« Kung Fu Fighting » : épisode 7

« Un engin comme vous, ça devrait être livré avec une notice ! »

Léodagan avait donc raison. Car c’est mot pour mot ce que l’équipe de handball loisir d’Hazebrouck a murmuré en nous voyant quitter son gymnase…

Jeudi 7 février. C’est en direction de la sombre contrée d’Hazebrouck que les Spartakistes se rejoignent. Dans les voitures, les discussions s’enchaînent mais la tension monte. L’heure fatidique du match arrive et la destination semble de plus en plus lointaine. Le froid envahit les voitures et le ciel devient noir. Ce combat semble perdu pour certains, périlleux pour d’autres. « Apparemment, ils sont violents », « Y’a un gymnase à Hazebrouck ? », « C’est une ville ça ? »… Pendant que certains réfléchissent à la géographie locale et la reconversion anarchiste de Pamela Anderson, d’autres s’échauffent déjà, prêts à casser des genoux et à arracher cette victoire des mains des Hazebrouckois.

Cette fois-ci, ce n’est pas Max qui garde nos buts, mais bien ce fringant Valentin. Après un temps plus ou moins long dans les vestiaires (très certainement pour réfléchir à une nouvelle technique handballistique, peut-être à cause de l’arrivée tardive des maillots, mystère et bole de gomme…), toute l’équipe se retrouve sur le terrain, prête à analyser les adversaires. Sont présents à l’appel : Luc, Sam, P-E, Manu, Bastien, Youyou, Antoine, Nico, Valentin, Romain, Thibaut, Céline. Une bien belle équipe de Mexicains ! On pense aux absents, malades, au travail, excusés, blessés, que l’on porte avec nous dans nos cœurs (oui, même toi, qui nous lis de l’autre bout du monde et qui te reconnaîtras !). À noter la présence de Betty, supportrice et photographe attitrée de cette soirée.

Le sifflet s’approche de la bouche de l’arbitre et il est temps. SPAR-TAK. C’est parti, le coup d’envoi est lancé, malgré un cri de guerre franchement raté. (C’est l’occasion de vous le demander, chers lecteurs : envoyez-nous vos cris de guerre, on a besoin d’inspiration !)

Les fesses de Sam, Céline, Thibaud, et Nico sont posées sur le banc et n’attendent plus que les premières actions pour scander le nom de l’équipe.

Le début est bien difficile… Un premier but est marqué par une ailière de l’équipe adverse. Désespoir ? Jamais. Résilience ? Absurde. Habitude ? Peut-être.

Mais rien n’arrête les forces du Spartak. Et c’est Valentin qui va lancer la bête : premier arrêt des genoux, d’une élégance qui ferait pâlir les chorégraphes de Beyonce (ndlr : on nous dit dans l’oreillette que c’était un peu plus haut que les genoux…).

S’ensuivent les premiers buts marqués par le Spartak ! Premiers ? Mais certainement pas derniers. Antoine poursuit la lancée en faisant remonter le score à 7 – 4, suivi par Nico, plus chaud que jamais.

Le scribe faire remarquer un Antoine agressif en défense… qui s’est malgré tout soldé par un but de l’ailière gauche d’Hazebrouck. Des buts doubles assez douloureux pour le Spartak.

N’oublions pas Sam, notre bon vieil oncle Sam, qui avec force et panache permet à l’équipe de retrouver un écart de score plutôt agréable, le tout agrémenté d’un joli contre d’Antoine.

L’histoire ne dira pas ce qu’il s’est passé, tout ce que l’on sait est que Titi a eu droit à un carton jaune. Mais il est fort, et sait se faire pardonner et nous permet d’être à égalité. 9 – 9 ! Les coéquipiers se regardent sur le banc, étonnés, inquiets, perplexes. Et si… ? Non. Plus le droit à l’espoir. Il faut continuer d’avancer. #premiersdecordée

Et soudain, tout droit sorti de la dangereuse poche de l’arbitre, un carton jaune vient s’éclater devant le visage du numéro 5 d’Hazebrouck (enfin, l’un des trois numéro 5 du terrain). Penalty pour le Spartak. Pourrions-nous passer devant ? La victoire serait-elle en marche ? Est-ce que c’est notre projet ? Pas le temps de niaiser, Nico arme son bras et marque ! 10 – 9 pour le Spartak. Mais ce n’est jamais assez pour lui, et il décide d’en rajouter une couche, 11 – 9. Cette ascension s’arrêtera-t-elle ?

Après un retour en force d’Hazebrouck et de ses joueuses déchaînées, Romain et Manu décident de reprendre les choses en main en continuant avec détente et douceur d’allumer le feu aux buts, et de faire danser les diables et les dieux.

Bon, sans mentir, nous avons en face de nous de sacrés bonhommes. Et c’est avec force et détermination que l’arrière n° 8 d’Hazebrouck vient énerver Valentin avec un tir dans la lucarne droite. 15 – 16… L’étau se resserre.

Les adversaires sont coriaces, déterminés, mais Valentin, tel le fidèle chevalier protégeant notre forteresse, se lance et arrête la balle ! Puis deux, puis trois !

Réaction d’Antoine après une tentative de kung-fu, allégorie

Et on en parle de ce kung-fu ? Évidemment qu’il fallait le tenter à +1. Et évidemment qu’on l’a raté. Bien vu, Antoine et Bastien !

Sur le banc, les esprits s’échauffent, la tension est palpable. Manu crie au scandale « Arbitre ! Il a marché ! ». Mais son cri tombe dans l’oubli aussitôt.

Croyez-le ou non, le Spartak mène au score (18 – 17). À la mi-temps. C’est tellement fou qu’on s’empresse de prendre une photo. Toute l’équipe est circonspecte. Et si c’était ce soir… ? Et si… ? Mais l’heure n’est pas aux embrassades et aux cris de victoire, l’heure est au combat !

Le début de la seconde mi-temps est annoncé. Chacun retrouve sa place et les mêmes séants retrouvent leur banc (bravo la cohésion d’équipe et l’entraide !). Sans plus attendre, Manu, à l’aile gauche, s’élève dans les airs et ouvre les hostilités, bien décidé à en découdre avec ces fameux Hazebrouckois. Pourtant, leur détermination nous forcera à encaisser 2 points, malgré la bonne volonté de Valentin.

Alors le Spartak tente une attaque, Antoine se retrouve pris entre deux défenseurs adverses. Panique ! Aussitôt la faute sifflée, aussitôt vengés. Comme à son habitude, il plante son penalty dans les buts, sous le regard déçu du gardien.

Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que cette faute déclencherait la colère de l’équipe ! Manu, Antoine, Romain sur une passe décisive de Youyou, sont inarrêtables ! Les buts s’enchaînent, tout comme les pertes de balles adverses. Et 24 – 21. Le Spartak continue de mener certes, mais surtout de briller.

Et Valentin… il est prêt. Sous les conseils avisés d’Antoine, il prend les commandes de la forteresse et devient une vraie barrière contre la barbarie hazebrouckoise.

Et le temps passe, pendant que les joueurs sur le terrain ne cessent de faire des miracles, l’équipe clouée sur le banc commente les chutes dantesques de Manu.

Un léger incident coûtera 2 minutes à Céline, et un penalty. Paraît-il qu’elle aurait tenté d’attraper l’ailière hazebrouckoise en plein lancer… Oh non, dirait Guillaume. NOOOOON, cria Antoine. Illustration ci-contre.

Mais l’équipe est forte, soudée, et a su marquer malgré ce léger handicap. Et surtout, ô rage ô désespoir, se diriger vers une contrée jusqu’alors inconnue : une victoire éclatante. Au bout de 59 minutes de jeu, le score est à +5 et Nico harangue les troupes.

Temps mort. Plus qu’une poignée de secondes. Et encore 5 points d’avance. « Rien n’est joué tant que le coup de sifflet final n’est pas donné », « Mais on a gagné »… Toute l’équipe se regarde, effarée. Et si… ? Un cri de guerre fougueux plus tard, le Spartak se replace et Hazebrouck, joueur, tente une ultime combinaison sur coup-franc.

Eh oui chers lecteurs, c’est sur une victoire bien méritée que le Spartak repart glorieux (37 – 32). Ça mérite bien d’être en gras. Mais vous pensez peut-être que l’histoire se termine ainsi ? Que nenni.

L’euphorie, la joie se lisent sur les visages. La photo et joyeuse, un certain Patrick se fait attendre côté Hazebrouck. Dans les vestiaires, les commentaires vont bon train. Vient le temps de la Kro, des retrouvailles et des débriefings. Puis le temps du dîner.

Une petite tambouille typiquement locale, afin de fêter ça dignement ? Que nenni. Un léger coup d’œil sur les horaires du dernier restaurant ouvert d’Hazebrouck, et voilà que tout le monde se rue dans les voitures. Le temps presse !

Et puis, au loin l’enseigne. Certains ont dit « Ah non, plus jamais ! » mais par tous les chemins, on y revient. Dix minutes avant la fermeture, le Spartak débarque, cinglant, ruinant l’espoir des derniers employés du McDonald’s de finir plus tôt, ou du moins sereinement.

Moins de bières qu’à l’accoutumée (mais un peu quand même !) en cette fin de match, mais beaucoup de joie et de gras.

Ce soir, l’équipe du Spartak a rayonné et pour une fois, elle n’a pas donné la victoire, elle l’a arraché des mains des adversaires ! Première ? Mais certainement pas dernière. Sans compter la promesse de P-E de nous faire de bons éclairs pour fêter ça (même s’il est également question d’une pièce-montée en rouge et noir, affaire à suivre).

La suite ? Eh bien on ne sait pas trop, mais on devrait rencontrer Villeneuve d’Ascq 1 dans les prochaines semaines. À très vite !

 

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