Archives pour la catégorie Kung Fu Fighting 2018 – 2019

« Kung Fu Fighting » : épisode 4

Cette chronique est placée sous l’égide de Rabelais, à qui on emprunte cet avertissement aux lecteurs, à peine pastiché, et qu’on croirait avoir été écrit pour tout récit spartakiste.

Amis lecteurs, qui lisez cette chronique,
Dépouillez-vous de toute passion
Et, en la lisant, ne soyez pas scandalisés.
Elle ne contient ni mal ni corruption;
Il est vrai qu’ici vous ne trouverez
Guère de perfection, sauf si on se met à rire;
Autre sujet mon cœur ne peut choisir
À la vue du chagrin qui vous mine et consume.
Il vaut mieux traiter du rire que des larmes,
Parce que rire est le propre de l’homme.

C’est littéralement congelée, après avoir bravé la neige et le verglas, que l’équipe de hand du Spartak lillois retourne à la salle du Romarin, deux semaines après sa défaite contre l’équipe 2.

L’échauffement mené par Antoine nous désengourdit bien vite, ainsi que la grande envie de se frotter à l’équipe 1. D’autant qu’en ce jeudi 24 janvier 2019, nous sommes à la veille de la demi-finale de la Coupe du monde de hand, où l’on pressent que l’équipe de France est en passe d’écraser le Danemark ! Enjouée par cette perspective de triomphe mondial, l’équipe prend place sur le terrain, à quelques secondes du coup d’envoi. Passage en revue des troupes présentes ce soir-là :

Tout d’abord, on note la présence d’une supportrice ! Céline, fidèle des créneaux du dimanche, est venue donner de la voix, et on entendra ses chaleureux encouragements tout au long du match. La prochaine fois, on l’a prévenue, ce n’est pas des gradins, mais sur le terrain et avec le maillot de l’équipe, qu’elle participera à l’effort de guerre !

Ensuite, on a pu souhaiter un très joyeux anniversaire à Mat, qui nous a fait l’honneur de venir célébrer ses 35 ans avec nous, sur le terrain ! Si ce n’est pas du dévouement et de l’abnégation spartakistes, ça… !

Enfin, ce sont à nouveau pas moins de trois joueurs qui ont disputé leur premier match, en rouge et noir : Luc, Nico et Sam, fraîches et réjouissantes recrues !

Malheureusement, Maëlle et Guillaume n’ont pas pu être des nôtres, ce soir. Néanmoins, le banc est à nouveau fourni et l’on y distingue les carrures de PE, Aurel, Youyou, Antoine, Bastien, Gwen, Max, Val, Justine, Stefan et Manu.

Ce sont donc 15 spartakistes surmotivés qui se lancent à l’assaut des madeleines vertes fluo (singulier choix de couleurs de maillots, si l’on peut se permettre, au passage !).

La Madeleine déclenche le premier tir et… Val l’arrête ! Val is on fire! Val est déjà à 100 % de réussite ! Cet état de grâce durera-t-il tout au long du match ?

Nonobstant cette entame pleine de promesses, les débuts sont un peu laborieux, du côté des deux équipes… Antoine se lance à l’aile gauche, mais c’est dévié. La Madeleine perd la balle, sur un croisé. Sam tente un tir de l’arrière, aux 9 mètres, et c’est à nouveau stoppé par le gardien. C’est finalement La Madeleine qui ouvre le bal, avec un tir de leur demi. Ce demi se trouvant être une fille, le but vaut deux points. Enhardie par cette réussite, La Madeleine enfonce le clou, avec un but de leur ailier : 3 – 0 pour les verts fluo (on ne s’en lasse pas).

À l’aile, Bastien trouve l’intervalle et s’y engouffre. Faute ! Ça siffle ! On aurait préféré un penalty, mais on n’en veut pas à l’arbitre, qu’on remercie d’ailleurs de faire le job, qui plus est seul. C’est donc un coup franc… transformé par Antoine ! Premier but du Spartak, le Spartak remonte ! 3 – 1 ! Ce même Antoine, qui, quelque temps après, fait le choix d’un magnifique tir croisé, en appui : la balle se dirige tout droit vers la lucarne et… ce gardien commence à devenir énervant !

Ainsi, aidée par un gardien en grande forme, La Madeleine redouble d’efforts et commence à méchamment creuser l’écart : 4 – 1, 5 – 1 sur contre-attaque… Sur le banc, on devient fébrile et on trompe l’angoisse naissante en haranguant les joueurs : « Allez les gars ! On continue ! ». Il faut croire que ça paie, puisqu’Antoine et Sam, sur un croisé, relancent la machine : 6 – 2 ! Machine que l’on n’arrête plus : Sam déclenche en suspension aux 9 mètres et offre son 3e but au Spartak ! C’est bon, on n’est plus qu’à -2… Mais à peine a-t-on le temps de respirer à nouveau que La Madeleine grappille deux points supplémentaires, grâce à leur ailière gauche.

Qu’à cela ne tienne, nous aussi, on sort l’artillerie ! PE, en pivot, arrache un joli penalty, qui nous remet à flot : 7 – 4. Notre pivot se montre également solide en défense. Défense de fer, comme l’atteste Luc, qui enterre une contre-attaque verte. Soudain, Stefan s’élance de l’aile gauche, plonge… et marque ! Un très joli but, qui sera gratifié d’une savoureuse danse de la célébration ! Stefan nous cacherait-il des talents de danseur, et d’onduleur du bassin ? Ce mystère sera peut-être levé dans une prochaine chronique…

Et les gardiens spartakistes, dans tout ça ? Vous vous souvenez des 100 % de réussite de Val au bout d’un tir ? Forcément, ce n’est plus la même histoire, en reparle en deuxième période. Pour l’instant, place à Max, qui nous livre une parade dont il a le secret. Ni une, ni deux, il relance à Antoine, parti comme une fusée vers les cages madeleinoises, dont les filets tremblent : c’est le but ! Après la danse de célébration de Stefan, on a droit à la technique ninja d’Antoine ! Sa course est tellement rapide et déterminée qu’elle se termine dans le mur ! Antoine esquive habilement le crash en imprimant la trace de sa semelle dans le mur et récolte les approbations admiratives du banc spartakiste.

Et le score, me direz-vous ? Où en sommes-nous ? Toutes ces belles actions concourent-elles à mener le Spartak sur le chemin de la victoire ? « 9 – 6, pour La Madeleine », voit-on écrit dans le carnet. Ainsi que, juste en-dessous, cette sentence sibylline : « Youyou relou sur le banc ». La conscience professionnelle ainsi que morale du chroniqueur est alors ébranlée : doit-il rapporter cette notule ? Le chroniqueur évacue bien vite ce dilemme, grâce à une sorte de prétérition bien commode.

On entre dans les 15 dernières minutes de jeu. 10 – 6, 10 – 7, le score ne cesse de jouer les accordéons, se resserrant, se distendant, faisant grincer nos nerfs, tout comme cette transversale de Manu. On lit, dans le carnet, « une belle défense de Gwen ». On lit, dans le carnet, « C’est une bonne situation, scribe ? » À ce moment, le chroniqueur se rend compte qu’il devra, à l’avenir, choisir avec beaucoup plus de soin la personne à qui il confiera son carnet, lorsqu’il rentrera sur le terrain. On lit, dans le carnet, immédiatement après cette référence de cinéphile, « belle défense de Ju ». Finalement, le chroniqueur décide de porter un regard attendri, sur les petits plaisantins qui émaillent le carnet d’annotations drolatiques.

L’accordéon susnommé, tout d’un coup, expire, comme le disait jadis Jacques Brel dans le port d’Amsterdam, et c’est désormais la marche funèbre qui résonne à grands coups d’orgue lugubre et de buts retentissants : une joueuse madeleinoise marque, suivie par ses coéquipiers, le score s’envole : 15 – 8 ! Et c’est à ce point de bascule critique du match qu’Antoine et Nico en profitent pour tenter, à la faveur d’une contre-attaque, un… KUNG FU ! Oui, vous avez bien lu, avec un écart de 7 buts, et lors d’une action qui nous assurait forcément un point supplémentaire, les deux joueurs font preuve d’audace, de panache, de forfanterie et de tout autre synonyme désignant une attitude qui laisse le banc pantois, partagé entre la sidération et l’émerveillement. Quel culot ! Quel esprit Spartak ! Avoir l’effronterie de tenter le beau geste plutôt que de sacrifier à une froide et mesquine logique arithmétique… Bravo, les garçons ! On en redemande !

Une combinaison entre Antoine et PE ainsi qu’un penalty permettront au Spartak de terminer cette première période sur un score de 16 à 11. Rien n’est joué. Sur le banc, on échange les bouteilles d’eau et les sourires. On est quand même fier de nous !

« APÉROOOOOOOOOO ». Le cri de guerre de La Madeleine – dont on est complètement fan – retentit et annonce le coup d’envoi de la deuxième mi-temps. À la hâte, le Spartak se bricole un cri de guerre, « à l’image de l’équipe », laissera échapper un fin observateur : maladroit, hésitant, mais non dénué d’une certaine ferveur.

C’est le Spartak qui réalise la première attaque. Manu se lance des 9 mètres, mais ça n’aboutit pas. La Madeleine réplique et Val arrête le but ! Le Spartak repart en attaque, et cette fois, c’est Aurel, qui déclenche aux 9 mètres, en arrière droit. La balle ne rentre toujours pas, et le Spartak revient en défense. Deuxième arrêt de Val ! 2/2 ! 100 % de réussite ! Jusqu’où ira-t-il ? Sur une belle passe de Sam, PE maque en pivot ! Nouvelle attaque des verts fluo, et… troisième arrêt consécutif de Val ! Encore un, et on reçoit un coup de fil de Dider Dinart ! On entend le banc réclamer le « 4 à la suite »…

Luc se lance à l’aile droite, mais le succès n’est pas au rendez-vous. Stefan, peu de temps après, l’imite, et se lance, lui, de l’aile gauche : joli tir, à qui il manque quelques centimètres. Le ballon rencontre le deuxième poteau et se retrouve projeté en direction du centre. Il fallait bien sûr compter sur notre PE national, qui se rue sur la balle et l’expulse derechef au fond des filets ! Entre les arrêts de Val et les buts de nos joueurs, on a du mal à y croire, en baissant les yeux sur le score : 16 – 13 ! On n’est plus qu’à -3 ! On est aux portes de la victoire ! On est sur le seuil du triomphe ! Les trompettes de la Renommée échauffent nos esprits fiévreux !

Au comble de la joie, on aperçoit soudain PE sonner le glas d’une contre-attaque madeleinoise, en interceptant une passe. PE s’empresse alors de lancer notre propre contre-attaque. Manu, à qui le ballon avait échu, s’élance hardiment de l’aile droite. Hardiment, en effet, car l’angle semble trop fortement fermé et le but, quasi inaccessible. C’est alors que Manu déclenche non pas un tir, mais une passe : il ne lui avait pas échappé que Sam s’était placé de l’autre côté, à l’aile gauche. La passe est parfaite, tout comme sa réception, et le tout finit en apothéose, au fond des filets. Du Olive et Tom version hand. Les cris de joie font trembler le banc ! Par la suite, Manu croise pour Sam, et, décidément, cette combinaison fonctionne !

À ce stade du récit, a priori, il ne fait plus aucun doute, pour le lecteur, que l’issue du match est en passe d’asseoir les Spartakistes sur le toit du monde du handball. Sauf que… Si le lecteur est un adepte de la geste spartakiste, qu’elle soit handballesque ou footballesque, il n’est alors pas sans connaître la piquante particularité de ces équipes, à savoir leur propension à une joyeuse débâcle ! Car, oui, malgré les sublimes actions décrites précédemment, le Spartak, qui avait réussi à réduire l’écart à -3, retombe assez rapidement à -6… Et c’est reparti pour un tour !

La Madeleine, donc, contre-attaque et marque. Le Spartak se fait maladroit en offrant un penalty à ses adversaires et en écopant d’un carton jaune. L’ailier droit de La Madeleine est fulgurant de rapidité et de précision, et bon nombre de contre-attaques sont de son fait. La demi marque à nouveau, propulsant son équipe à 24 points, contre 17 pour les Spartakistes.

Ce qui n’empêche pas Antoine de délivrer un magnifique un contre un, qui prend son défenseur à contrepied et qui lui permet de juguler l’hémorragie spartakiste. Val fait un bel arrêt, des pieds. Bastien trouve, lui aussi, les chemins des buts. Nico imite Antoine, remporte son un-contre-un et marque. Val arrête encore un but ! « Arrêt Val », mais… Quel homme ! « Arrêt Max », mais… Quels hommes ! Ce duo de gardiens nous épate, de match en match !

Sam marque à nouveau, « et c’est son premier match », peut-on lire, consigné – avec admiration – dans le carnet. « PE EN FORCE ! PE HOMME DU MATCH ». Visiblement, l’admiration tourne à la frénésie, et c’est désormais en majuscules que seront rapportés les exploits de nos héros. En majuscule, et en traits d’esprit, puisque les petits plaisantins ont repris les commandes du carnet. Lisez plutôt : « PE HOMME DU MATCH ! Au four et au moulin, dixit Nico », ce qui constitue une très bonne blague, quand on sait que l’activité professionnelle de PE l’amène régulièrement à tâter de l’éclair au chocolat et autres religieuses charnues et goûtues.

Il ne reste alors que dix minutes de jeu. La fatigue, le manque de lucidité et la fébrilité se traduisent par un relâchement du langage, couplé à une prise de notes en roue libre. Nous demandons aux lecteurs de bien vouloir nous pardonner. C’est donc ainsi que s’égrainent les dernières minutes du match : sans transition, on enchaîne sur un « PUTAIN DE RELANCE DE MAX POUR ANTOINE ! 26 – 21 », « Vol plané de Manu le dauphin ! », « PE encore dans ses œuvres ! », « Péno pour Antoine, feinte de daron ! », « Manu ! Encore un homme du match ! », « Fin sur un arrêt ! ». Mais, quel dénouement de match cache cette débauche de phrases exclamatives, devez-vous vous demander ?

Courageux lecteurs, courageuses lectrices, qui avez su arriver jusqu’ici, que votre patience et votre bienveillance soient récompensées, et découvrez sans plus attendre le score final : le Spartak – l’aviez-vous pronostiqué ? – s’incline avec un total de 26 buts face à La Madeleine triomphante, du haut des ses 31 buts. Bravo à cette très belle équipe, qu’on s’empresse d’entraîner dans les buts, afin de faire de jolies et fraternelles photos. Qu’on s’empresse de retrouver, une fois sortis des vestiaires, afin de trinquer dans l’allégresse. Cette fois-ci, le Spartak avait prévu le coup. Ou plutôt, des Spartakistes, faisant fi de toute concertation, avaient généreusement prévu les coups, et ce ne sont pas moins de trois voire quatre (ou cinq ?) packs de (vraies) bières, qui se virent bientôt éventrés, lors de cet après-match jubilatoire.

À nouveau, merci à La Madeleine, à ses joueurs sympathiques, à Thierry ! À très vite, nous l’espérons, et bonne continuation à ces sémillantes équipes !

Entre le Mondial et les DEUX matches qui attendent le Spartak cette semaine (dès ce mardi 29 et demain, mercredi 30), ainsi que le tournoi multisport « Back to School » de ce dimanche 27 janvier, le handball n’en finit plus de nous faire tourner la tête, pour notre plus grand ravissement !

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« Kung Fu Fighting » : épisode 3

4e match – La Madeleine – Jeudi 10 janvier

Cette chronique est dédicacée aux membres de l’équipe n’ayant pu être présents car occupés, exilés, blessés. Une énorme, giga, méga, supra grande pensée pour Mo, à qui on souhaite le meilleur et le plus prompt des rétablissements, et qu’on espère revoir le plus vite possible.

À peine de le temps de se faire la bise et de se souhaiter la bonne année, que l’équipe de hand du Spartak lillois est déjà dans les starting blocks ! L’année 2019 devait commencer fort, avec deux matches cette semaine. Mais après le report du match du mardi 8 janvier, contre Lille, les Spartakistes retrouvent donc la grande salle du Romarin, sous le crachin et dans l’adversité climatique, mais avec plaisir. Oui, avec plaisir, car cette salle est indissociablement liée aux souvenirs du tout premier match – amical – de l’équipe !

L’accueil de Thierry, le coach de l’équipe adverse, est toujours aussi chaleureux, on reconnaît quelques visages, croisés lors du précédent match, on commence rapidement l’échauffement, de nos muscles endormis et de nos corps frigorifiés en ces temps hivernaux et pluvieux. Jetons un œil à l’équipe…

Ce ne sont pas moins de 13 joueuses et joueurs, qui font des montées de genoux et des pas chassés. On retrouve les indéboulonnables (Gwen, Pablo, Justine, Maëlle, Guillaume, Ilyasse, PE, Antoine, Max, Val) – à celles et ceux qui se poseraient la question : il suffit d’une fois, pour devenir un membre à part entière de l’équipe, qui ne forme alors plus qu’un tout, et se fait une et indivisible – et on accueille trois petits « nouveaux », du moins, trois joueurs qui disputent leur premier match, sous les couleurs du maillot ! Stéphane, qui a enfin pu être disponible, Tibo, transfuge de club, à qui on doit le bonheur de participer à ce championnat (encore merci !), et Manu, fraîchement et providentiellement débarqué au Spartak !

On échauffe donc nos deux gardiens, puisque Max a su revenir de blessure, et que Val a su revenir après sa 1e expérience, qui, visiblement, a été concluante ! L’arbitre, fidèle au poste et que nous remercions encore pour ça, siffle et les joueurs se placent sur le terrain.

Après le coup d’envoi et des encouragements mutuels, La Madeleine déclenche le premier tir. Mais l’arrière bute sur la transversale et la balle revient sur le terrain, ce qui permet à Antoine de partir en contre-attaque et d’ouvrir le score ! 1 – 0 à la première minute ! Cette ouverture de score par le Spartak serait-elle de bon augure ?

La Madeleine égalise rapidement, mais c’est à nouveau Antoine qui trouve le chemin du but adverse, en demi et en appui, aux 9 mètres, sur un tir croisé. Après cette égalité serrée, c’est La Madeleine qui tire son épingle du jeu, grâce aux points supplémentaires que leur apporte le but de leur ailière. En effet, en championnat loisir, les buts marqués par des filles valent double. Tous les buts ? C’est ce que nous verrons par la suite…

Le Spartak, nous l’avons dit, a donc ouvert le score sur une contre-attaque. Ce genre d’action va se multiplier tout au long du match, chez les deux équipes, à la faveur de pertes de balles et de relances adroites des gardiens. Illustration : le Spartak défend – solidement – et Antoine récupère la balle. Il s’élance et fait la passe à Ilyasse, qui était parti avec lui, et fonçait vers le but. La montée de balle opérée par ces deux joueurs fonctionne, Ilyasse refait la passe à Antoine, qui trompe son défenseur en revenant dans l’axe central, et marque !

La première mi-temps, d’ailleurs, nous en met plein les yeux ! Non contents de défaire une contre-attaque venant de La Madeleine, proprement et sans faute, le Spartak s’arroge le droit de venir marquer, juste après ! En demi, Manu lance Tibo, dont le tir puissant, déclenché en suspension, aux 9 mètres, finit au fond des buts. PE, en pivot, travaille tant et si bien, qu’il arrache un penalty, concrétisé par Tibo. Un peu plus tard, Ilyasse, en pivot, passe subtilement dans le dos de sa défense, et glisse subrepticement vers l’aile, ce qui n’aura pas échappé à Manu, dont l’apparente nonchalance et la feinte parfaite dupe tout le monde : Ilyasse récupère la balle, tire, et marque ! Par la suite, Manu en demi amorce une espagnole vers Pablo, et cette jolie combinaison sera à nouveau gagnante ! Autres jolis gestes pêle-mêle : une belle défense de Maëlle, et des tirs à 9 mètres inspirés, mais arrêtés, des tentatives audacieuses de Stéphane, mises à mal par la zone ou par le gardien.

La défense spartakiste est solide, les gardiens, qui se relaient dans les cages, multiplient les parades. Au milieu de cette première mi-temps, La Madeleine accuse un premier, puis un deuxième 2 minutes ! Nos adversaires ne sont plus que 4, sur le terrain ! Ce qui ne les empêche pas de venir arracher un penalty et un 2 minutes : les deux équipes s’affrontent alors à 4 contre 5, pendant un cours laps de temps.

Un nouveau penalty est octroyé aux Spartakistes. Ces derniers invitent donc Justine à tirer. Cette dernière, fébrile, déclenche un tir maladroit, qui terminera en dehors des buts. Mais, sans rancune et magnanime, l’équipe lui offrira un deuxième penalty, qui filera au fond du filet sur un tir croisé. C’est ainsi que nous découvrons que les buts marqués sur penalty par les filles ne valent pas 2 mais 1 point, ce qui, somme toute, est logique.

Cette première mi-temps file à tout allure, et s’il est à déplorer des pertes de balle, ce qu’on retiendra surtout, c’est qu’à un moment donné, Antoine égalise ! 12 – 12 ! Et mieux, Antoine et Tibo, lancés en contre-attaque, offrent au Spartak de mener au score ! 13 – 12 ! La fièvre provoquée par cette avance est de courte durée car La Madeleine égalise, juste derrière. N’empêche ! Le Spartak a mené, pendant ce match !

La première période se clôt sur une courte avance de La Madeleine. Dans les vestiaires, on évoque les solutions (être davantage en mouvement et lancé, être attentif aux pertes de balle…) et on soupire d’aise, satisfait de cette agréable entame de match.

L’arbitre siffle le début de la deuxième mi-temps et… le glas de l’équipe. Que s’est-il passé ? Plusieurs jours après, la question reste toujours irrésolue. Un manque de lucidité, une panique, une précipitation, une gaucherie s’emparent de l’équipe et La Madeleine profite de ce flottement pour s’engouffrer dans la brèche et creuser l’écart, notamment grâce à leur rouleau compresseur de demi.

Passé la stupeur et l’asphyxie, l’équipe se ressaisit, mais il sera trop tard, pour rattraper le retard. Nonobstant la prise en individuel de Manu sur le demi adversaire, malgré les arrêts de Val et de Max, malgré la hargne d’Antoine (« But Antoine. Quel homme ! », peut-on lire, consigné dans le carnet), le très joli but de Stéphane à l’aile gauche, le penalty de Pablo, la belle combinaison de Justine, au point de corner qui donne à Antoine qui donne à Guillaume qui redonne à Antoine qui marque à l’aile, en dépit des « Antoine », « Tibo ! », « Manuuuuuu ! » griffonnés dans le carnet à côté de l’évolution du score (30 – 25, 31 – 26, 31 – 27), à quelques points de coudoyer nos adversaires… L’arbitre siffle. C’est donc sur le score de 32 – 27 que s’incline le Spartak, qui offre sa première victoire à cette belle équipe de La Madeleine.

On se congratule, on se sourit, on se remercie, on amplifie notre collection de photos inter-équipes. On se voit même offrir le coup à boire et… des chips ! On discute, on sourit à nouveau… Car, oui, malgré la défaite, malgré la déception liée à la sensation d’être passé pas loin de la première victoire spartakiste, on reste heureux. Heureux de ce match, de notre réjouissante équipe, de la rencontre avec les sympathiques joueurs, entraîneur, arbitre de La Madeleine, de cette reprise pleine de promesses.

On se quitte… en se disant « à très vite » ! Car, au Romarin, on y revient très prochainement : le 24 janvier, c’est l’autre équipe de La Madeleine, plus expérimentée, qui nous montrera de quel bois elle se chauffe ! Et on a hâte de se brûler les doigts… !

On termine en plaçant ce mois de janvier sous l’égide de nos dieux ultimes : après les filles, on croise les doigts pour les garçons de l’équipe de France de handball, qui a démarré le championnat du monde en Allemagne et au Danemark par deux victoires contre le Brésil et la Serbie, en attendant la suite (Corée ce lundi soir, Allemagne demain, Russie jeudi). En espérant que cela nous inspire, dans les jours et les matches à venir !

« Kung Fu Fighting » : épisode 2

2e match – Lille Handball Club – Mardi 27 novembre

Il se dit qu’à la mi-temps, Lille Handball Club, qui recevait le Spartak lillois à la patinoire de Bobet (Caulier) menait 15 à 10. Écart honorable, pour la toute jeune équipe spartakiste. Mais il se dit aussi que le coup de sifflet final fit entendre son sifflement strident sur un 39-22, en faveur des tauliers. Que s’est-il passé entre-temps ? Vous n’en saurez rien, la chroniqueuse ayant été, ce jour-là, terrassée par un mal mystérieux, et qui l’empêcha d’en être.


3e match – Roubaix – Vendredi 30 novembre

Cette chronique est dédicacée à tous les joueurs de l’équipe n’ayant pu être présents, à et Stéphane, qui a vilement préféré fêter ses 34 ans, plutôt que de rejoindre nos rangs !

C’est un peu inquiets, que nous débarquons à la salle de sport Bernard Jeu, à Roubaix, en cette fin de semaine… En effet, certains sont échaudés par le match précédent. D’autres pâlissent, lorsqu’ils se rendent compte que ce soir, c’est une portion congrue de l’équipe, qui est réunie : 8 joueurs ! 1 seul remplaçant ! « En plus, je ne suis pas en bonne condition physique », entend-on murmurer. « Moi non plus, on a à peine trottiné, et je suis déjà mort… ». Et c’est définitivement la terreur qui s’empare de nous, lorsque nous avisons l’équipe adverse s’échauffer : des espèces de golgoths en surnombre, semblant vouloir en découdre…

Malgré un nombre suffisant d’éléments effrayants qui justifierait largement que nous partions en courant, terrorisés… Nous restons ! Et qui plus est, le sourire aux lèvres ! Car nous avons, aussi, mille raisons de nous réjouir ! A commencer par… LE PREMIER MATCH DE HAND DE VAL ! Qui ne fait pas les choses à moitié, puisqu’il commence directement dans les buts ! « J’ai regardé des tutos YouTube, en travaillant, cet après-midi », confiera plus tard celui qui pourrait bien se révéler comme la relève d’un Omeyer… Val se fait providentiel, puisque Max, notre super gardien, déclare forfait, puisque blessé, pour ce match. On lui souhaite, au passage, un prompt rétablissement ! La fébrile équipe du Spartak est aussi ragaillardie par la présence de Youyou, qui a fait le déplacement bien que blessé de même, quelle classe ! Armé d’un stylo et d’un carnet, c’est grâce à lui que cette chronique sera davantage étoffée que les précédentes : merci Youyou ! Le banc des supporters s’agrandit avec Malo, le petit frère de Maëlle, qu’on a eu plaisir à rencontrer ! Et enfin, le sourire chaleureux d’Adila, la coach de Roubaix, finit de nous convaincre : allez, ça va le faire !

C’est parti ! Le coup d’envoi est donné ! On commence avec Bastien et Justine aux ailes, Romain et Maëlle en arrières, Antoine en demi et Guillaume en pivot. Aldo rentrera bientôt, ainsi que… Moh, qui, fidèle à lui-même, nous fera la non-surprise d’arriver en retard ! Le Spartak jouera finalement à 9 !

C’est Roubaix qui déclenche le premier tir… Et c’est Val qui arrête son premier but !!! Et c’est le Spartak qui ouvre le score, grâce à Antoine et un tir à 9 mètres ! Des jolis gestes, on va en voir pas mal, au cours de cette première période serrée !

En défense, le Spartak est plutôt solide, chacun à son joueur, la communication est au rendez-vous, on ne se laisse pas trop abuser par les changements de secteurs de nos adversaires, on monte lorsqu’il le faut, on bloque et on multiplie les coups francs.

En attaque, c’est un peu plus laborieux. On annonce des décalages, perturbés par des pertes de balle. Parfois, on peine à se trouver. On bute aussi contre un gardien roubaisien bien présent. « Romain interception / Headshot sur le gardien », peut-on lire inscrit dans le carnet. Mais, on parvient aussi à faire bouger la défense et à créer des espaces. Bastien travaille et va chercher l’intervalle, tant et si bien qu’il arrache et concrétise un penalty. Justine va fixer la défense et emmène son défenseur au centre, pendant que Moh glisse à l’opposé, en pivot, reçoit la balle et marque. Antoine, en demi, croise pour Romain, en arrière droit. Le mouvement déstabilise la défense et plutôt que de terminer l’action, Antoine repère l’intervalle, s’y engouffre et marque. Romain se bat comme un beau diable, avec l’énergie qui le caractérise : « On ne pourra pas dire que je n’ai pas mouillé le maillot », déclarera-t-il, trempé, à la mi-temps. Guillaume, bien placé en pivot, envoie la balle au fond du filet, et remet ça. Maëlle déclenche de jolis tirs en suspension. Aldo concrétise également…

Ainsi, le plaisir est là ! Il culmine lorsque toute la salle retient son souffle : un Spartakiste (lequel ? Le carnet ne le dit pas, ni ma mémoire) se retrouve en position de tir, mais réalise qu’il ne pourra finir l’action. Fuse soudain comme une bombe Bastien, qui saute en extension au-dessus de la zone… Oui, vous ne rêvez pas… C’est bien un kung fu que vont tenter nos valeureux joueurs… Pour les néophytes du hand, qui suivraient nos aventures, et auraient déjà, d’ailleurs, sourcillé devant le nom de cette chronique, on ne peut que trop vous recommander de taper « handball kung fu » sur YouTube ! La balle est bien lancée, elle se dirige vers les mains de Bastien, mais il semble qu’il ait manqué, ce soir-là, à Roubaix, quelques millimètres et une faveur divine, sans doute… Des exclamations retentissent dans la salle : entre soulagement (roubaisien) et étonnement, devant ce si beau geste, à deux cheveux d’avoir existé… Malgré toutes ces belles actions, on déplorera la blessure de Moh : on croise les doigts pour que ce ne soit pas une entorse !

Déjà, trente minutes ? On n’a pas vu passer le temps, heureux qu’on était, sur le terrain ! 10 à 8, pour Roubaix ! Le match est loin d’être plié et le Spartak a encore toutes ses chances !

On y retourne ! Déterminés, souriants, confiants ! Que lit-on dans le carnet ? Ah… Eh bien… Pour le résumé de la deuxième mi-temps, il faudra vous contenter de : « Val se mange un lob » et « Bastien mange sa banane sur le terrain ». Il semblerait que la fatigue et le manque discernement se soient emparés de tous, vraiment tous les joueurs de l’équipe ! Il s’agit ici, de rendre justice à Val, qui n’a pas démérité, qui, vaillamment, exposait l’entièreté de son corps pour faire barrage aux contre-attaques, et nous surprenait par une détente et une extension à faire pâlir de jalousie !

On entre dans les dernières minutes de jeu… Les équipes, dans ce match qui aura toujours été serré, sont à égalité ! 1 minute 30 secondes et… Le Spartak marque ! Le Spartak mène ! Le Spartak n’en revient pas ! Le Spartak panique ! Tant et si bien que Roubaix revient coller au score ! Égalité à nouveau ! Le chrono s’emballe, les secondes défilent, Antoine, héroïque, prend ses responsabilités et file droit vers le but… Le sort se sera donc acharné ce soir, car la balle est détournée et, en plus, va se perdre dans l’arrière-salle… Lorsque le gardien réapparaît, il est trop tard… L’arbitre siffle. C’est donc sur le score de 16-16 que se termine ce beau match… ! Derechef, on se serre les mains, on se congratule entre Roubaisiens et Spartakistes. Oui, à n’en pas douter, au regard des sourires et de la franche camaraderie qui s’emparent des joueurs, ce fut un beau match !

Lorsque plus tard, dans la soirée, je communiquerai le résultat du match à une tierce personne, celle-ci me retournera cette question rhétorique : « Égalité, c’est un peu comme une victoire ? ».

La victoire, en effet, nous la savourons dans cette première et historique égalité, et nous la savourons aussi lors d’une troisième mi-temps, éminemment sympathique ! Roubaix la généreuse nous offre des coups à boire, et c’est armé, qui d’un Coca (on ne vous balancera pas, Romain et Antoine), qui d’une bière, que nous fraternisons avec nos adversaires, sur le parquet de cette jolie salle Bernard Jeu (je ne me lasse pas de répéter ce nom). Il fallait immortaliser ce moment de convivialité, et c’est une nouvelle photo inter-équipes qui vient s’ajouter à notre toute jeune collection.

On se quitte donc sur d’infinis remerciements : merci à Roubaix ! Merci aux arbitres, chapeau les gars ! Merci à Adila ! S’il est une chose sûre, dans ce monde sans cesse mouvant et instable, dans cette « branloire perenne » chère à Montaigne : à Roubaix, on reviendra !

« Kung Fu Fighting » : épisode 1

Après Les Yeux dans les Gueux, voici donc Kung Fu Fighting, la chronique des exploits de l’équipe loisir de hand du Spartak lillois !

Le lundi 5 novembre, le Spartak se rendait à Villeneuve d’Ascq, pour son premier match officiel du championnat ! Quelques jours auparavant, le Spartak s’était incliné en match amical, devant La Madeleine (31 à 20). Lors de cette rencontre, des gestes à travailler en entraînement avaient été décelés : perte de balle, circulation de la balle, intensité de jeu, décalage… Et le Spartak n’a pas chômé ! Ainsi, le dimanche précédent la rencontre avec Villeneuve d’Ascq, l’équipe s’entraînait d’arrache-pied à fixer et à prendre les intervalles. Et ce, tout en accueillant de nouveaux joueurs ! Nouveaux joueurs qui ont démarré sur les chapeaux de roue, puisque dès le lendemain, ils portaient haut les couleurs du maillot et rejoignaient l’équipe !

Après la première défaite, l’équipe était un peu échaudée et un poil craintive. A quelle sauce allions-nous être mangées par l’ogre de Villeneuve d’Ascq, tels qu’on nous les avait dépeints ?… Et pourtant ! Pourtant ! Quel match !! Après une entame rendue difficile par le gardien de Villeneuve d’Ascq, véritable mur/aimant à ballon, le Spartak trouvait enfin le chemin des filets ! Chaque but donnait lieu à des cris de joie et à des scènes de liesse ! Chaque joueur n’en revenait pas, de tant de fluidité, de construction de jeu, de beaux gestes tentés, d’intervalles férocement recherchés… ! Antoine et Mo nous régalaient, bien sûr, de leurs lucarnes improbables. Max, le gardien, multipliait les arrêts, Pablo s’élançait à l’aile, avec conviction et détermination. Et même le tout nouveau Aurélien, fraîchement débarqué au Spartak la veille, marquait son premier but, en trompant la défense et le gardien, d’un tir à la hanche, en appui, en dehors des 9 mètres !

La première d’une longue série de photos floues !

À la mi-temps, dans les vestiaires, ce n’était que sourire et exaltation, devant tant de plaisir pris !

La seconde mi-temps se déroule peu ou prou comme la première, et lorsque le coup de sifflet final retentit, on s’élance les uns vers les autres, pour se congratuler, et pour saluer nos adversaires, et prendre une photo tous ensemble, sur une bonne idée de Maëlle. Adversaires qu’on remercie ici, pour leur fair-play, leur accueil et leur arbitrage ! Adversaires qu’on retrouvera non plus sur le terrain, mais autour de la buvette, une fois décemment douchés, afin de discuter de façon très sympathique, bière ou coca en main.

Pardon ? Le quoi ? Le score ? Ah ! le score ! Eh bien, Villeneuve d’Ascq 2 se place en tête du classement, à ce jour, en nous battant 30 à 18. Le Spartak n’a pas battu Villeneuve d’Ascq. Mais le collectif de notre toute jeune et belle équipe a clairement gagné ! Elle a gagné une belle cohésion et une envie toujours plus grande de jouer ensemble.

Une grande pensée pour ceux qui ne pouvaient être présents sur ce match, et particulièrement pour Romain et Guillaume.

Prochain rendez-vous : le jeudi 22 novembre, à Hazebrouck !

Premier match de l’équipe de hand du Spartak !

Premier match de match de hand et… première défaite, pour le Spartak lillois ! Qui décide de débuter de façon solidaire, en phase avec les copains footballleurs ^^

Le Spartak lillois s’incline 31 à 20, en match amical, devant La Madeleine, qu’on remercie pour l’accueil, le fair-play, l’arbitrage et la table !
Malgré ce premier faux pas, c’était bien des sourires qu’on pouvait voir à la fin, sur les visages, rendus rouges par l’effort (et le manque de condition physique) ! Quel plaisir de jouer ensemble cette première rencontre !

Le but du match revient sans doute à Manu, qui, bien servi en contre-attaque, sur une belle relance de Max, est littéralement pris en sandwich entre 2 défenseurs. De son seul bras libre, Manu frappe comme il peut la balle, qui atterrit dans la zone, et se met à rouler tranquillement aux pieds du gardien, sans doute surpris par ce geste improbable.

La suite ? Dès lundi 5 novembre, à Villeneuve d’Ascq, pour le premier vrai match officiel de championnat !

A vite !