Foot loisirs Phase 2 – Janvier à juin 2014

Résumé de la deuxième phase du championnat de Foot loisirs 2013 – 2014

Matchs de janvier à juin

les yeux dans les gueuxAprès la très belle troisième place obtenue par le Spartak lors de la première phase et la promotion en division supérieure, continuez de retrouver vos sportifs préférés chaque début de semaine pour suivre le résumé des matchs de championnat.

Au programme : de la poésie, du rire, de l’amour, du suspense, des rebondissements et des surprises…

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FINAL : Une honorable 6e place, le trophée du fair play !
Après un dernier match gagné sur tapis vert face à Lezennes, le Spartak termine la 2e phase à la 6e place. Mais le plus important, c’est que nous avons été élu équipe la plus fair play par les 56 autres équipes de foot loisirs.

L’article sur cette grande et belle victoire est à lire ici

Au centre, la coupe du fair-play

Au centre, la coupe du fair-play

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Spartak Lillois 3-3 Les Footards

Fémininement Foot – Un match vu des gradins

lentilles-fantaisie-ballon-footSupportrice et reporter (à mes heures sacrément perdues), j’ai accepté de me frotter au jeu du résumé de match. Parce que le football by le Spartak Lillois se vit aussi dans les gradins.

12 mai 2014. 19h30, 9 spartakistes sont sur le front. Prêts à s’attaquer aux Footards. C’est le temps de l’échauffement. Ils apprivoisent la balle, tels des Petits Princes apprivoisant un Renard. Pareil, j’vous jure.

Côté supporters, pas de pression, mais des packs de Kro. Mon calepin est prêt, mon stylo 4 couleurs entre les mains. 20h, le sifflet retentit.

8ème minute : les adversaires frappent la barre du but de notre cher Romain Joubert. Alors que quelques minutes plus tard Jibé caresse le poteau adverse, on entend les supporters crier : « les gars c’est pas du rugby ». « Ils sont trop payés ! » s’accorderont-ils ensuite. N’ayant pas eu vent de ces répliques foudroyantes, l’équipe du Spartak poursuit le match, bon an mal an (t’avais déjà réussi à la placer celle-là Djoub Djoub ?). Nico et Jibé nous dévoilent alors leurs qualités footballistiques. Une belle tentative collective. « On se serait cru dans Fifa », déclareront certains supporters cultivés.

Malgré cela, 18 minutes sont passées et une supportrice exprimera même son ennui.

Le match continue. Un bel arrêt de notre goal en Nord. Des tirs plus ou moins cadrés. Pas mal de buts dans le filet latéral. C’est cool mais ça sert à rien, hein les gars ! Nous ce qu’on veut c’est de l’action, de la vraie !!

Partez pas ! Il va y en avoir de l’action ! Matt, près du but (adverse, il va sans dire), fait une magnifique passe à Panda qui explose un filet de plusieurs kilos d’oranges, droit au but. (1-0). Le Spartak et ses supporters sont en joie. On ne s’arrête pas en si bon chemin les mecs : Joris nous fait un grand pont ce grand fou ! Hop, centré sur Jibé, décalage et but du breton (2-0). Le Spartak est en liesse. Il reste 2 minutes avant la mi-temps. Romain en est sûr : « no pasaràn ! », alors il arrête le ballon avant qu’il ne soit trop tard. Les chants à l’honneur du gardien pleuvent. Mais les oranges, malgré le printemps, ne sont pas en reste. Corner. But (2-1). Le perfide ballon est rentré dans les filets.

C’est la mi-temps !

C’est la reprise ! Deux minutes plus tard, à peine, Momo se la joue Thierry Le Luron (référence vintage qui plaira sans nul doute à certains de nos lecteurs). J’y vais, j’y vais pas ? Hop / hop / hop, à 3 reprises, il fait mine de frapper la balle, positionnée face au but adverse. Mais non, le coquin opte finalement pour une passe à Joris qui marque le but. Ne vous emballez pas, pour des raisons encore obscures et controversées, le but ne sera pas pris en compte. Les spartakistes ne se démoralisent pas. C’est bien simple, ils ne se démoralisent jamais. Les supporters non plus : « Pandaaaaaa, fait la chandelle ! ». Et quelques instants plus tard : « On l’attendait la chandelle, et finalement, c’est Valentin qui l’a faite ». Quand Joris s’est mis à faire une roulade arrière, on s’est demandés pourquoi ils n’étaient pas venus en justaucorps ceux-là. Bon on se remet au foot cette fois ?

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Annabelle, calepin sous le bras..

Alors, Valentin tire, en plein cadre. Corner, etc. Quentin y va de son petit corner aussi, la balle est récupérée par les Footards. Momo est là aussi, il tire au-dessus du poteau. Les joueurs et les supporters applaudissent le geste. Méli-mélo de tentatives et de « hooooo » tous droits venus des abribus à supporters (des abriters ? des suppobus ?).

48ème minute : Panda revient, plus fort que jamais en marquant un nouveau but dont lui seul connaît la recette (3-1). Il est embrassé par ses pairs. « Panda est capable du pire comme du meilleur ! » commentera l’une de ses supportrices (venir me voir pour des infos supplémentaires). Les oranges ont grave le seum.

L’offensive spartakiste ne cesse d’effrayer les troupes oranges. Malheureusement, une « petite main dans la surface » se transforme en péno à l’origine d’un but supplémentaire en faveur des adversaires, le tout sous les huées des supporters (3-2).

Pouce ! Je tiens à présenter mes plus plates excuses auprès de mon lectorat car on m’apprend que le score est en réalité de (3-3). Je devais être en train de décapsuler une bière ou de planter des géraniums, je ne sais plus. Toujours est-il que le score est ainsi nul, et que ma place de résumeuse-adjointe est surement en jeu. Soit.

Le match prend fin, sur un tir de Momo.

Les gentils spartakistes n’ont pas le cœur à la fête mais leur incontestable fair-play est, ce soir plus que jamais, mis à l’honneur.

Annabelle,

Qui remercie Djoub Djoub pour lui avoir laissé l’opportunité de s’exprimer.

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SPARTAK LILLOIS 4 – 2 La Madeleine

Un Spartak de combat !

La photo de classe du nouveau gouvernement spartakiste ?

La photo de classe du nouveau gouvernement spartakiste ?

Le résumé a pris un peu de retard, et comme il n’y avait pas de match hier, nous avons pris une bonne semaine pour avoir un peu de recul sur lundi dernier. Et on peut dire qu’après la « défaite encourageante » d’il y a deux semaines, le Spartak a procédé à quelques remaniements, pour aligner une équipe de combat face à la Madeleine, un adversaire à priori abordable. Parmi les surprises, le retour de Benjiche au Ministère de l’Attaque et du Milieu, un poste fort convoité. Ça tombe bien, nous fêtions la Saint Benjamin. Et comme le dit l’adage populaire, à la St Benjamin le mauvais temps prend fin, alors un seul mot d’ordre Spartak, let the sunshine in !

Ahhhh Benjamin. Arrêtons-nous d’ailleurs sur ce prénom et faisons un peu d’histoire. Benjamin veut dire en Hébreu « fils de la droite ». Incroyable, c’est écrit, il est notre sauveur, notre Manuel Valls à nous. Bon j’arrête là si je veux avoir encore une petite chance d’être vivant pour le prochain match.

Le Spartak retrouvait donc son Mont de Terre sec comme du raisin sec, mais toujours aussi chaleureux et accueillant, notamment grâce à des supporters quelque peu farceurs et moqueurs.

Le match peut débuter. Le Spartak semble bien dans ses pompes et domine largement le début de match. Il règne sur le ballon sans partage, à la manière d’un insupportable enfant unique. Mais tel le saumon, la Madeleine va aller contre le cours du jeu, pour éviter de finir en blini. Ce but, j’ose à peine vous le décrire, mais mon éthique journalistique me l’impose, et puis faut bien que j’aie des trucs à raconter. Sur un corner anodin, les Spartakistes ne sont pas concentrés et procèdent à un changement. Personne n’est vraiment attentif et le Madeleinois propulse le corner directement dans les filets, bien aidé par le duo du Poitou, Romain Panda et Romain D’joub D’joub à la ramasse (0-1). J’en profite pour passer un message perso à François Hollande : « Mon bichon, Ségolène au gouvernement c’est du suicide ! Regarde les dégâts qu’on fait, nous les Poitevins au Spartak. On risque une catastrophe nucléaire là ! ». Message transmis.

Le Spartak l’a un peu mauvaise, et doit retrouver un peu de FRA-TER-NI-TÉ et de la bravitude (je note que Word ne reconnait pas ce mot et le souligne sournoisement de rouge). Réaction attendue donc. Les occasions ne manquent pas, mais le gardien madeleinois enchaîne les arrêts et les parades de grande classe qui font pleurer (comme des madeleines) les attaquants spartakistes. A force de taper à la porte, ça va finir pas rentrer. Sur un corner bien tiré, Nico place une tête rageuse qui remet les pendules à l’heure d’été. (1-1). La deuxième partie de cette première mi-temps sera à sens unique, un peu comme toutes les rues d’Hellemmes. Les Spartakistes ne veulent toujours pas prêter la baballe à leurs copains, et tentent inlassablement de la glisser au fond des filets, mais ce gardien pose décidément beaucoup de problèmes. Il tient bien la baraque à frites ! Les deux équipes se quittent à la mi-temps sur ce score, plutôt frustrant.

Les Spartakistes reviennent avec la même envie, la même détermination. La route est droite, mais la pente est forte, on le sait. Mais Spartak needs la Madeleine to win against La Madeleine. Et ils continuent à produire un jeu tout à fait agréable. Assez rapidement, le deuxième but va arriver. Romain Panda récupère une balle en retrait et envoie un boulet de canon. (2-1). Et comme dirait Jésus, « ça serait bien d’enfoncer le clou ! » Il faudra là encore de nombreuses tentatives, mais c’est Franciscooo et son nez flambant neuf qui va venir s’arracher, nez à nez avec le gardien, pour aggraver le score (3-1).

La Madeleine n’est pas venue pour se faire trempouiller dans le thé, n’en déplaise à Proust. Il faut donc partir à la recherche du temps perdu, et se jeter à cœur défendu dans la défense spartakiste. Et c’est sur un contre que La Madeleine va pouvoir mettre un nouveau but dans son bas-de-laine. Grosse frappe au 1er poteau et c’est le but ! (3-2). Le Spartak peine vraiment à tuer le match. Mais en même temps, les meurtres, la peine de mort tout ça, ce n’est pas notre dada.

(Sur ce, mon calendrier de ministre m’oblige à passer la parole à mon acolyte Valentin, qui reprendra comme si de rien était…)

Mais bon, que serait un match du Spartak au Mont de Terre sans notre Momo national, notre ministre de l’Intérieur du Terrain ? Bien lancé dans la profondeur, il passe à l’exécutif, fait Vallser les défenseurs et impose sa loi dans la surface adverse. Le ballon est dans les filets, 4-2, terminé, merci, bonsoir ! Les dix dernières minutes du match seront un copié-collé des dernières minutes de la première mi-temps, c’est-à-dire une montagne de phases de jeu spartakistes qui accouche d’une souris. L’occasion également pour les supporters de chambrer Ben, alias « fils de la droite », suite à une frappe manquée.

François B. de Pau, très ému après la victoire du Spartak

François B. de Pau, très ému après la victoire du Spartak

(Ça va, Romain, j’ai bien repris ?)

L’essentiel est quand même là, le Spartak n’a pas perdu son fief et continuera d’y régner pour un nouveau sextennat (enfin, on l’espère). Une victoire qui a retenti dans toute la France : « C’est, pour moi, une émotion très grande », s’est exprimé un certain François B. de Pau.

C’est ainsi que démarre une longue trêve, une très longue trêve même, le prochain (et dernier) match au Mont de Terre aura lieu le 2 juin contre Lezennes, avec, espérons-le, une marée de supporters en délire ! Entre-temps, le 12 mai, le Spartak ira se frotter aux Footards. En attendant ces deux ultimes joutes de la saison, le Mont de Terre sera remanié et tous les Spartakistes de combat sont invités à venir maltraiter le ballon le lundi dès 19h et le jeudi à partir de 18h !

Romain D’joub D’joub (et Valentin, donc)

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Camphin-en-Carembault 5 – 2 SPARTAK LILLOIS

Un match qui ne manque pas de relief !

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Malgré le flou « artistique », nous distinguons les éléments importants de la photo : l’herbe pas très verte, le but pas très droit, ou encore les poteaux de corner qui ont fait irruption sur la scène…

Pour ce 6e match de championnat, le Spartak retrouvait une vieille et fort sympathique connaissance, Camphin-en-Carembault. Une équipe rencontrée lors de la phase précédente et qui avait débouché sur un match époustouflant à Mont de Terre, avec deux buts dans les dernières minutes qui avait permis au Spartak d’arracher le match nul (6-6). Par ailleurs, Camphin avait été victime à l’aller d’une scandaleuse salve de jeu de mots pourris sur le nom de sa ville dans le résumé. Prions pour que ce fléau ne se reproduise pas.

En ce 24 mars (j’en profite pour souhaiter une bonne fête à tous les Adémar qui nous écoutent, on vous embrasse fort fort fort), le Spartak se déplaçait donc au fin fond du confin de la Région, à la limite du Nord et du Pas-de-Calais, à la lisière du bassin minier. Le Spartak n’est pas venu avec des ambitions démesurées. C’est un commando suicide de 6 joueurs (+1 arrivé en cours de match, Merci Quentin), pas de remplaçants donc, mais un cœur gros (et gras) comme un Welsh Royal et une tenue rouge de combat.

Élément important de ce match c’est le terrain. Comment vous expliquer… Vous voyez les Jeux Olympiques de Sotchi ? Vous voyez une piste de ski de bosses ? Ben, enlevez la neige, entourez le terrain d’un mur de briques, diffusez une légère odeur de fumier et éclairez le tout avec un réverbère et le décor est planté. Du foot loisir-rustique comme on l’aime (nos chevilles moins).

Et c’est parti ! Les athlètes skient plutôt bien et tentent de négocier les creux et les bosses. Lors des dix premières minutes, le Spartak se crée quelques occasions, mais ce sont surtout les locaux qui mettent la pression. La défense tient bien la baraque avec un Romain-Panda des grands jours et un Nico en véritable tour de contrôle (pas celle du vol Malaysian Airlines quoi). Ajouté à cela un D’joub D’joub de gala, complètement « free from desire », qui sort gagnant des trois premiers face à face, bien aidé par son allié auvergnat, j’ai nommé le « terrain Volvic ». Mais il faut se méfier du Carembault qui dort, et l’éruption arrive au quart d’heure de jeu sur une belle frappe croisée (1-0). Les Camphinlandais en veulent encore, et devant leurs quelques supporters, tout le gratin Camphinois à ce qu’on dit, ils inscrivent un deuxième but, malgré le sacrifice humain de TomTom sur la ligne. Le corps du défunt sera exposé sur la place Degeyter de Fives où chacun pourra venir se recueillir.

Avant la mi-temps, le Spartak pousse, et se créent pas mal « d’occaz’ », mais en face c’est solide comme un Roch Voisine. 2-0 à la mi-temps, c’est assez sévère pour nos vaillants Spartakistes, mais bon en sortant la calculette, on se dit que le deuxième tour est jouable si on parvient à mobiliser notre réservoir d’électeurs et que l’on maîtrise le jeu en triangulaire dans les bosses.

Les Rouges reviennent sur le terrain ultra combatif prêt à lancer quelques « bricks in the wall ». Les actions somptueuses se succèdent, des mouvements en-veux-tu-en-voilà, des petits contrôles à la papa (je sais, ça veut rien dire) ; des crochets, petits ponts, grands ponts, et cerise sur le pompon une action mythique : Valentin Becquembois dit « Val d’Isère » dévale la piste, met une « Val’ise » aux défenseurs et administre un centre astucieux pour son frangin, dos au but, qui reprend la balle d’une talonnade carrément zlatanesque ! A voté ! (2-1). La famille Becquembois fout le feu, et inscrit un but qui entrera sans aucun doute au Panthéon du Spartak. « ENTRE ICI, BECQUEMBOIIIIS AVEC TON AVEC TON TERRIBLE FRANGIINNNN ». Pardon je me suis un peu égaré dans l’Histoire.

Le Spartak fait mieux que résister malgré son effectif minimum. En vl’a un autre qui est intenable : Quentin le Rouge ! Il semble planer sur les moindres reliefs du terrain. Tel le Touareg dans les bosses ensablées du Sahara, tel le cavalier entre les bosses du chameau, tel Valérie Giscard-d’Estaing en déambulateur dans les bosses de Vulcania, Quentin dompte les bosses et enfume complètement les Carembossus-de-Notre-Dame. Après un bon nombre d’actions chaudes, TomTom se charge du « coup-de-pied-de-coin » (corner pour les has been). Quentin s’élève à une hauteur vertigineuse et boxe la balle de son Front de Gauche, pleine lucarne ! (2-2). Le Spartak revient bien au classement général de ce Paris-Dakar ; et Gérard Holtz hurle son amour pour les rouges devant tant de dextérité dans les bosses. La tempête de sable continue sur Camphin, qui digère mal cette mauvaise blague Carambar. Nico en remet une louche et envoie un missile dont il a le secret qui fracasse le poteau adverse, rebondit sur le gardien mais ne rentre pas. Les occasions manquées vont se multiplier, la malchance aussi, mais quel pied de voir jouer les rouges ainsi !

Camphin  l’a vraiment mauvaise, d’autant que le Spartak leur a déjà fait le coup du « blaireau mort » (© D’Joub D’joub copyright) à l’aller. Et quand enfin Camphin a faim, le camp d’en face se confine sans fin. D’autant qu’on commence sérieusement à s’épuiser chez les rouges, y a du relâchement dans l’air. Camphin et ses 4 remplaçants profitent de leur fraîcheur de vivre (♫ Hollywood chewing-gums ! ♫). Après une balle perdue par Joris (qui risque désormais lui aussi de se prendre une balle perdue), l’attaquant « Ca-Rimbault » glisse la balle « Vers l’aine » de D’joub D’joub qui s’étale tel le Dormeur du Val. Les sanglots longs blessent son cœur, et le vent mauvais l’emporte, pareil à la feuille morte. Bref ça fait chier quoi. (3-2). Et le Spartak n’en finit pas de mourir puisque quelques instants plus tard, sur un long ballon, D’joub D’joub s’avance pour effrayer l’attaquant qui distille, non pas du rhum, mais un lob magistral. C’est ce qu’on appelle du lobbying payant. Le Spartak ne baisse pas les bras et se défend tant bien que mal, mais la vague blanche est irrésistible. Peu avant la fin du match, un ballon mal relancé arrive dans les pieds d’un Camphétamine qui lâche une frappe sur-vitaminée qui fait mal, très mal, une « Steeve Briois » iront jusqu’à dire certains. (5-2). Mais rassurez-vous, les adversaires n’avaient rien à voir avec ce dangereux et sombre con. C’est donc sur ce score que s’achève un match agréable, à l’issue cruelle et pas vraiment méritée pour le Spartak, mais il était difficilement possible d’espérer mieux avec un banc vide.

Un gros coup de chapeau à Camphin, pour leur fairplay à toute épreuve, et pour le coup à boire après le match. Merci à eux aussi pour le nom de leur commune sans qui je ne serais rien.

Quant à nous chers ami(e)s, on se retrouve Lundi, au Mont de Terre, où nous attendrons la Madeleine (Madeleine elle aime bien ça) qui n’est pas une personne âgée, mais une commune. On essayera de ne pas jouer comme des Brel. Longue vie au Spartak, à Camphin et au Foot solidaire, à bas les fascistes, les creux, les bosses et le Paris Dakar !

Romain D’joub D’joub

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SPARTAK LILLOIS 4 – 4 Lille Antillais

Le Lundi au soleil (des Antilles)

spartak lilloisMe revoilà ! Après des mois d’absence, je me retrouve une fois de plus chargé d’écrire le résumé du dernier match du Spartak. Après le premier résumé, TF1 a appellé, BeinSport a appellé, Canal + également. Tous voulaient m’embaucher, me proposant salaires astronomiques et tickets resto en tout genre. Mais j’ai refusé ! Eh oui, mon con ! Tout ça à cause de mon contrat de stagiaire au Spartak qui ne prend fin que dans une dizaine d’années et trois jours.

BREF, ce lundi 17 mars, le Spartak Lillois affrontait les Lillois Antillais 2 dans un stade du Mont de Terre qui semble avoir mal vécu la météo propre à notre belle région.

Un match très exotique donc puisque nos Zantillais ne sont pas venus pour profiter des frites sauce bicky ou autres fricadelles.

Le coup d’envoi est donné. Le début du match est difficile, beaucoup de déchets té-que-niqueuh Jean-Pierre. Nos Spartakistes ont du mal à se mettre dedans et voient bien que leurs adversaires ont de la bouteille. Parenthèse rapide, devant le manque d’inspiration auquel je fais face, je vais sûrement abuser de jeux de mots sur le rhum et l’alcool en évitant toutefois d’en faire des tonneaux (pas mal hein ?). Le Mont de Terre se refroidit, les adversaires dominent et le Spartak peine à garder la balle (il est très triste le Spartak). C’est le moment que choisit Joris, aussi appelé Jorisimovic ou encore Diego Costo par ses plus grands fans, pour bousculer la défense adverse. Petit contrôle orienté en aile de geonpi, les adversaires manquent la balle et le jeune expatrié rémois envoie la balle au fond des filets d’une splendide demi-volée à la polonaise (je n’ai pas su faire plus objectif que ça).

1-0 pour le Spartak donc. Nos Spartakistes essayent de garder la tête froide et, vu la météo, c’est pas ce qu’il y a de plus dur. Les adversaires envoient de longues balles, le Spartak se désorganise, se désintègre dans le cosmos même et le bouchon saute. Égalisation adverse, 1-1. La fin de la première mi temps tourne au cauchemar à base de petit punch et autres gestes « à l’antillaise » comme on dit chez nous. L’attaquant adverse reprend une balle au centre et crucifie notre D’joub D’joub qui ne peut rien faire (non, rien de rien) 1-2. Les Spartakistes ont le moral dans les chaussettes, du coup ça gène pas mal pour courir. Le festival continue en face, le buteur adverse reprend, une fois de plus, un centre d’un geste qui ferait baver les plus grands de DH 1-3.

30 minutes se sont écoulées, c’est la mi’temps. L’occasion pour nos Spartakistes d’aller manger un peu de rillettes pour se ressourcer. Car oui mesdames messieurs, c’était open bar et apéro ce soir au Spartak !

Après avoir refixé les bases et objectifs de la saison (la Ligue Europa loisir, AU MOINS), le Spartak retourne sur le terrain ayant soif de victoire. Ils savent que rhum ne s’est pas fait en un jour et qu’il va falloir se mettre au goulot !

La deuxième mi temps repart sur de meilleurs bases et le Spartak se fait dominant, pressant, collant, à la limite du harcèlement moral. Ça pousse, ça tire mais rien n’y fait. L’entrée en jeu de Matt va sonner la révolte tant attendue. Amenant ses troupes jusqu’à la mort (ça déconne pas, le foot c’est sérieux) il se place en exemple, en martyr même, et va sacrifier la balle au fond des cages adverses 2-3. Le Spartak recommence à y croire, la flamme se ravive, les yeux brillent, les crampons scintillent, et pendant quelques secondes, le Mont de Terre est totalement ébloui. Momo, aux bonheur de ces dames sur le banc de touche, nous régale une fois de plus d’un tir magnifique dans le petit filet 3-3.

Il reste dix minutes à jouer et le Spartak contre attaque. Les adversaires ont du mal à faire tourner la balle et envoient le ballon devant mais la défense tient, parfois miraculeusement et grâce aux efforts de D’joub D’joub la main d’or. Sur une action collective finement menée, Jibé, connu pour être un fin gourmet, vient saler un peu plus l’addition, en oubliant toutefois le poivre (d’après Thierry Marx de TopChef) 4-3. Le Spartak a la banane, la pêche mais va se prendre une carotte et c’est pas bio à voir (pour votre santé, bougez plus). En effet, à peine quelques secondes après le coup d’envoi, les adversaires passent une défense immobile qui pensait jouer à 1, 2, 3 Rivières (très discutable, je l’accorde) et ne ratent pas l’occasion de revenir au score 4-4. Tristes tropiques.

Les occasions se présentent des deux côtés dans les dernières minutes mais rien n’y fait, le score ne bouge pas. Nos Spartakistes trainent un peu la papatte, des regrets plein les babaskets. Mais le score du match reflète assez bien la rencontre, partagée et engagée (voire même enragée). On retiendra avant tout une équipe très fair play, pas d’antille-jeu. Une belle fête du football comme dirait Jean Pierre Caillot, la pince (JP si tu m’entends, ne laisse pas partir Krychowiak !).

Je vous quitte sur ces belles paroles, j’ai Thierry Roland au téléphone.

Joris Larrache

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Journée 4 : Spartak Lillois 5 – 2 Ch’ti Tongolo

Le Spartak sort le grand jeu

chti tongolo spartak lilloisAprès un début de championnat 2014 plutôt intéressant dans le jeu mais timide dans les résultats (1 victoire – 2 défaites) le Spartak Lillois retrouvait son bon vieux Mont de Terre, un peu comme quand Tintin et Haddock retrouvent leur cher Moulinsart après moult aventures. Ce lundi, ils recevaient l’équipe répondant au mystérieux nom de « Chti Tongolo », mystère toujours insoluble à l’heure où j’écris ces lignes, mais les meilleurs agents spartakistes sont sur le coup. Tout ce que l’on peut dire, c’est que derrière ce nom farfelu et agréable à prononcer, il y a une équipe de chics types. Retour sur cette belle tranche de foutchebol.

Cette année, le Spartak a dit « ¡No pasarán! » à l’hiver, c’était donc déjà le printemps sur le Mont de Terre quasiment sec. Les supporters ont profité de ces conditions printanières pour pointer le bout de leur nez et bourgeonner nonchalamment le long de la touche. Bilan : une vingtaine de personnes selon la mairie, 400 selon les marseillais du Spartak.

Pour rafraîchir quelque peu les résumés, une nouvelle rubrique d’avant-match sera désormais développée, j’ai nommé « point éphéméride ». Ce 24 février, nous fêtions donc la Saint Jean Baptiste (ou Jibé), ça tombe bien Jibé est présent sur le terrain, un présage ? Bonne fête également aux Modestes (et Modestine), qui est sans conteste la qualité majeure du Spartak. Voilà, Amen et passons aux choses sérieuses.

Le Spartak entame le match crampon battant. Ca combine bien, et les occasions se multiplient à la manière de Jésus avec les pains. C’est très vite que Notre Sauveur, Notre Messie à nous, je dirais même notre Lionel Messi va illuminer la partie. François marche littéralement sur l’eau et bénit le gardien adverse (1-0).

Mais les Tongolo-biloutes ne sont pas venus jouer les enfants de chœur. Sur un long ballon bien dosé, l’attaquant se présente seul face à D’joub D’joub qui tente une sortie miraculeuse. Mais cela tourne plutôt à une sortie de route. Bingolo ! (1-1).

Les Spartakistes repartent dans leur quête. Ils semblent vraiment avoir l’inspiration divine, car le ballon circule du feu de Dieu. C’est ainsi que Jibé, après avoir planté 3 buts la semaine dernière, met à nouveau au supplice le gardien qui ne peut que s’agenouiller et prier pour que le fléau ne s’abatte de nouveau (2-1).

Le match n’est pas un long fleuve tranquille mais le Spartak maitrise son sujet. Beaucoup d’occasions à mettre à leur profit, Mohammed qui dribble toute la défense mais bute sur un excellent gardien, ou Joris qui place une belle tête repoussée on ne sait comment. Tongolo ne jette pas ses tongs à l’eau (cette blague sera jugée au TIBS, Tribunal international des blagues scandaleuses). Les Spartakistes continuent de réciter leur catéchisme et à enfiler les passes comme des colliers de nouilles. Ainsi, François vient de nouveau apporter le danger dans la paroisse tongolaise, et jette une nouvelle pierre dans le vitrail (3-1). Des barbares ces Spartakistes…

Mais les Ch’ti Tongolo ne veulent pas danser un mauvais Tango (« Tango low » in English). Ils s’accrochent comme une moule à une frite un jour de braderie, et réduisent la marque peu avant la mi-temps (3-2).

Après quelques mises au point et des sermons musclés à la mi-temps, Dieu m’est apparu et il m’a donné la solution, aussitôt, vers le Spartak, j’ai couru parler aux joueurs sur ce ton : « Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, reprenez avec moi tous en chœur : jouez le boogie woogie avant la biiiière du soir (boogie woogie, jouez le boogie woogie).

L’effet est fulgurant. Grâce à la force d’Eddy Mitchell, le Spartak va swinguer tout au long de cette 2e mi-temps. Et les miracles vont continuer. Jibé alias Moïse reçoit le ballon, et va ouvrir la défense adverse, pour se frayer un passage et mettre le ballon en terre promise (4-2). Cette fois les Tongollums ne rajouteront pas un préciiiieuuux but, la cage spartakiste restera immaculée en cette seconde période.

Mieux,  Jibé va prolonger le chemin de croix des adversaires et inscrire un deuxième triplé consécutif qui vient parachever le succès des Spartakistes (5-2). Une demande a immédiatement été envoyée pour que Jibé (ou « Sir Le Tacon » comme on l’appelle de l’autre côté du tunnel) soit canonisé avec Jean Paul II et Mère Theresa. Affaire à suivre donc. À noter des buts 100 % bretons côté Spartak, rebaptisé désormais Le Spartak Lillois de Breizh, un nom qui envoie du pâté hénaff !

Coup de chapeau à Tongolo pour son état d’esprit, je dirais même plus Tonton Golo, qu’est ce qui y a sous ton grand chapeau ?

Ca va plutôt bien pour le Spartak, qui fait bonne figure dans la division supérieure. Prochain rendez-vous encore au Mont de Terre, le lundi 17 mars, contre « Lille Antillais ». En espérant voir des beaux gestes techniques comme des « petits punchs » par exemple.

Alléluia, Amen, Paix et Amour aux quatre coins de France.

D’joub D’joub

BONUS EXLUSIF : Vidéo de la serpillère spartakiste, dite aussi « la wassingue » pour les locaux : une tradition pour fêter les victoires !

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Journée 3 : AJES 10 – 6 SPARTAK LILLOIS

Le Spartak fait les montagnes russes.

montagne russePour cette 3ème journée de championnat, le Spartak qui navigue en milieu de tableau affrontait l’AJES (association jeunes espoirs sportif) annoncé comme une équipe très solide et redoutable. De plus, l’équipe se déplaçait sans ses meilleurs buteurs Momo et François, et avec seulement un remplaçant. Autant dire, qu’en arrivant à quelques hectomètres du Métro Porte de Douai, stade Jean Bouin (et non pas Shampoing comme j’ai pu l’entendre), les spartakistes n’en mènent pas large.

Malgré un effectif réduit donc, le Spartak n’est pas venu pour servir de punching ball. On va faire avec les moyens du bord. Et le système D fonctionne plutôt pas mal. Sans aucun complexes, les fivois la joue cool. C’est bon enfant, relax, détendu, sans pression. Mais très vite, l’AJES va montrer de quel bois il se chauffe, et va envoyer une première buchette dans la cheminée spartakiste (1-0). Y a pas le feu au lac, et le Spartak part à l’attaque pour pas finir comme Jeanne d’Arc. Sur un contre intelligemment joué, l’ami Jibé égalise et trompe un gardien aux cheveux grisonnant mais encore vif (1-1).

Même si les rouges et blancs souffrent face au talent de leurs adversaires, la défense est admirable, et votre serviteur D’joub D’joub veille au grain, certifié sans OGM. Résultat, les Spartakistes résistent, signent et persistent, suivent leur cœur qui insiste, cherchent le bonheur partout. Le bonheur ils vont le trouver : sur un nouveau contre, le collectif spartakiste fait des ravages, et emportent tout sur leur passage. Alexis conclue un très beau mouvement collectif (2-1). Les joueurs sont sur leur petit nuage, tout surpris de mener au score. Les assauts adverses continuent, mais l’AJES a du mal à conclure… Ah c’est le triste destin de tous les grands et grandes timides, ne pas réussir à conclure. Le Spartak lui, ne s’embarrasse pas avec les préliminaires, les longs discours, les prolongations ou que sais-je. Il va droit au but (si ce résumé manque de classe, merci de le préciser dans les commentaires). Euphorique, le Spartak continue son bonhomme de chemin et c’est Jibé qui va ajouter un 3ème but. Un fou furieux ce mec et un dangereux récidiviste qui inscrit son 2ème but dans ce match. Mais que fait la police ? (3-1). En face, l’AJES accuse le coup. Le Spartak joue son meilleur football et réalise le match parfait, face à une équipe qui lui semble pourtant bien supérieure.

Remontés par cet affront, les adversaires vont transpercer la défense spartakiste d’une lourde frappe, bien aidée par le poteau (3-2). La mi-temps approche. Le Spartak continue à produire du jeu. C’est le moment que choisit Tomtom, tout juste revenu de blessure, pour se faufiler dans la défense et décocher une frappe magistrale du gauche qui se niche dans la lucarne opposée ! (4-2). Les Spartakistes n’en reviennent pas, le score est plutôt flatteur, et ils n’ont pas manqué grand-chose dans ce début de partie. Maintenant, le plus dur va être de tenir…

Effectivement la tâche s’annonce compliquée. Les adversaires reviennent avec beaucoup d’envie et mettent une pression énorme sur le Spartak. Mais comme on dit dans le Nord, nous la pression on la subit pas, on la boit ! C’est ainsi que Nico intercepte une passe, fait un grand pont, que dis-je, UN VIADUC DE MILLAU sur le dernier défenseur, et de conclure sur un petit crochet sur le gardien. Sompteux ! (5-2). Mais on sent bien que sur le terrain, les adversaires sont en rage. C’est alors que côté spartakiste, on a comme l’impression d’arriver au sommet de la montagne russe, et que l’on commence à apercevoir la vertigineuse et irrémédiable chute.

C’est le moment de sortir mon dico des synonymes et des métaphores : on assiste à un énorme trou d’air, une cascade de buts, un passage à vide, une terrible fringale, un gros coup de mou, un coup de bambou sur la tête, un coup de Traffalgar, un retournement spectaculaire, une tempête bretonne, une fessée monumentale, un troupeau de mammouths sur du papier bulle…

Bref, L’AJES, va se promener dans la défense, comme une perceuse dans du gruyère. En l’espace de 5 minutes, ils vont revenir à hauteur du Spartak (5-5). La flemme de détailler les buts, surtout que c’est moi qui les prend. Et l’hémorragie ne s’arrête pas là. Le sang spartakiste n’en fini pas de se répandre sur le champ d’honneur, on peut le dire, les joueurs sont carbonisés, torchon, chiffon, carpette.

Carpette, c’est le mot ! l’AJES s’essuie allègrement les crampons sur le paillasson spartakiste et rajoute 3 buts. (8-5). Le Spartak vient de prendre un 6-0 ! Jibé va venir panser les plaies des spartakistes en inscrivant un nouveau but, magnifique triplé ! (8-6, rpz Poitiers, Poitou, casse-dédi à toute ma famille et mes potos du Poitou).

Péniblement, la fin du match arrive, et l’AJES en profite pour glisser deux nouveaux buts, synonyme de victoire. (10-6). Un match assez curieux, où le Spartak a fait l’ascenseur émotionnel, ascenseur qui est tombé en panne au beau milieu de la 2ème mi-temps, résultats, les escaliers ont été fatals. On retiendra donc une première mi-temps exceptionnelle, un état d’esprit irréprochable de part et d’autres, et un match plaisant à regarder.

Pour les inconditionnels du Spartak, retour à la maison ce Lundi, contre les Cht’i Tongolo ! On annonce de la bière et du spectacle. Venez nombreux. !

D’joub D’joub

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Journée 2 : Halluin AC 3 – 4 Spartak Lillois

Halluin la Terre, ici Spartak !

(Presque) aussi attendu que le sacre du nouveau Ballon d’Or, que le transfert de Cabaye à Paris et que la démission de Manuel Valls, le second match du Spartak en cette année 2014 avait lieu ce lundi 27 janvier.

Comme l'a dit François : « Le Spartak se prépare pour le match ! A la bien couzinnnnn !!! »

Comme l’a dit François : « Le Spartak se prépare pour le match ! A la bien couzinnnnn !!! »

Petite précision pour nos très chers et fidèles internautes, aujourd’hui le résumé de ce match ne sera pas assuré par le célèbre D’joub D’joub, forcé d’assurer son CDD à temps partiel en tant qu’astrophysicien nucléaire au Futuroscope. Voilà ma chance de briller, moi, l’homme de l’ombre, le petit stagiaire mal rémunéré. Me contentant depuis trop longtemps des restes, autant vous dire que j’ai la dalle (pas de celles qu’on enlève avec une Pasta Box comme dirait l’autre).

Trèves de galéjades, j’ai une famille de cinq enfants et de deux ministres à nourrir. Immersion. 3, 2, 1 ! Zééééro. Plouf.

C’est donc à Halluin que les Spartakistes vont retrouver le Halluin AC, jusqu’ici tout paraît logique.

Stade Didier Deschamps. Après avoir longtemps débattu sur le nom du stade et rencontré l’épouvantail qui trône fièrement aux abords du terrain (bah oui, le stade Didier « Deschamps », ha ha), nos spartakistes finissent de se préparer et s’élancent en dehors des vestiaires flambant neufs, dont la chaleur ne fait qu’alimenter la ferveur de nos jeunes (pour la plupart) joueurs ayant à cœur de se relancer après un premier match perdu à domicile. Après seulement quelques minutes d’échauffement, le match doit commencer parce qu’avec tous ces débats aussi intéressants que constructifs, « Bah on est in r’tard, hein ! » comme l’a sûrement dit Dany Boon au moins une fois dans sa vie.

Un épouvantail devant le stade Didier Deschamps... Mais où s'arrêtera l'humour halluinois ?

Un épouvantail devant le stade Didier Deschamps… Mais où s’arrêtera donc l’humour halluinois ?

Le match commence doucement, les deux équipes s’observent, se contemplent, se reluquent même. Mais rien n’y fait, le score reste aussi vierge que Justin Bieber (je vais probablement collectionner pas mal de procès avec ce résumé, adressez les tous à mon avocat).

À plus de 20 km de la maison, l’acclimatation au froid nordique de la Belgique semble poser problème à nos Spartakistes. Heureusement, Jibé le magnifique, petit petit petit (et j’en passe) fils de Guillaume le Conquérant vient transpercer la lucarne adverse d’un tir puissant et précis (0-1). Le Spartak est lancé, ça y est, ça déroule. Quelques minutes plus tard, c’est Fransisco, notre Breton national, qui, sentant d’ici l’odeur des frites et de la bière belge, voit le ballon heurter le poteau et se présenter à lui. Il se sent alors traversé par un élan nationaliste et décoche un tir typiquement breton, bien beurré et avec des grosses cuisses. La balle finit au fond des filets (0-2).

Après 35 longues minutes, la mi-temps est bien méritée des deux côtés.

Pour ceux ayant suivi avec fidélité les précédents épisodes, on sait désormais que la deuxième mi-temps est celle qui réussit le moins bien au Spartak (chiffres rapportés par David Astorga). C’est donc avec confiance mais également beaucoup de précaution que le Spartak entame cette seconde période. Les assauts spartakistes se font toujours aussi incisifs mais le gardien adverse, déjà bien en place en première mi-temps, sort des arrêts de grande classe. Heureusement, D’joub D’joub, élevé dans les ghettos de Varsovie, a la tête dure et va démontrer que même les polonais savent jouer au foot (du moins en foot à 7 loisir) et va bien protéger les cages spartakistes de sa main de fer. Mais ce sont les adversaires qui vont profiter d’un moment de flottement pour marquer d’un but assez « chateux » (1-2), comme diraient nos amis joueurs de FIFA ou les irréductibles de PES (tout le monde sait que c’est mort depuis 2008, lachez l’affaire).

Malheureusement, après une légère faute suivie d’une incompréhension puis d’un quiproquo puis d’une mauvaise interprétation puis d’un appareil auditif qui déconne, les esprits s’échauffent un peu et le Spartak se voit obligé de sortir son attaquant vedette.

Après quelques minutes d’interruption, le match peut reprendre. Le Spartak essaye de se remobiliser et ne se démoralise pas pour autant, il en a vu d’autres le Spartak, hé oui mon con ! Et c’est le meilleur latéral de Harnes, Valentin « Le petit Ljuboja », qui met la balle au fond des filets après une magnifique combinaison, devenue maintenant sa spécialité, crochet intérieur et tir petit filet (1-3).

Soulagé, le Spartak en oublie de se protéger (« Sortez couverts ! ») et Halluin resserre le score après avoir buté plusieurs fois sur le gardien, des mains, des pieds et même une tête (2-3).

Dans les rangs spartakistes, c’est la débandade, la demie-molle même. En face, l’étau se resserre et il devient de plus en plus dur de pénétrer la défense. Marc Dorcel m’a payé pour faire cette métaphore filée. Retour à nos ballons, le Spartak met du rythme et se voit récompensé. Sur une lourde frappe dont lui seul à le secret (peut-être vous le dira-t-il dans le creux de l’oreille, qui sait), Nico force le gardien a relâcher le ballon que Jibé vient pousser au fond des filets (2-4). Le Spartak pense alors avoir fait le break et sort même les Kit Kat. Mais c’est sans compter sur la volonté indestructible des Halluinois qui vont pousser jusqu’à la dernière minute sous les conseils « avisés » d’un spectateur désormais devenu coach autoproclamé cinq minutes avant la fin du match. Les attaques d’Halluin sont de plus en plus nombreuses et dangereuses, notre D’joub D’joub ne sait plus où mettre de la tête. Après un tir halluinois, la balle roule, roule, n’amasse pas mousse mais rentre quand même dans le but spartakiste (3-4). À moins de dix minutes de la fin, on la joue cool côté spartakiste mais dans les têtes ça commence à douter. Les attaques adverses se répètent et le Spartak peine à garder le ballon et à poser son jeu pour construire ses attaques. La lutte continue mais le temps ne semble pas passer. Côté Spartak, le jeu n’est pas forcément agréable à regarder mais ça tient. Sur une occasion manquée qui aurait pu sceller le match nul, le coup de sifflet final retentit, sans pour autant qu’il y ait d’arbitre pour le faire. Les Halluinois s’inclinent, le Stade Didier déchante (merci Lucas).

Le Spartak rentre aux vestiaires avec le sourire et à la maison avec les 4 points !

C’était tout pour moi, je retourne à la photocopieuse.

Joris Larrache

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Journée 1 : Spartak Lillois 2 – 4 Faches Thumesnil

La défaite avec le sourire

"Faches ou Facis signifie « terre inculte ». Tout de suite, on comprend aisément que l’on a à faire à une équipe à l’aise sur les terrains ravagés et peu fertiles."

« Faches ou Facis signifie « terre inculte ». Tout de suite, on comprend aisément que l’on a à faire à une équipe à l’aise sur les terrains ravagés et peu fertiles. »

Pour la reprise du championnat en cette nouvelle année, le Spartak découvrait la division du dessus grâce à sa belle 3e place obtenue précédemment. Dans son bon vieux chaudron du Mont de Terre, les « white and red » recevaient Faches Thumesnil. Disons le tout de suite ; le chaudron était « dans un état… proche de l’Ohio » (I.Adjani/S.Gainsbourg, écoutez c’est cadeau) c’est-à-dire davantage un marécage qu’un bel herbage. Mais après tout, ça donne un petit côté champêtre à ce match. C’est parti pour les Yeux dans les Gueux 2014 ! Voici donc un petit résumé où nous labourerons généreusement les parcelles les plus fertiles du match.

Pour mieux comprendre cette rencontre dans son contexte socio-historique et géographique et pour assouvir la curiosité de nos lecteurs venus d’ailleurs, un petit point Wikipédia s’impose sur l’adversaire du jour. On apprend que Faches ou Facis signifie « terre inculte ». Tout de suite, on comprend aisément que l’on a à faire à une équipe à l’aise sur les terrains bonne nuit les petitsravagés et peu fertiles. Par ailleurs, on apprend que Claude Laydu, créateur de Bonne nuit les petits, est originaire de cette ville. Dès lors, on sait qu’il ne faudra pas se faire endormir, et ne pas laisser Nounours, le Marchand de sable, Nicolas ainsi que Pimprenelle trop démarqués. On connaît le potentiel de Nounours, ballon d’or 1995. Spartak te voilà prévenu.

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Le match peut commencer sous le regard d’une dizaine de supporters forts sympathiques. Même en janvier, l’amour pour le Spartak ne gèle pas et se fait toujours aussi ardent. Les premières minutes sont très agréables à regarder. À tel point que, depuis mes buts, je m’enfile une boîte entière de pop corn caramélisés. Des deux côtés, ça joue bien à la baballe. Le Spartak a du mal à conclure face à une défense solide. Du côté Faché (évitons de traiter n’importe qui de facho par les temps qui courent) il y a de la technique, ça court, et on sent très vite que la partie sera compliquée pour les désormais petits préférés de Martine Aubry (voir les photosabsolument pas photoshopées).

Après avoir tenu tant bien que mal derrière, la digue finie par céder sous les vagues « thumesniltueuses ». Une fois, puis deux (2-0). Mais la combativité et les efforts spartakistes vont être récompensés. Peu avant la mi-temps, l’incontournable Momo sonne la révolte, lui qui connait les moindres centimètres carrés du Mont de Terre, lui qui y réside, lui qui l’entretient, le bichonne, le nourrit, lui dit des mots bleus, des mots qu’on dit avec les yeux. Bref l’homme qui murmure à l’oreille du Mont de Terre caresse le ballon de ses pieds agiles puis le propulse au fond des filets mignons adverses (2-1). Mi-temps.

Momo et le stade du Mont de terre, une belle histoire d'amour !

Momo et le stade du Mont de terre, une belle histoire d’amour !

Face à une équipe bien supérieure, le Spartak fait bonne figure et ne se laisse pas abattre. Pourtant peu après la reprise, sur une erreur défensive, les visiteurs en profitent pour inscrire un troisième but (3-1). Peu après, sur une belle contre-attaque, les Thuménihilistes inscrivent un quatrième but sur une reprise de volée surpuissante faisant du Spartak des « Fachionnes victimes » (4-1). Un peu sévère vu l’implication de l’équipe, mais assez logique. Mais bon pas de pathos là hein, on est là pour se faire plaisir. Du plaisir d’ailleurs il y en a, face à une des équipes les plus sympas rencontrées cette année. Quelques vannes fusent sur les corners, ça pavoise, ça chambre, ça blagouille. C’est ça qu’on aime. Bref, assez rigolé, on est pas là non plus pour se faire marcher dessus. Le Spartak se crée pas mal d’occasions mais quand ça veut pas… En face les adversaires jouent tous les coups et continuent à régaler. Mais c’est décidé, on en prendra pas un de plus. Alors c’est un festival de sauvetages ; des gestes défensifs héroïques, des sorties kamikazes du gardien. Les adversaires s’embourbent. It looks like fucking Vietnam man ! (Diantre que cela me rappelle l’Indochine compagnon ! en français). Embourbement donc, et contre offensive du Général Mohammed qui sur un exploit individuel, plante un deuxième but (4-2). Ce doublé lui vaut le surnom de Mohammed II, roi du Spartak (on n’est pas royaliste mais on fera une exception sur ce coup-là).

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Comme dirait Jean Louis Aubert, « voilà, c’est fini ». Petite larme à l’œil. Le Mont de Terre théâtre de la première défaite à domicile du Spartak en championnat cette saison. Mais une défaite qui ne laisse pas de regret vu la belle résistance proposée. Et le sentiment d’être battu par bien meilleur mais surtout par une bande de mecs qui ne se prennent pas la tête. Un bon moment de football !

L’aventure continue la semaine prochaine, aux portes de la Belgique. Le Spartak ira se frotter à Halluin. Bonne année à tous les fidèles lecteurs, en espérant qu’il y aura plein de trucs poétiques et insolites à raconter cette saison !

Vive le vent, vive le vent d’hiver, vive la boue et vive le Spartak !

D’joub D’joub

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3 réflexions au sujet de « Foot loisirs Phase 2 – Janvier à juin 2014 »

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