« Kung Fu Fighting » : épisode 9

La Madeleine 1 – Spartak lillois
Jeudi 25 avril

Ce jeudi 25 avril sonnait le coup d’envoi de la deuxième phase du championnat. Dans ces play-offs, les équipes figurant en haut ou en bas du tableau s’affrontent, dans deux poules distinctes, pour convoiter les premières places ! Le Spartak, vous le savez, a terminé dans le bas du tableau. Avant-dernier ou dernier ? Bizarrement, les scribes refusent de s’en souvenir… Oui, on use du pluriel, car la chronique innove et vous propose une prose à quatre mains !

Le suspense est donc relancé ! Le Spartak contemple une nouvelle ère ! Sera-t-elle celle du triomphe, de la gloire, des victoires éclatantes et des lendemains qui chantent ? Le Spartak parviendra-t-il à accrocher cette première place, qui porte en elle plein de promesses, de défis capillaires et de prouesses culinaires ? Car, oui, il faut savoir que certain.es joueu.ses se sont risqués, lors de certaines soirées d’ivresse (ou de sobriété, pour les plus étranges d’entre eux) à des paris osés ! Le Spartak – du moins ses membres les plus frappadingues – redouble d’efforts, pour vous offrir un spectacle toujours plus beau, plus audacieux, plus périlleux !

Ainsi, pour ce premier match, on retourne pour la… quatrième fois, déjà, dans cette salle du Romarin qu’on commence à bien connaître ! Pour preuve, certains garçons se dirigent naturellement dans « nos » vestiaires, sans même attendre que Thierry, le toujours aussi sympathique coach et président du club, ne nous les indique. Vestiaires qu’on retrouvera d’ici un mois, car les deux équipes de La Madeleine ont préféré les tréfonds du classement, plutôt que sa cime, à l’instar du Spartak, et cette modestie les honore.

Rapidement, « coach » Antoine prend en main l’échauffement. L’équipe s’étoffe au fur et à mesure, les « retardataires » rejoignant prestement leurs camarades. Ce seront donc douze Spartakistes qui mouilleront le maillot ce soir, soutenus par un public, qui , lui-même, se démènera sur le bord du terrain ! Gwen n’aura de cesse de mitrailler nos meilleurs profils, tandis que Betty finira carrément derrière la table de marque, lors de la seconde période. Car dans l’autre partie du terrain, c’est une portion congrue de maillots vert fluo qui nous fait face. Les joueurs sont tellement peu nombreux, que Thierry, le coach, devra enfiler le maillot ! « Ils ont eu peur du Spartak, n’est-ce pas ? », fanfaronne-t-on.

Ainsi donc, si on résume : une équipe spartakiste fournie, une équipe adverse clairsemée, une nouvelle page à écrire, une première place à notre portée, des supporters venus en nombre (4, un record !)… Vous aussi, vous la voyez venir, la victoire assurée ?

C’est parti ! Bastien, Ade, Antoine, Romain, Nico, PE et Max prennent place sur le terrain, tandis que Manu, Stefan, Justine, Youyou et Pablo les encouragent sur le banc…

Des trois premières minutes du match, vous ne saurez rien, le scribe ayant dû courir chercher le carnet, oublié dans le vestiaire. Jamais, sans doute, n’aura-t-il couru aussi vite de sa vie ! Hors de question de perdre une miette de ce qui est en passe de devenir la première d’une longue série de conquêtes ! Essoufflé, le scribe se jette sur le banc et regarde fiévreusement le tableau de score, se morigénant pour cet oubli fatal, pour tous ces gestes prodigieux qu’il n’aura pas pu consigner, et qui, par sa honteuse faute, tomberont dans les limbes de l’oubli et ne rencontreront jamais la douce caresse du marbre de l’Histoire…

Euh. 0 – 0 à la 3e minute de jeu. Ah. D’accord. Bon, rien de trop alarmant, mais… Tout de même. On aurait pu s’attendre à une ouverture plus rapide, à un écart peut-être même déjà avantageusement creusé, à… Ah ! Première action ! La Madeleine déclenche un tir, que Max… arrête, bien évidement ! Il est là, il est bien là, notre Max ultime, le fameux « Mad Max » ! Seul portier ce soir, en raison de l’absence de Val, notre autre gardien polyvalent multisport-multitalent, ayant apparemment tout donné la veille, lors du match de foot, que le Spartak a (encore une fois) gagné ! Les astres sont alignés, cette semaine sera donc placée sous le signe de la consécration spartakiste et ce ne sont pas ces quelques minuscules minutes sans but qui vont faire mentir le glorieux projet que le destin a, pour nous, façonné. La main tremblante, le scribe scrute donc le terrain, à l’affût du premier but spartakiste, du premier double croisé, de la belle espagnole, des extensions sans fin… En vain.

Oui, en vain. Car les secondes s’enchaînent et se ressemblent, on approche des 5 premières minutes de jeu et aucun but n’a encore été inscrit. « Mais qu’est-ce que je peux écrire, dans le carnet ? » s’interroge à voix haute, avec inquiétude, le scribe. « Un début de match pas très marquant », lui répond-on. L’humour, lui, au moins, est au rendez-vous, comme toujours.

Quand soudain, l’ailier droit récupère la balle, s’élance, tire… et marque ! Dommage, simplement, que ce soit un ailier madeleinois. Ainsi, les adversaires ouvrent le score ! Le Spartak ne s’en laisse pas compter et multiplie les attaques. Antoine, en demi, fait la passe à Bastien, bien campé sur son aile gauche et prêt à survoler la zone… Mais c’est dehors. Ade, au poste d’arrière gauche et après une magnifique feinte, cherchera elle aussi Bastien, mais, à nouveau, c’est dehors. Malgré une excellente défense de PE, La Madeleine marque à nouveau. Arrêtons-nous un instant sur la défense de PE… « Gros câlin », lit-on dans le carnet.

« Nouveau câlin de PE, en amour ce soir », lit-on encore. En effet, ils seront quelques uns, à La Madeleine, à goûter les plaisirs de l’amour vache de notre pivot, qui ne lâchera rien pendant tout le match et surtout pas le joueur qu’il vient d’empoigner et dont les pieds, désormais à plusieurs centimètres au-dessus du sol, s’agitent dans l’attente du coup de sifflet libérateur de l’arbitre. Les « câlins » de PE feront la joie du banc, qui, à chaque fois, poussera des cris fascinés et enjoués ! Après le match, un spartakiste proposera même de ne faire tourner la chronique qu’autour de ces démonstrations musclées d’affection. Après réflexion, les chroniqueuses décideront de rejeter cette proposition, somme toute intéressante, mais bien trop limitée car, en effet, c’est toute l’équipe spartakiste qui s’apprête à donner de l’amour, beaucoup d’amour ce soir.

Aussi, la chronique se doit aussi et surtout de rapporter honnêtement l’intégralité du déroulé du match, alors concentrons-nous et faisons le point : 5 minutes de jeu, 2 – 0 pour La Madeleine, qui, bientôt, inscrit son 3e but. On commence sacrément à s’impatienter, que ce soit sur le terrain ou sur le banc. Bon, alors ? C’est quoi cette histoire ? Et le premier but spartakiste, là ? Il arrive, quand ? Quand ? Allez, soyons joueurs, ami.es lectrices et lecteurs. Allez, devinez. Dites un chiffre. « 7 minutes » ? « 9 minutes » ? « 11 minutes » ? Quoi ? 11 minutes ? Lecteurs, vous vous moquez ! Vous pensez sérieusement que le Spartak a attendu 11 minutes, avant de marquer son premier but ? Manqué ! C’est très précisément au bout de 11 longues minutes et 16 interminables secondes que le Spartak marque enfin son premier but, grâce à Manu, « qui s’est arraché pour récupérer la balle », nous dit le carnet. Mais suite à un poteau, La Madeleine marque de l’aile gauche (4-1). Manu réplique, plein axe (4-2). Max nous délivre une parade dont il a le secret, et repousse du pied un tir de l’arrière droit.

C’est sans doute à ce moment qu’arrive enfin… Céline ! Qui ni une, ni deux, enfile son plus beau legging et vient grossir les rangs spartakistes. Encore une entrée fracassante…

C’est aussi à ce moment que La Madeleine demande un temps mort. « Ça combine, ça combine, côté Spartak ». Mais combinaisons n’est pas raison, et lors de la reprise, c’est encore La Madeleine qui marque (5 – 2), malgré une belle défense de Youyou, qui ne se voit donc pas récompensée. A la 16e minute de jeu, Antoine trouve enfin le chemin des buts ! (5 – 3). À la 17e minute, Romain trouve celui de la biscotte, et écope d’un jaune, pour un geste défensif fautif. À la 18e, le pivot vert fluo trouve le fond des filets de Max (6 – 3). A la 19e minute (un nouveau scribe s’est saisi du carnet, et je peux vous dire qu’il ne rigole pas avec la rigueur du report des minutes) – à 19’04, donc, « MANUUUUU » (6 – 4). A 20’, « BONNE DEFENSE ADE ». Et l’on sourit, attendri, face à l’enthousiasme débordant et communicatif de ce scribe.

Mais c’est vrai, après tout, le Spartak réduit l’écart ! Le Spartak reprend espoir ! Stefan s’élance de son aile gauche, mais ce mur de gardien aux bras levés de La Madeleine détourne le ballon.

Les adversaires marquent (7 – 4), mais le Spartak contre-attaque et Manu conserve le « moins 2 » (7 – 5). Néanmoins, la Madeleine préfère nous distancer de 3 points (8 – 5). Il n’en fallait pas plus pour que PE se sacrifie et aille se faire arracher le bras, en pivot ! Antoine honore d’une main de maître ce penalty et nous ramène à « moins 2 » (8 – 6). Mais sur une belle combinaison entre son pivot et son arrière, La Madeleine inflige, à nouveau, un trismégiste écart (9 – 6). Sauf que le Spartak préfère le binaire au ternaire. Alors Antoine, en demi, feinte la défense, tire aux 6 mètres et marque (9 – 7). Antoine, ainsi que Nico, se démènent en défense ! Malgré cela, La Madeleine retrouve la trinité (10 – 7).

On entre dans les 5 dernières minutes. Les pertes de balle se multiplient, côté rouge et noir. La Madeleine en profite pour contre-attaquer. Stefan replie immédiatement et remplit son rôle, en allant gêner le porteur de balle… Mais que ce soit en attaque ou en défense, notre sémillant joueur semble être fâché avec la zone, qu’il n’a de cesse de piétiner, d’empiéter, voire de franchement enjamber, puisque c’est à l’intérieur de celle-ci, que de son corps, il fait barrage à l’adversaire. C’est donc un penalty accordé et transformé (11 – 7).

Il ne reste que quelques frêles minutes ! Antoine et PE en profitent pour nous offrir une très belle action : en demi, Antoine fixe son défenseur, le surprend avec un un-contre-un énergique, l’entraîne d’un côté et libère sa balle de l’autre, dans les mains de notre pivot de PE, qui marque! (11 – 8) Et quel but… Deux des quatre mains en ont un souvenir déchirant. Juste après, Stefan, en défense, récupère la balle et lance une contre-attaque explosive ! (11 – 9). Max arrête un tir de l’aile ! Stefan s’élance de l’aile gauche… en n’omettant pas de pénétrer dans la zone. Encore. Derrière, La Madeleine creuse, de l’aile droite (12 – 9). Il reste 30 secondes, les maillots jeanne-massiens s’élancent vers les buts madeleinois, montent férocement la balle, qui échoit à Manu, déjà à l’assaut de l’aide droite… Une malencontreuse cravate viendra arrêter sa course, et qui ne sera pas sifflée (de la difficulté d’arbitrer seul.e, TMTC si tu as déjà revêtu le maillot noir).

A la mi-temps, le score est donc de 12 – 9. Pas fameux. Les joueurs se dirigent cahin-caha vers le second terrain, afin de faire le « speech ». Mais de speech, il n’y en aura pas vraiment, divers conciliabules réunissant deux ou trois joueurs éclosant de-ci, de-là, pendant que Céline s’échauffe, en nous courant autour. On entend parfois s’élever des « n’hésitez pas ! », « allez-y ! ». Nico dégaine les fruits secs. Quand enfin, Antoine entame sa harangue : « Rentrez-leur dedans, c’est pas vos amis ! », «Allez toucher votre joueur, allez le frotter ! ». C’est exactement ce dont on a besoin et ce dont on a manqué lors de la première mi-temps : du nerf, de l’envie, du rythme, du physique, du contact. Certains rappellent que des tie and dye et autre blonde platine (« latine ? ») sont en jeu. Tous les moyens sont bons, qu’ils soient techniques ou foutraques, pour injecter l’énergie et l’envie, auprès des troupes spartakistes.

« Je suis chaude comme une plancha ! » lance Céline, en entrant sur le terrain.

Puisse cet ardent feu se communiquer, par un effet thermique mystique, aux coéquipiers ci-après nommés Pablo, Bastien, Romain, Ade, PE et Max. L’engagement est spartakiste et la première montée de balle se clôt sur une… touche. Touche toute spartakiste, puisqu’il est désormais proverbial que l’entame de la deuxième période connaisse quelques ratés… Allez, on se reprend bien vite, on se montre solide et solidaire : Ade en arrière droite et Céline à l’aile nous offrent une belle défense, pleine de cohésion et d’entraide. Max fait un joli arrêt, en provenance de l’aile droite, mais la balle, déviée par son pied, arrive directement dans les mains de l’arrière, qui marque aussitôt (13 – 9). Romain, en demi, se fait le maître-cérémonie de l’équipe : « Pablo, retour ». Décalage sitôt enclenché et qui porte ses fruits : Romain, en extension aux 9 mètres, au niveau de l’arrière, marque ! (13 – 10). Max multiplie les arrêts, Bastien s’élance bravement, mais ça ne rentre pas encore. Le demi de La Madeleine déroule ses un-contre-un dynamiques et marque (14 – 10). De l’arrière droit, Ade aperçoit Pablo à l’aile gauche et lui propulse le ballon, que Pablo expédie vers les cages, mais c’est dehors. Par la suite, Ade réussit à empêcher une contre-attaque. « Céline retour ! » continue d’indiquer Romain et remarque dont un ailier madeleinois commentera par un « C’est qui Céline ? » suivi d’un petit rire mesquin. PE fait une énième démonstration de son trop-plein d’amour en défense, mais cela ne suffit pas (15 – 10). Toujours au poste d’arrière droite, Ade travaille pour Céline, qui récupère la balle et tire ! Mais c’est arrêté, par ce décidément coquin de gardien, qui ne semble décidément pas décidé à en laisser passer quelques unes (contrairement aux bières qu’il déglutira plus tard)… Un Spartakiste reçoit une passe au niveau des pieds, mais l’arbitre se montre lui-même spartakiste, en détournant le regard, de façon fair-play.

La seconde mi-temps est à l’égal de la première, et l’attaque (pal)patine, tant et si bien que l’arbitre lève le bras. Bastien déclenche alors aux 9 mètres, mais c’est arrêté. La Madeleine, quant à elle, enchaîne les réussites (16- – 10). Ainsi, l’écart se creuse pernicieusement. C’était sans compter sur Stefan, qui enfin dompte cette espiègle zone ! (17 – 11) « Un modèle de tir d’ailier de Stefan, qui vole comme un papillon, et pique contre l’abeille », lit-on dans le carnet, qui fleure bon le printemps et les cerisiers en fleurs. Cette aile gauche nous portera chance, puisque c’est ensuite Manu qui l’assaille (18 – 13). Une joueuse fluo marque, et le score s’envole de deux points, donc (20 – 13). Et soudain ! But jouissif et plein de la rage de vaincre d’Antoine, accueilli par les « Waaaaoh » du banc !

On ne sait pas si l’ailier de La Madeleine a sciemment tenté de décapiter Manu, ou si c’est ce dernier trublion qui a eu la facétie d’aller fourrer sa tête sous le bras de l’adversaire, mais dans tous les cas, ça se solde par un penalty, dûment envoyé au fond des filets par Antoine ! Qui, en plus, se paie le luxe de marquer derrière ! « He’s on fire ! ». La plancha de Céline aurait-elle enfin fait des émules ? En défense, Manu récupère le ballon et lance une contre-attaque. Nico récupère la balle et la distribue à Justine, qui tire, mais, nom de dieu, quel casse-pied, ce gardien ! Celui-là, on n’aurait vraiment pas envie de boire des bières avec.

On profite d’un temps mort pour souffler. 21 – 16 pour La Madeleine. Il reste dix minutes de jeu. Tous les espoirs sont encore permis. Le jeu reprend, le Spartak offre une belle défense, mais elle se prend les pieds dans le tapis de la zone, et La Madeleine profite de ce penalty (22 – 16). En attaque, la balle circule, mais sera perdue. « Céline, reviens ! » rugit Max. On avait tous déjà les yeux rivés sur la défense. On se retourne alors, et on découvre que Céline a très bien, trop bien, intégré la devise spartakiste du fair-play, car, plutôt que de fondre en défense, celle-ci est allée, dans un élan de bonté, de magnanimité, de grandeur d’âme qui la caractérise, chercher la balle au point de corner, afin de la donner aux Verts fluo. Le chrono s’emballe, ce qui semble donner des ailes au Spartak ! Celui-ci inflige un +2 à La Madeleine (23 – 18). Manu fend le terrain, lancé dans une contre-attaque éclair dont il a le secret. Difficile, alors, pour la défense, de l’arrêter sans faire faute. Le penalty est sifflé, ainsi qu’un 2 minutes pour Antoine, un chouïa trop remonté contre quelques décisions de l’arbitre.

Ça y est, on entre dans les dernières secondes de jeu… Romain nous offrira un ultime but, à 29’50 ! Puis, l’arbitre siffle, et le match se clôt sur un 27 – 21 pour La Madeleine. Les joueurs victorieux font retentir leur cri de guerre (que le Spartak aura éhontément copié en première période, n’ayant toujours pas encore trouvé le sien) : « APÉROOOOOO » ! Oui, très bonne idée. Allons vite oublier ce match, dans l’ivresse des conversations, que l’on sait toujours agréables, avec La Madeleine.

 

Une jolie et fraternelle photo dans les buts et une douche plus tard, on se retrouve bien vite autour de la table, garnie de bières, de briquettes de jus de fruit et de chips. Les plus téméraires s’emparent des Belle Brasseuse et saluent ce choix impertinent de Stefan, se remémorant leurs premiers cap’s, et autres soirées punk à chien, à travers ce breuvage fruste, agissant telle une Madeleine houblonnée. C’est donc la 3e mi-temps qui débute, celle où brille le Spartak, se consolant ainsi de briller dans un domaine ce soir. Les conversations vont bon train, et les équipes se mélangent. Quel plaisir ! Les bières s’enchaînent, mais tel le tonneau des Danaïdes, la table ne désemplit pas des bouteilles aux reflets verts sombres. Les irréductibles se voient conduits vers la sortie, pour cause d’alarme imminente. Les packs éventrés jonchent désormais le sol et la fièvre des photographies barrées bat son plein ! Après Decathlon, c’est la salle du Romarin qui sert de décor à nos mises en scène amusées. Mais, pour la première fois, le Spartak rencontre un adversaire à sa hauteur : deux Madeleinois usent si bien d’arguments qu’ils réussissent à entraîner les derniers forcenés spartakistes au bar, malgré l’heure déjà tardive.

Et c’est autour de bières au prix exorbitant qu’on refait le match et qu’on immortalise cette très belle fin de soirée, en compagnie de nos chaleureux adversaires. On soupire d’aise. Le match poussif ? Le score décevant ? On l’a déjà oublié, car, la victoire, dans ce championnat loisir, on l’a déjà emportée il y a bien longtemps, depuis la première gorgée de bière partagée, lignée d’une longue série de conquêtes passées et à venir, et qu’on attend, impatiemment, sourire aux lèvres.

Prochain match, vendredi 3 mai à Roubaix, qui s’ouvrira par un cri de guerre caustique.

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