« Kung Fu Fighting » : saison 2, épisode 3

La nouvelle année commence sur les chapeaux de roues pour le Spartak lillois. Après notre défaite à Romarin avec nos chers et tendres amis de La Madeleine, nous voilà repartis pour de nouvelles folles aventures et cette fois-ci, au fin fond de la contrée de Mons-en-Baroeul. Nouveaux adversaires pour cette année de tournoi loisir, mais non sans surprise, une nouvelle histoire d’amour se noue peu à peu avec eux. C’est donc avec beaucoup d’impatience et un peu d’appréhension que nous nous sommes lancés dans cette aventure riche en rebondissements et en émotions.

Lundi 27 janvier, 20 h 30. Les premiers combattants s’apprêtent à prendre place au sein des différents carrosses nous envoyant tout droit vers de nouveaux horizons encore inconnus et bien brumeux.

Certains ont encore du mal à se remettre du mythique tournoi Rouge et Noir de la veille. Entre les exercices de fitness, les blind tests enflammés et les matchs de hand, futsal, ultimate, basket et balle au prisonnier, l’heure était plus au repos et plateaux-repas qu’aux courses sur un terrain. C’est peut-être aussi pour ça que le banc des remplaçants était bien vide ce lundi…

Toute cette tension musculaire n’a pourtant pas empêché Matthieu, Nico, Youyou, Val, Justine, Céline, Agathe, Aurélien, Uriel et Armandine d’être présents. Sans compter sur Edouard, dans les gradins pour nous supporter et filmer ce match, aux côtés de David, autre supporter spartakiste. Dix valeureux fifrelins prêts à en découdre contre de nouveaux et féroces adversaires !

L’échauffement commence doucement, lancé par un Valentin plus chaud que le feu des enfers.

Pour preuve, c’est sans crainte qu’il décore magistralement sa cage de l’écharpe du RC Lens et d’une casquette. Devant le regard suspicieux et ébahi de ses coéquipiers, on entend crier : « Ce sont mes grigris ! » Notre sort serait-il donc si malheureux ?!

Une fois les corps frais et mouillés de l’équipe chauffés, l’éternelle question de « qui commence ? » se pose. Au loin, nous entendons « Qui c’est qui court ? Monchicourt ! ». Le scribe qualifiera ce cri de guerre d’« énigmatique ». En effet, nous serions curieux de comprendre la signification de cette exclamation. De notre côté, notre chant est beaucoup moins élaboré puisque plagié. Mais nous réservons notre inspiration pour les chroniques.

Le coup de sifflet est donné ! Le Spartak lillois est prêt, campé en défense à attendre le premier coup qui lancera l’offensive et déchaînera les mers. Jusqu’au moment où l’arbitre, intrigué, nous rappelle que c’est à nous d’engager. Et c’est devant des coéquipiers, spectateurs et adversaires hilares que nous remontons le terrain, un peu cois mais bien déterminés à en découdre avec les Monsois.

La première action est lancée par Uriel, qui passe la balle à Aurélien. Première tentative vaine, suivie par Mons dont la balle est arrêtée par Val.

Notre gardien aura inauguré ses grigris, donc, ce soir. Le baiser chaud laissé sur son écharpe du RC Lens lui aura voulu une force d’arrêt majestueuse, d’une main ferme et prête à en découdre.

La confiance commence doucement à prendre le dessus sur l’appréhension. Du demi on entend Nico crier « Céloche, retour ! » ; un tir, dévié, une balle perdue. Une parmi tant d’autres… Au bout de la 2e minute, le score est toujours de 0-0. Ce soir, nous avons décidé de travailler la finesse, la séduction de l’adversaire.

 Tout d’un coup, le premier Bernard sort de sa tanière, et crée un trou dans la défense monsoise, permettant à Uriel d’ouvrir le score. 1-0.

S’ensuit un enchaînement d’allers-retours, de lancers ratés. Jusqu’à ce que Mons récupère la balle sur une contre-attaque ratée du Spartak et marque. Les jeux sont faits, le score est définitivement lancé : 1-1.

Au vu de l’avancée des scores, nous pourrons affirmer que les gardiens étaient respectivement de vraies barrières contre la barbarie, des murs empêchant tous ballons de faire leur entrée dans les buts et de faire crépiter le feu naissant d’un sentiment de victoire.

Changement de main, Justine rentre sur le terrain. Après plusieurs contre-attaque, loupées, le score ne bouge toujours pas : 1-1 à la 10e minute. Ce match, à l’instar d’un bon film français, prend le temps de s’installer. Chacun prend ses marques, comme si les empreintes de pieds devaient se fondre dans le sol de ce gymnase encore jamais inauguré par le Spartak. Les courses sont rapides, mais la précision reste à retravailler.

Jusqu’à ce que Mons remonte le score, sur 2 contre-attaques. Mais c’est sans côté sur Aurélien, qui tel un aigle royal, s’envole dans les airs pour marquer son premier (mais pas dernier) but du match, suivi par Matthieu qui égalise.

Toute cette soudaine excitation, vivant son apogée à la 17e minute, sera conclue par Uriel et son but nous menant à l’avantage. Temps mort (mais pas littéralement, la table continue de faire des blagues et de divertir les âmes esseulées, fatiguées, suantes sur le banc).

Le match reprend, et Armandine relance l’action en se faufilant dans la défense. Le gardien, sans pitié, arrête son tir. Derrière, Mons en profite pour marquer. 4-4.

Matthieu aussi tentera de passer et de s’envoler grâce à sa grande détente. Mais lui sera vite cloué au sol par un coup d’épaule. Tel un vrai Spartakiste, il se relève, la tête haute. Mons enchaîne cette action part un but. La colère monte mais on sait bien que la vraie bataille se mène sur le terrain (et dans la rue, en manifestation, certes). Ni une ni deux, Matthieu se venge et tel un couteau planté droit dans le cœur, marque d’un tir franc et direct !

Uriel, maître de la roucoulette spartakiste, lance un tir improbable, qui passe ! C’est ainsi que volant dans les airs, il s’élance et se lance dans une comédie digne de Maurice Béjart et faisant plus d’envieux que de raison.

Pendant une seconde, le temps est arrêté. Le silence plane, jusqu’au moment où ses pieds retombent au sol, laissant vibrer et résonner ce moment de grâce ne nous laissant qu’avec ce souvenir impérissable de beauté infinie.

La phrase finale, acquiescée par tous sera énoncée par Nico : « les gars, faut mettre 1 point de style là ! ». Et encore Nico, 1 point, tu es bien gentil…

C’est sur une faute et un penalty que le Spartak marque le point suivant, suivi par Aurélien qui tente de l’aile, puis lucarne, puis récupération, pour une nouvelle lucarne. C’est un véritable ascenseur émotionnel que nous vivons là, balancés entre la fascination et la douleur de ne pas pouvoir se concrétiser une telle action.

C’est Nico -toujours lui- qui va achever cette action en marquant un point, puis nous encourageant à avancer vers l’égalisation via une contre-attaque.

Mi-temps, 7-7.

D’un commun accord, Valentin, resté dans l’ombre, est nommé l’homme du match. En effet, on en dit bien peu à son sujet, mais il n’a cessé de se jeter corps et à âme sur le ballon, fugace, ne laissant aucun espoir et répit à l’adversaire. Il aurait pu dire « merci », mais sa répartie est à la hauteur de son talent : sans limite. « C’est toute l’équipe l’homme du match. Je ne ferais pas ça pour n’importe qui. »

S’ensuit un encouragement chaleureux à Céline, un peu inquiète de son inefficacité : « Bloque la défense, fais des trous, SOIS UN VRAI PLOT ! » Font-ils référence au legging de toute beauté ?

Reprise du match. Mons ouvre le score : 8-7. Pendant que les joueurs, ayant à peine pris le temps de respirer, reprennent de vives couleurs sur le terrain, la table continue de se marrer, sûrement à prédire le nombre de bières qui seront vidées en 3e mi-temps. Quelques tentatives loupées du Spartak contre un tir réussi de Mons. Le score continue de se desserrer : 9-7.

Une perte de balle à Mons nous donne ainsi l’avantage…mais Céline récupère la balle, et préfère l’envoyer dans les vestiaires de l’équipe adverse plutôt que sur le terrain. Mais elle ne serait visiblement pas la seule à perdre balle sur balle, puisque les deux équipes enchaînent ainsi.

Nadir, de Mons, en pivot tape le poteau, encore. « Au bout de trois poteaux, on lui compte un but, il donne de la bonne volonté », s’écrie la table. Nous noterons le positionnement très pédagogue et encourageant.

Entre deux balles perdues et un tir raté de Céloche au pivot, l’arbitre prend le temps de signaler à Nicolas ses lacets défaits. Quelle prévenance…

Aurélien nous permet de remonter le score : 9-9.

Encore une fois, le 7 de Mons marque. Sur le banc, la colère commence à grandir : « Bon sang, il est vraiment fort celui-là ». Certain.e.s le compareront même à un dessert latte. Mais malgré la douceur du moment, l’amertume commence à envahir nos palais.

Justine revient sur le terrain et tout le reste de l’équipe, en défense, ne lâche rien, comme la grève. Ça lutte, bloque, sans blesser, les lacrymogènes n’étant pas recommandés durant un match de hand.

A bout de souffle, le Spartak demande un temps mort : Val en profite pour embrasser son écharpe.

Engagement pour nous. Armandine tente de tirer de l’aile, presque ! « Ça aurait fait du bien. » 50e minute, 15-12 pour Mons…

S’enchaînent des pertes de balle spartakistes, récupérées en contre-attaque par Mons et marquées. Rapidement, l’écart grandit : 19-13 à la 54e minute. Tout va très vite pour nous, sportifs du dimanche bien mal habitués à courir si longtemps, si vite…

Le match finira par une défaite du Spartak, à 22-15.

Nouvel arrivant dans le tournoi, Mons nous réserve encore de belles surprises. Après une douche chaude pour les filles et plus froide pour les garçons, toute la joyeuse bande se retrouve autour du bar monsois. Et là, quelle stupéfaction ! De la bière – de qualité – à foison, des gâteaux maison… et une descente à faire trembler un skieur professionnel ! Bon sang, serions-nous également en train de perdre la 3e mi-temps ?! Après avoir dégusté le cake fait maison, les quiches, les gâteaux avec leur glaçage, les chips, le prosecco (!!!), nous nous apprêtons à repartir. Avant de quitter les lieux, Valentin remplit une dernière fois ses poumons de cette belle énergie qui plane : « Cette salle est très feng shui ».

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Effectivement Val, cette salle est feng shui, surtout quand on peut lire sur les murs « Ecole de hand, école de la vie ». Encore une fois, nous rentrerons vidés par beaucoup de courses, de déception de n’avoir pas été à la hauteur d’un tel accueil, mais aussi de rires, et de belles promesses de futurs tournois « sportifs » partagés avec nos nouveaux amis, les Monsois.

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