu’Unidos a sans doute abordé ce match trop confiant : « On est venu tranquille en pensant plier le Spartak comme les autres fois, ça fait des années qu’on plie le Spartak chaque fois qu’ils viennent. » Une chose est sûre, le derby est bien relancé, un derby cordial et fraternel.

Merci à vous, Unidos, pour l’accueil, l’esprit et les bières.


Championnat loisir – Groupe F – Journée 7
FC Bondues 2 – Spartak lillois 1
01/04/2019

Pas de poisson d’avril au programme pour le Spartak 1, qui préfère croire en sa bonne étoile pour arracher aussi une victoire. Pas une mince affaire face aux golgoths de Bondues, déjà auteurs d’un cinglant 9 – 2 en début d’année.

Changement de tactique avec le retour de Val aux buts tant réclamé par Nordine et une pige de Cyrille sur le terrain. On notera les retours de Ben et JB en plus de Thomas, Axel, Alexis, Clément S. et Mohamed.

On se laisse émouvoir par les jours qui s’allongent et par l’échauffement soleil couchant, mais la poésie s’arrête là : Bondues est bien décidé à ne pas se laisser marcher dessus et envoie ses premières banderilles. Val est là pour repousser l’échéance mais ne peut rien sur un contre, puis sur une tête rageuse consécutive à un corner (2 – 0).

Les Rouges ne noient pas le poisson – d’avril ! – et trouvent la faille à la mi-temps sur un long centre de Cyrille repris par Thomas ! (2 – 1) À noter également, une belle horizontale du gardien adverse qui sauve la mise.

En seconde période, le match est toujours engagé mais correct, même si Bondues reprend les commandes du match. Une percée éclair et une frappe limpide placent les Blancs à trois longueurs d’avance. Mais le Spartak ne se démoralise pas et Alexis y va de sa « calouche » sur une belle frappe à l’entrée de la surface (4 – 2).

Décidément, il n’y aura pas de poisson d’avril : Bondues confirme sa victoire avec un ultime pion (5 – 2). Le Spartak jette ses dernières forces dans la bataille mais rien y fait, la faute au gardien adverse notamment, qui y laisse même sa jambe dans un duel avec Clément. Plus de peur que de mal et défaite plutôt logique du Spartak, rien à dire.

Allez, on fête ça autour d’une bière et on n’oublie de faire des poses pour la nouvelle page Instagram du Spartak !


Championnat loisir – Groupe F – Match en retard
Les Footards – Spartak lillois 1
08/04/2019

Enfin ! Ce match était attendu depuis longtemps et après moult reports, il a enfin lieu ! Rendez-vous donc au terrain de la patinoire de Wasquehal (pas un terrain en glace, hein, rassurez-vous).

C’est donc sur le synthétique voisin que les Spartakistes affûtent leurs frappes et leurs stories Instagram. Les deux Clément, Axel, JB, Val, Cyrille, Alex, Mo’ et Léo sont en piste, sous les yaux du défonceur Cenk, qui se remet doucement de sa blessues.

Le match commence sur de très bonnes bases puisque le Spartak 1, ce soir en noir, prend d’assaut le but rouge et trouve rapidement la faille grâce à JB ! (0 – 1) Le gaucher se mue ensuite en passeur sur un corner « bien placé » – comme le dirait Christian Jeanpierre – et joliment repris de la tête par Alex ! (0 – 2) Les Footards sortent les muscles, un peu trop, multipliant les fautes, dont une vilaine charge sur un des Clément.

Une erreur de relance de la défense noire replace l’adversaire à une longueur à la reprise. (1 – 2). L’équipe locale pousse logiquement, n’employant pas toujours des moyens légaux contrairement à Jean-Jacques Goldman, malgré les remarques spartakistes. Une frappe croisée permet aux Footards d’égaliser (2 – 2), le banc se veut pessimiste au vu de a tournure quelque peu trouble que l’adversaire semble vouloir donner au match – on mettra ça sur le compte de la peur de la défaite.

Et ça devait arriver : après une récupération assez limite sur JB, les Footards prennent les devants à cinq minutes de la fin. (3 – 2) Un coup dur et assez cruel dont le Spartak ne se remettra pas.

On oubliera la sortie de balle volontaire à l’annonce de la dernière action alors que notre JB venait de se faire une nouvelle fois découper. Pour le fair-play, on repassera. Coup de gueule terminé.

On noie l’injustice autour d’une bière dans les vestiaires, où trônent une compo d’équipe non effacée du match du samedi et des inscriptions à travers lesquelles le coach semble avoir voulu motiver ses troupes, du moins le pense-t-on.

Et on attend avec impatience la suite des événements : vous n’aurez pas à attendre longtemps, la seconde partie du récap du mois d’avril arrive bientôt !

« Kung Fu Fighting » : épisode 9

La Madeleine 1 – Spartak lillois
Jeudi 25 avril

Ce jeudi 25 avril sonnait le coup d’envoi de la deuxième phase du championnat. Dans ces play-offs, les équipes figurant en haut ou en bas du tableau s’affrontent, dans deux poules distinctes, pour convoiter les premières places ! Le Spartak, vous le savez, a terminé dans le bas du tableau. Avant-dernier ou dernier ? Bizarrement, les scribes refusent de s’en souvenir… Oui, on use du pluriel, car la chronique innove et vous propose une prose à quatre mains !

Le suspense est donc relancé ! Le Spartak contemple une nouvelle ère ! Sera-t-elle celle du triomphe, de la gloire, des victoires éclatantes et des lendemains qui chantent ? Le Spartak parviendra-t-il à accrocher cette première place, qui porte en elle plein de promesses, de défis capillaires et de prouesses culinaires ? Car, oui, il faut savoir que certain.es joueu.ses se sont risqués, lors de certaines soirées d’ivresse (ou de sobriété, pour les plus étranges d’entre eux) à des paris osés ! Le Spartak – du moins ses membres les plus frappadingues – redouble d’efforts, pour vous offrir un spectacle toujours plus beau, plus audacieux, plus périlleux !

Ainsi, pour ce premier match, on retourne pour la… quatrième fois, déjà, dans cette salle du Romarin qu’on commence à bien connaître ! Pour preuve, certains garçons se dirigent naturellement dans « nos » vestiaires, sans même attendre que Thierry, le toujours aussi sympathique coach et président du club, ne nous les indique. Vestiaires qu’on retrouvera d’ici un mois, car les deux équipes de La Madeleine ont préféré les tréfonds du classement, plutôt que sa cime, à l’instar du Spartak, et cette modestie les honore.

Rapidement, « coach » Antoine prend en main l’échauffement. L’équipe s’étoffe au fur et à mesure, les « retardataires » rejoignant prestement leurs camarades. Ce seront donc douze Spartakistes qui mouilleront le maillot ce soir, soutenus par un public, qui , lui-même, se démènera sur le bord du terrain ! Gwen n’aura de cesse de mitrailler nos meilleurs profils, tandis que Betty finira carrément derrière la table de marque, lors de la seconde période. Car dans l’autre partie du terrain, c’est une portion congrue de maillots vert fluo qui nous fait face. Les joueurs sont tellement peu nombreux, que Thierry, le coach, devra enfiler le maillot ! « Ils ont eu peur du Spartak, n’est-ce pas ? », fanfaronne-t-on.

Ainsi donc, si on résume : une équipe spartakiste fournie, une équipe adverse clairsemée, une nouvelle page à écrire, une première place à notre portée, des supporters venus en nombre (4, un record !)… Vous aussi, vous la voyez venir, la victoire assurée ?

C’est parti ! Bastien, Ade, Antoine, Romain, Nico, PE et Max prennent place sur le terrain, tandis que Manu, Stefan, Justine, Youyou et Pablo les encouragent sur le banc…

Des trois premières minutes du match, vous ne saurez rien, le scribe ayant dû courir chercher le carnet, oublié dans le vestiaire. Jamais, sans doute, n’aura-t-il couru aussi vite de sa vie ! Hors de question de perdre une miette de ce qui est en passe de devenir la première d’une longue série de conquêtes ! Essoufflé, le scribe se jette sur le banc et regarde fiévreusement le tableau de score, se morigénant pour cet oubli fatal, pour tous ces gestes prodigieux qu’il n’aura pas pu consigner, et qui, par sa honteuse faute, tomberont dans les limbes de l’oubli et ne rencontreront jamais la douce caresse du marbre de l’Histoire…

Euh. 0 – 0 à la 3e minute de jeu. Ah. D’accord. Bon, rien de trop alarmant, mais… Tout de même. On aurait pu s’attendre à une ouverture plus rapide, à un écart peut-être même déjà avantageusement creusé, à… Ah ! Première action ! La Madeleine déclenche un tir, que Max… arrête, bien évidement ! Il est là, il est bien là, notre Max ultime, le fameux « Mad Max » ! Seul portier ce soir, en raison de l’absence de Val, notre autre gardien polyvalent multisport-multitalent, ayant apparemment tout donné la veille, lors du match de foot, que le Spartak a (encore une fois) gagné ! Les astres sont alignés, cette semaine sera donc placée sous le signe de la consécration spartakiste et ce ne sont pas ces quelques minuscules minutes sans but qui vont faire mentir le glorieux projet que le destin a, pour nous, façonné. La main tremblante, le scribe scrute donc le terrain, à l’affût du premier but spartakiste, du premier double croisé, de la belle espagnole, des extensions sans fin… En vain.

Oui, en vain. Car les secondes s’enchaînent et se ressemblent, on approche des 5 premières minutes de jeu et aucun but n’a encore été inscrit. « Mais qu’est-ce que je peux écrire, dans le carnet ? » s’interroge à voix haute, avec inquiétude, le scribe. « Un début de match pas très marquant », lui répond-on. L’humour, lui, au moins, est au rendez-vous, comme toujours.

Quand soudain, l’ailier droit récupère la balle, s’élance, tire… et marque ! Dommage, simplement, que ce soit un ailier madeleinois. Ainsi, les adversaires ouvrent le score ! Le Spartak ne s’en laisse pas compter et multiplie les attaques. Antoine, en demi, fait la passe à Bastien, bien campé sur son aile gauche et prêt à survoler la zone… Mais c’est dehors. Ade, au poste d’arrière gauche et après une magnifique feinte, cherchera elle aussi Bastien, mais, à nouveau, c’est dehors. Malgré une excellente défense de PE, La Madeleine marque à nouveau. Arrêtons-nous un instant sur la défense de PE… « Gros câlin », lit-on dans le carnet.

« Nouveau câlin de PE, en amour ce soir », lit-on encore. En effet, ils seront quelques uns, à La Madeleine, à goûter les plaisirs de l’amour vache de notre pivot, qui ne lâchera rien pendant tout le match et surtout pas le joueur qu’il vient d’empoigner et dont les pieds, désormais à plusieurs centimètres au-dessus du sol, s’agitent dans l’attente du coup de sifflet libérateur de l’arbitre. Les « câlins » de PE feront la joie du banc, qui, à chaque fois, poussera des cris fascinés et enjoués ! Après le match, un spartakiste proposera même de ne faire tourner la chronique qu’autour de ces démonstrations musclées d’affection. Après réflexion, les chroniqueuses décideront de rejeter cette proposition, somme toute intéressante, mais bien trop limitée car, en effet, c’est toute l’équipe spartakiste qui s’apprête à donner de l’amour, beaucoup d’amour ce soir.

Aussi, la chronique se doit aussi et surtout de rapporter honnêtement l’intégralité du déroulé du match, alors concentrons-nous et faisons le point : 5 minutes de jeu, 2 – 0 pour La Madeleine, qui, bientôt, inscrit son 3e but. On commence sacrément à s’impatienter, que ce soit sur le terrain ou sur le banc. Bon, alors ? C’est quoi cette histoire ? Et le premier but spartakiste, là ? Il arrive, quand ? Quand ? Allez, soyons joueurs, ami.es lectrices et lecteurs. Allez, devinez. Dites un chiffre. « 7 minutes » ? « 9 minutes » ? « 11 minutes » ? Quoi ? 11 minutes ? Lecteurs, vous vous moquez ! Vous pensez sérieusement que le Spartak a attendu 11 minutes, avant de marquer son premier but ? Manqué ! C’est très précisément au bout de 11 longues minutes et 16 interminables secondes que le Spartak marque enfin son premier but, grâce à Manu, « qui s’est arraché pour récupérer la balle », nous dit le carnet. Mais suite à un poteau, La Madeleine marque de l’aile gauche (4-1). Manu réplique, plein axe (4-2). Max nous délivre une parade dont il a le secret, et repousse du pied un tir de l’arrière droit.

C’est sans doute à ce moment qu’arrive enfin… Céline ! Qui ni une, ni deux, enfile son plus beau legging et vient grossir les rangs spartakistes. Encore une entrée fracassante…

C’est aussi à ce moment que La Madeleine demande un temps mort. « Ça combine, ça combine, côté Spartak ». Mais combinaisons n’est pas raison, et lors de la reprise, c’est encore La Madeleine qui marque (5 – 2), malgré une belle défense de Youyou, qui ne se voit donc pas récompensée. A la 16e minute de jeu, Antoine trouve enfin le chemin des buts ! (5 – 3). À la 17e minute, Romain trouve celui de la biscotte, et écope d’un jaune, pour un geste défensif fautif. À la 18e, le pivot vert fluo trouve le fond des filets de Max (6 – 3). A la 19e minute (un nouveau scribe s’est saisi du carnet, et je peux vous dire qu’il ne rigole pas avec la rigueur du report des minutes) – à 19’04, donc, « MANUUUUU » (6 – 4). A 20’, « BONNE DEFENSE ADE ». Et l’on sourit, attendri, face à l’enthousiasme débordant et communicatif de ce scribe.

Mais c’est vrai, après tout, le Spartak réduit l’écart ! Le Spartak reprend espoir ! Stefan s’élance de son aile gauche, mais ce mur de gardien aux bras levés de La Madeleine détourne le ballon.

Les adversaires marquent (7 – 4), mais le Spartak contre-attaque et Manu conserve le « moins 2 » (7 – 5). Néanmoins, la Madeleine préfère nous distancer de 3 points (8 – 5). Il n’en fallait pas plus pour que PE se sacrifie et aille se faire arracher le bras, en pivot ! Antoine honore d’une main de maître ce penalty et nous ramène à « moins 2 » (8 – 6). Mais sur une belle combinaison entre son pivot et son arrière, La Madeleine inflige, à nouveau, un trismégiste écart (9 – 6). Sauf que le Spartak préfère le binaire au ternaire. Alors Antoine, en demi, feinte la défense, tire aux 6 mètres et marque (9 – 7). Antoine, ainsi que Nico, se démènent en défense ! Malgré cela, La Madeleine retrouve la trinité (10 – 7).

On entre dans les 5 dernières minutes. Les pertes de balle se multiplient, côté rouge et noir. La Madeleine en profite pour contre-attaquer. Stefan replie immédiatement et remplit son rôle, en allant gêner le porteur de balle… Mais que ce soit en attaque ou en défense, notre sémillant joueur semble être fâché avec la zone, qu’il n’a de cesse de piétiner, d’empiéter, voire de franchement enjamber, puisque c’est à l’intérieur de celle-ci, que de son corps, il fait barrage à l’adversaire. C’est donc un penalty accordé et transformé (11 – 7).

Il ne reste que quelques frêles minutes ! Antoine et PE en profitent pour nous offrir une très belle action : en demi, Antoine fixe son défenseur, le surprend avec un un-contre-un énergique, l’entraîne d’un côté et libère sa balle de l’autre, dans les mains de notre pivot de PE, qui marque! (11 – 8) Et quel but… Deux des quatre mains en ont un souvenir déchirant. Juste après, Stefan, en défense, récupère la balle et lance une contre-attaque explosive ! (11 – 9). Max arrête un tir de l’aile ! Stefan s’élance de l’aile gauche… en n’omettant pas de pénétrer dans la zone. Encore. Derrière, La Madeleine creuse, de l’aile droite (12 – 9). Il reste 30 secondes, les maillots jeanne-massiens s’élancent vers les buts madeleinois, montent férocement la balle, qui échoit à Manu, déjà à l’assaut de l’aide droite… Une malencontreuse cravate viendra arrêter sa course, et qui ne sera pas sifflée (de la difficulté d’arbitrer seul.e, TMTC si tu as déjà revêtu le maillot noir).

A la mi-temps, le score est donc de 12 – 9. Pas fameux. Les joueurs se dirigent cahin-caha vers le second terrain, afin de faire le « speech ». Mais de speech, il n’y en aura pas vraiment, divers conciliabules réunissant deux ou trois joueurs éclosant de-ci, de-là, pendant que Céline s’échauffe, en nous courant autour. On entend parfois s’élever des « n’hésitez pas ! », « allez-y ! ». Nico dégaine les fruits secs. Quand enfin, Antoine entame sa harangue : « Rentrez-leur dedans, c’est pas vos amis ! », «Allez toucher votre joueur, allez le frotter ! ». C’est exactement ce dont on a besoin et ce dont on a manqué lors de la première mi-temps : du nerf, de l’envie, du rythme, du physique, du contact. Certains rappellent que des tie and dye et autre blonde platine (« latine ? ») sont en jeu. Tous les moyens sont bons, qu’ils soient techniques ou foutraques, pour injecter l’énergie et l’envie, auprès des troupes spartakistes.

« Je suis chaude comme une plancha ! » lance Céline, en entrant sur le terrain.

Puisse cet ardent feu se communiquer, par un effet thermique mystique, aux coéquipiers ci-après nommés Pablo, Bastien, Romain, Ade, PE et Max. L’engagement est spartakiste et la première montée de balle se clôt sur une… touche. Touche toute spartakiste, puisqu’il est désormais proverbial que l’entame de la deuxième période connaisse quelques ratés… Allez, on se reprend bien vite, on se montre solide et solidaire : Ade en arrière droite et Céline à l’aile nous offrent une belle défense, pleine de cohésion et d’entraide. Max fait un joli arrêt, en provenance de l’aile droite, mais la balle, déviée par son pied, arrive directement dans les mains de l’arrière, qui marque aussitôt (13 – 9). Romain, en demi, se fait le maître-cérémonie de l’équipe : « Pablo, retour ». Décalage sitôt enclenché et qui porte ses fruits : Romain, en extension aux 9 mètres, au niveau de l’arrière, marque ! (13 – 10). Max multiplie les arrêts, Bastien s’élance bravement, mais ça ne rentre pas encore. Le demi de La Madeleine déroule ses un-contre-un dynamiques et marque (14 – 10). De l’arrière droit, Ade aperçoit Pablo à l’aile gauche et lui propulse le ballon, que Pablo expédie vers les cages, mais c’est dehors. Par la suite, Ade réussit à empêcher une contre-attaque. « Céline retour ! » continue d’indiquer Romain et remarque dont un ailier madeleinois commentera par un « C’est qui Céline ? » suivi d’un petit rire mesquin. PE fait une énième démonstration de son trop-plein d’amour en défense, mais cela ne suffit pas (15 – 10). Toujours au poste d’arrière droite, Ade travaille pour Céline, qui récupère la balle et tire ! Mais c’est arrêté, par ce décidément coquin de gardien, qui ne semble décidément pas décidé à en laisser passer quelques unes (contrairement aux bières qu’il déglutira plus tard)… Un Spartakiste reçoit une passe au niveau des pieds, mais l’arbitre se montre lui-même spartakiste, en détournant le regard, de façon fair-play.

La seconde mi-temps est à l’égal de la première, et l’attaque (pal)patine, tant et si bien que l’arbitre lève le bras. Bastien déclenche alors aux 9 mètres, mais c’est arrêté. La Madeleine, quant à elle, enchaîne les réussites (16- – 10). Ainsi, l’écart se creuse pernicieusement. C’était sans compter sur Stefan, qui enfin dompte cette espiègle zone ! (17 – 11) « Un modèle de tir d’ailier de Stefan, qui vole comme un papillon, et pique contre l’abeille », lit-on dans le carnet, qui fleure bon le printemps et les cerisiers en fleurs. Cette aile gauche nous portera chance, puisque c’est ensuite Manu qui l’assaille (18 – 13). Une joueuse fluo marque, et le score s’envole de deux points, donc (20 – 13). Et soudain ! But jouissif et plein de la rage de vaincre d’Antoine, accueilli par les « Waaaaoh » du banc !

On ne sait pas si l’ailier de La Madeleine a sciemment tenté de décapiter Manu, ou si c’est ce dernier trublion qui a eu la facétie d’aller fourrer sa tête sous le bras de l’adversaire, mais dans tous les cas, ça se solde par un penalty, dûment envoyé au fond des filets par Antoine ! Qui, en plus, se paie le luxe de marquer derrière ! « He’s on fire ! ». La plancha de Céline aurait-elle enfin fait des émules ? En défense, Manu récupère le ballon et lance une contre-attaque. Nico récupère la balle et la distribue à Justine, qui tire, mais, nom de dieu, quel casse-pied, ce gardien ! Celui-là, on n’aurait vraiment pas envie de boire des bières avec.

On profite d’un temps mort pour souffler. 21 – 16 pour La Madeleine. Il reste dix minutes de jeu. Tous les espoirs sont encore permis. Le jeu reprend, le Spartak offre une belle défense, mais elle se prend les pieds dans le tapis de la zone, et La Madeleine profite de ce penalty (22 – 16). En attaque, la balle circule, mais sera perdue. « Céline, reviens ! » rugit Max. On avait tous déjà les yeux rivés sur la défense. On se retourne alors, et on découvre que Céline a très bien, trop bien, intégré la devise spartakiste du fair-play, car, plutôt que de fondre en défense, celle-ci est allée, dans un élan de bonté, de magnanimité, de grandeur d’âme qui la caractérise, chercher la balle au point de corner, afin de la donner aux Verts fluo. Le chrono s’emballe, ce qui semble donner des ailes au Spartak ! Celui-ci inflige un +2 à La Madeleine (23 – 18). Manu fend le terrain, lancé dans une contre-attaque éclair dont il a le secret. Difficile, alors, pour la défense, de l’arrêter sans faire faute. Le penalty est sifflé, ainsi qu’un 2 minutes pour Antoine, un chouïa trop remonté contre quelques décisions de l’arbitre.

Ça y est, on entre dans les dernières secondes de jeu… Romain nous offrira un ultime but, à 29’50 ! Puis, l’arbitre siffle, et le match se clôt sur un 27 – 21 pour La Madeleine. Les joueurs victorieux font retentir leur cri de guerre (que le Spartak aura éhontément copié en première période, n’ayant toujours pas encore trouvé le sien) : « APÉROOOOOO » ! Oui, très bonne idée. Allons vite oublier ce match, dans l’ivresse des conversations, que l’on sait toujours agréables, avec La Madeleine.

 

Une jolie et fraternelle photo dans les buts et une douche plus tard, on se retrouve bien vite autour de la table, garnie de bières, de briquettes de jus de fruit et de chips. Les plus téméraires s’emparent des Belle Brasseuse et saluent ce choix impertinent de Stefan, se remémorant leurs premiers cap’s, et autres soirées punk à chien, à travers ce breuvage fruste, agissant telle une Madeleine houblonnée. C’est donc la 3e mi-temps qui débute, celle où brille le Spartak, se consolant ainsi de briller dans un domaine ce soir. Les conversations vont bon train, et les équipes se mélangent. Quel plaisir ! Les bières s’enchaînent, mais tel le tonneau des Danaïdes, la table ne désemplit pas des bouteilles aux reflets verts sombres. Les irréductibles se voient conduits vers la sortie, pour cause d’alarme imminente. Les packs éventrés jonchent désormais le sol et la fièvre des photographies barrées bat son plein ! Après Decathlon, c’est la salle du Romarin qui sert de décor à nos mises en scène amusées. Mais, pour la première fois, le Spartak rencontre un adversaire à sa hauteur : deux Madeleinois usent si bien d’arguments qu’ils réussissent à entraîner les derniers forcenés spartakistes au bar, malgré l’heure déjà tardive.

Et c’est autour de bières au prix exorbitant qu’on refait le match et qu’on immortalise cette très belle fin de soirée, en compagnie de nos chaleureux adversaires. On soupire d’aise. Le match poussif ? Le score décevant ? On l’a déjà oublié, car, la victoire, dans ce championnat loisir, on l’a déjà emportée il y a bien longtemps, depuis la première gorgée de bière partagée, lignée d’une longue série de conquêtes passées et à venir, et qu’on attend, impatiemment, sourire aux lèvres.

Prochain match, vendredi 3 mai à Roubaix, qui s’ouvrira par un cri de guerre caustique.

« Kung Fu Fighting » : épisode 8

Ndlr : Cet article n’est pas sponsorisé par Chérie FM.

Le temps a dû paraître long pour toi, cher lecteur. Pensais-tu que nous étions partis ? Que nous avions abdiqué ? Jamais.

« T’es tendue comme une crampe… Si, t’es tendue… Si je te dis t’es tendue, t’es tendue ! ». Ah ça Claudy, on était tendu. Malgré des exercices handballistiques préparés avec attention par Antoine, l’équipe spartakiste était plus stressée que jamais. Depuis combien de temps n’avions nous pas joué ? À l’époque de l’annonce de cette date, le match nous paraissait encore loin et facile, mais plus les semaines et les jours avançaient et plus nous nous rendions compte que l’effort serait sûrement vain.

Mais il fallait y croire. En même temps, la liste des absents s’allongeait, pour des excuses plus ou moins valables. Pourtant, une éclaircie dans cette obscurité : le retour tant attendu de Guillaume ! Plus froid que jamais, car éreinté par l’entraînement de la veille (ou peut-être par la trentaine), il ne se sentait vraiment pas en forme mais crois-le ou non, il a donné de lui ce soir…

Finalement, 10 joueurs étaient présents : Max, Antoine, Céline, Bastien, Abdel, Sam, Uriel, Youyou, Guigui et notre nouvelle (et très bonne) recrue, Adeline.

Arrivée discrète à Villeneuve-d’Ascq, où un des deux convois était plus disposé à faire un tour à l’EHPAD de la rue des Comines qu’au gymnase (et je ne fais en aucun cas référence à la moyenne d’âge des covoitureurs).

Une fois toute l’équipe sur le terrain, le temps n’est pas aux embrassades mais aux échauffements. Max s’énerve, bouillonne d’impatience de rentrer dans le vif du sujet.

Et arrive le sifflet annonçant le début du match. Tout le monde se réunit et crie « SPAR-TAK » à un presque unisson (ne brisons pas l’espoir d’un cri de guerre réussi).

Sur le banc : Guillaume, Céline et Sam. La déduction sera simple pour savoir qui a lancé les hostilités.

Antoine, chaud comme une plancha, s’élance vers l’équipe adverse, intercepte le ballon, fait une passe remarquée à Adeline qui lui renvoie la balle. Et quelle surprise… 1er but de l’équipe !

Mais s’ensuit sans surprise le retour de l’équipe adverse. 1 – 1.

Youyou a retenu la leçon, l’extension, le pivot, tout. Je ne pourrais pas réexpliquer les circonstances exactes de ce but, mais je peux vous dire qu’il était beau…

Cependant, la beauté, ce n’est pas tout. Et les villeneuvois l’ont bien compris… 2 – 2 « Oh nooon », dit Guillaume. « Jamais deux sans trois », 3 – 2. L’expression marche pour les adversaires, mais également pour le Spartak. Sam s’élance dans les airs telle une hirondelle qui s’éloigne à tire-d’aile en emportant le duvet qui était notre lit un beau matin et BUT. 3 – 3.

Balle aux adversaires, la défense spartakiste lève les bras, pousse, terrifie, mais tir des 9 mètres. Et Max ? Que devient-il ? Fait-il une sieste dans les cages ou sirote-t-il un mojito ? Non. Il fixe le ballon, le suit du regard, le menace et l’attend. Tir de Villeneuve-d’Ascq de l’aile et Max s’élance et arrête le ballon ! Le temps est suspendu, tous les regards sont braqués sur lui et les Spartakistes reprennent enfin leur souffle.

Mais ils sont vifs, en face. Ils récupèrent la balle, s’insinuent discrètement dans le mur défensif et marquent. Déception et désespoir nous habitent. 5 – 3, 6 – 3. L’écart grandit, tout comme notre angoisse.

Vient alors l’homme de la situation : Antoine Le Grand. Sur une passe d’Abdel, il marque, puis enchaîne grâce à une belle passe d’Adeline et, tel l’Empire il contre-attaque pour Abdel qui arrive et qui, tel un aigle noir dans un bruissement d’ailes, prend son vol pour marquer un but. 6 – 6.

Évidemment, tu connais la suite cher lecteur. La mi-temps est sonnée et le score est de 11 – 8 pour Villeneuve d’Ascq 1.

Une fois l’équipe réunie, Antoine prend la parole pour nous faire un discours inspirant à l’image du Dalaï Lama à ses disciples.

Reprise du match : les buts vont bon train. Des arrêts du goal de V-A, Max, un but de Sam, mais un écart fixe : 13 – 10.

Une faute de Villeneuve leur coûte 2 minutes (pour une fois, elles ne sont pas pour Céline précise le scribe). Malgré un effectif réduit, ils enchaînent d’une manière déconcertante les buts. 15 – 10. Antoine, persuadé que la condition physique lui manque ce soir, marque pourtant un très beau but sur un tir en appui.

Mais ça ne suffira pas.

17 – 12, Temps mort. Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord d’accord.

19 – 12, 45e minute. Nos espoirs sont définitivement enterrés.

Afin de nous faire complètement abdiquer et perdre toute forme de croyance, le gardien de Villeneuve-d’Ascq récupère la balle, la lance. Tous les yeux sont rivés sur elle. La balle traverse le terrain et dépassant Max, finit dans les filets.

Mais, que devient Guillaume me diras-tu ? Certes excellent scribe, il n’en est pas moins un joueur hors pair.

Pivot, discrètement infiltré au sein de la défense adverse, il récupère la balle et marque un but !

Les tentatives sont là, la volonté est présente, mais le talent nous a quittés pour aller voguer vers de nouveaux horizons. 21 – 13.

Guillaume et Uriel ne perdent pas le nord et continuent d’y croire. À juste titre : le score remonte à 22 – 15.

On en entend certains pleurer sur le banc, d’autres gémir, d’autres baisser les bras, et Mad Max, furieux, nous lance « C’est pas de la danse les gars, c’est du hand ! ». Tu as raison Max, nous aurions dû mettre nos tutus ce soir.

C’est le temps qui court, court, qui nous rend sérieux, mais un peu fou. Céline, de l’aile gauche, récupère la balle et s’élance pour marquer. Oh non, c’est la transversale. Bastien, à l’affût, récupère la balle et marque un magnifique but de l’aile droite. Quelques secondes plus tard, le sifflet final sonne. 25 – 18. Encore une défaite pour le Spartak, mais la bataille fut belle mes amis.

La photo de groupe ? La bière ? Pas pour ce soir cher lecteur. Bon, pour nous faire pardonner, on vous a concocté une ancienne photo remplie de doubles d’Antoine, allez savoir pourquoi. Nous nous quittons courtoisement, hâtivement aussi, pressés de flanquer une raclée à nos prochains adversaires. Place aux playoffs !

Planning d’avril (le vrai, cette fois-ci !)

Le voici, le voilà, l’authentique planning du Spartak lillois accessible à tous pour 1 euro par mois 😎💃
Ce mois-ci, lancement de la marche/méditation, reprise tonitruante des Foulées spartakistes et, à noter dans vos agendas : notre ASSEMBLÉE GÉNÉRALE festive le 26 avril !
Nous lançons également une grande collecte d’équipements sportifs #faitesletri #deuxièmevie #solidaire