Le Spartak au tournoi des Métropos

9 h 15.

Nous voilà tous arrivés au stade Peltier de Mons en Barœul pour représenter fièrement les couleurs du Spartak dans un tournoi, organisé par cette chère équipe loisir des Métropos, en faveur de la lutte contre la mucoviscidose.

Ce matin, le brouillard s’étend du ciel jusqu’au pupilles de certains de nos joueurs. La nuit fut courte pour certains… et la route longue pour d’autres, comme Junior, arrivé avec 20 minutes de retard, qui nous signale être venu expressément de Cannes pour ce tournoi. #prixdelamotivation

9 h 20. (0 – 1)

Si Amine est le candidat désigné pour cracher dans les gants et boxer les ballons, 12 joueurs de champ se relaient pour 6 postes sur le terrain, dans des matchs de 12 minutes. Le Spartak, invité à rejoindre la poule n°1, jouera plusieurs matchs dans une matinée toujours aussi humide, troublée par quelques caresses du printemps. Et pour le premier match, c’est Roux qui envoie une frappe instantanée sur un ballon poussé par Nordine. De peu à côté du cadre. Ensuite c’est Hippolyte, sur son côté droit, qui rentre dans l’axe pour venir caresser le ballon, lequel viendra mourir sur le poteau après avoir taquiner les gants du gardien adverse. L’équipe est bien en place, contient les offensives adverses, et les avis de tempête semblent encore loin…

Mais 6 minutes après le début du match, Coach Strobbe demande à l’équipe de sortir entièrement pour faire rentrer les mecs sur le côté qui ont patiemment fait chauffer le banc et refroidi leurs fesses. Mauvaise idée.

Sur une deuxième erreur de replacement tactique, un contre meurtrier vient ramper dans le petit filet droit de notre gardien, désabusé sur le coup.

Le résultat final semble cruel, hanté par ce quintuple changement, et tandis que les mains se serrent, les têtes ne pensent qu’à rejoindre le banc. #coachingultraperdant #pepgénésio

10 h 00. (0 – 1)

La démocratie l’emporte. A l’unanimité, plus aucun changement ne sera fait en cours de match, sauf cas exceptionnel, sur demande du titulaire, avec argumentation exprimée et notifiée à l’oral devant témoins. La grisaille empeste toujours le ciel mais nos cœurs se réchauffent. L’horizon nous apparaît plus clair et la victoire nous apparaît sur son trône. L’équipe se resserre autour des 7 titulaires, dans un bain de conseils et de motivations. Le match s’entame comme le précédent, avec une certaine maîtrise défensive et toujours ce mouvement vers l’avant sans trop de précisions. Les occasions sont pauvres de chaque côté, mais du côté spartakiste, la foi grandit au fil des minutes qui s’égrainent, des automatismes qui prennent vie et des inspirations qui s’enterrent dans la pelouse fraîche. Mais alors que la maîtrise du système semblait acquise pour notre équipe, la charnière défensive se désarticule sur un contre éclair et tombe KO sur une feinte de frappe, suivi d’un plat du pied petit filet. La tête haute mais les jambes coupées, les joueurs ressortent de la pelouse avec un but de plus dans leurs bagages, recueillis par des remplaçants motivés à l’idée de concrétiser la bonne détermination entrevue jusque là ! #stageenitalielannéeprochaine

 

11 h 30. (0 – 2)

Dés le début de rencontre, la triplette offensive domine le cuir en terre adverse, ne laissant que peu d’air aux adversaires pour respirer et transiter avec le ballon. La triplette défensive s’évertue à tenir son équilibre, toujours hantée par les deux premiers buts de cette compétition. Et si des joueurs portent des surnoms, comme Roux aka Rounaldinho, ce n’est pas juste pour fanfaronner. Lancé en profondeur, il crochète dans la surface et décoche en tombant une frappe du pied gauche qui passera au ras du poteau. Mais comme deux ne va jamais sans trois, c’est encore un contre-éclair, couplé à un duel perdu, qui nous sanctionne d’un tremblement de filet et de cœur. Soutenu par leurs coéquipiers, les Spartakistes reprennent le contrôle du ballon et enchaînent les une-deux au milieu de terrain jusqu’à ce que Roux lance Titò en profondeur. Face au gardien et toute en vitesse, il tente le piqué sur un homme couché au sol, persuadé qu’il allait tenter la frappe à ras de terre. Mais le ballon s’envole légèrement trop pour s’écraser sous la transversale. S’en suit une remise en jeu du gardien adverse, une petite séquence de passes assurées et un duel pour l’attaquant adverse qui ne tremble pas. Fin du match. #commelefootestcruel

12 h 45. (0 – 2)

Le dernier match de poule approche et les calculs sont simples : il faut absolument une victoire pour espérer terminer à la quatrième place du groupe, qualificative pour la phase finale. Ainsi, la tactique passe d’un 3-2-1 plutôt défensif à un 2-3-1 misant sur le caractère explosif des ailiers. Les joueurs sont analysés via des logigrammes précis, élaborés démocratiquement dans la subjectivité et la fatigue. La meilleure équipe prendra place sur le terrain, espérant offrir au Spartak (ainsi qu’aux remplaçants qui piétinent le macadam) une deuxième tournée de matchs plutôt qu’un dernier tour d’honneur. L’équipe s’avance sur le terrain avec une nouvelle base, des nouvelles idées, et des nouveaux crampons pour certains joueurs. Mais toujours pas de nouveau but. La motivation était belle et la composition avait de quoi faire frémir les joueurs adverses. Les premiers ballons, en parallèle des courses sauvages de nos joueurs, pensaient pouvoir déstabiliser leur bloc défensif. Mais leur culture tactique, qu’ils ont, eux, élaborée et pratiquée depuis plus de 5 minutes, fait clairement la différence dans ce match. Si quelques changements et quelques remplacements ont été opérés dans ce match, la victime spartakiste ressortira du billard avec quelques cicatrices et deux balles dans la caboche. #kisskissbangbang

13 h 30.

Dernier du groupe et les ambitions qui s’envolent, on se retrouve ensemble une dernière fois pour se saluer. Les sourires renaissent peu à peu sur les visages et les discours reprennent sur les occasions manquées, tout en soulignant les bonnes performances qui ont pu être entre-perçues dans ce lot de défaites amères. L’esprit de groupe est toujours là, malgré les difficultés, malgré certaines envolées lyriques qu’on pensait ne jamais pouvoir rattraper. Nous faisons nos bagages, aussi grands que nos cernes, et les blagues commencent à pleuvoir. Certains de nos joueurs ont déjà pris la route du retour quand on nous annonce qu’un match aller/retour pour la 9e place va avoir finalement lieu !

15 h 00. Match aller (0 – 2)

L’occasion de sauver l’honneur du Spartak sur un double match se présente à nous comme une bénédiction. L’équipe en face de nous atteint un bilan de 0 victoires pour 10 buts encaissés. Vicieusement, nous nous frottons les mains. Les joueurs n’ayant pas joué le denier match de poule aiguisent leurs crampons en même temps qu’ils essuient leur bave. Nous revoilà partis sur un 2-3-1 avec des profils totalement différents, certains joueurs n’hésitant pas à totalement changer de poste et de zone en ce début de rencontre. Le match semble équilibré avec un Spartak jouant plutôt dans l’axe avant de buter sur la défense, quand les joueurs adverses préfèrent dédoubler sur le côté en misant sur leur pointe de vitesse. Mais à force de provoquer, de se rendre coup pour coup, profitant des points forts de chacun et des faiblesses de l’adversaire à tour de rôle, il fallait bien que l’un des deux bloc s’écroulent. Et c’est le Spartak qui pose un premier genou à terre. Sur un centre millimétré au second poteau, le coup de tête de l’adversaire, pourtant gêné par le retour de nos défenseurs, vient mourir prés du montant de notre gardien qui aura fait l’effort de s’envoler pour la photo. Après de nombreuses tentatives pour revenir dans le game, les idées manquent et des ballons se perdent dans la nature. Le jeu du Spartak devient stéréotypé, la lecture de balle prévisible, et les contres se déclenchent à vitesse folle du côté adverse. Junior, gardien pour l’occasion, tente de stopper l’une de ces nombreuses contre-attaques en sortant dans sa surface. Mais surpris par la vitesse d’exécution de l’attaquant adverse, il n’a plus que ce réflexe malheureux du pied pour le stopper irrégulièrement. Penalty transformé en force. Fin du match. Et nouvelle désillusion. Le Spartak ne trouve pas la solution et seul le ciel bleu qui commence à pointer le bout de son nez nous donne encore un petit air de bonne mine. #Arabiesaouditeencoupedumonde

16 h 00. Match retour (3 – 1)

Finit les discours tacticotechniques. Il faut marquer un but, et rien d’autre. Avoir le plaisir de crier et de se serrer dans les bras, torses transpirants et cheveux en pagailles. Junior et Roux mènent l’attaque puisqu’ils sont ceux qui ont déclenché le plus d’occasions lors des précédents matchs. Titò et Strobbe s’occupent du milieu de terrain, avec l’idée d’équilibre plutôt que de sécurité. Nordine et Goeff viendront mettre de l’impact dans des duels défensifs qu’ils devront absolument gagner. Pour gouverner le tout, la communication devra être notre atout numéro un. La complémentarité des binômes, notre cerise sur le gâteau. Et c’est le Spartak qui allume la première mèche ! Sur une passe en profondeur du milieu, Junior s’en va côté droit, crochète et déclenche une première frappe du pied gauche. Les débats sont équilibrés mais les offensives spartakistes semblent beaucoup plus rapides, profitant des espaces laissés par le bloc adverse. C’est ensuite Titò qui s’avance jusque dans la surface adverse, tente de feinter son vis-à-vis et déclenche la frappe du pied droit. Mauvais pied et précisions ne font pas bon ménage, la preuve en est avec ces deux occasions manquées coup sur coup. Nordine et Geoff font bon ménage dans la défense par contre. Costauds et bruyants, ils donnent de l’assurance à leurs milieux de terrains qui se libèrent. Après une récupération de balle haute, Titò lance junior au abords de la surface qui temporise, trouve Roux qui prend de vitesse son défenseur avant de déclencher une frappe instantanément, tout en déséquilibre et en force. Premier but du Spartak ! Les cordes vocales s’exclament enfin. Totalement transcendée par ce but, l’équipe redouble d’efforts et confisque le ballon. Encore une récupération tout en maîtrise de la défense qui adresse le ballon à Strobbe qui remonte le ballon pour mettre Junior en position préférentielle. Décalé côté droit, celui-ci accélère et retient les conseils qui lui sont adressés. Il accélère, crochète, tente le double une-deux en une touche de balle avec Roux qui conclut l’action d’une magnifique frappe sèche sous le gardien. Quelle action ! Le match avance et les tirs aux buts approchent. Sauf que l’équipe adverse semble crispée par l’enjeu de cette fin de match et perd des ballons facilement. Sur un mauvais dégagement, c’est Roux qui tente une frappe, une nouvelle fois contrée à l’arrachée, et c’est Junior qui se bat de la tête puis du pied pour fusiller à son tour le portier adverse. C’est la fête au village. Le Spartak fait quelques changements pour apporter de la fraîcheur mais le vent tourne en fin de rencontre lorsque, sur une ultime percée dans une défense un peu abandonnée, l’arrière droit adverse vient tromper You qui avait jusque là parfaitement préservé ses cages. Damn !

La séance de tirs au but s’organise et chacun prend place à tour de rôle dans l’arène. Les balles roulent et s’envolent à mesure que les frappeurs s’élancent. Et dans cette dernière confrontation, c’est le Spartak qui échoue, mais repart avec quelques honneurs tout de même. #lannéeprochainelegardiennetirepaslespenaltys

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