Quand on aime le Spartak, on ne compte pas ses cordes vocales

Pour la 1e fois de l’année, le Mont de Terre accueillait deux matchs en simultané, pour deux fois plus de plaisir, de tirs au dessus du but, de gestes techniques approximatifs mais surtout deux fois plus de convivialité (et de bière).
Pour marquer le coup, le Spartak a mis les petits Tupperwares dans les grands plats à tajine. Une bien belle buvette, la musique à fond avec la playlist vintage mais efficace du président (du Spartak hein) et un kop de supporters en délire, que dis-je, proche de l’hystérie. Pour le résumé, on sort également le grand jeu avec deux résumés écrit et une version vidéo pour tous nos fans de la Spartak-TV (en fin d’article)
Côté extra-sportif on est au top, côté sportif, eh bien c’est pas glorieux.

Revenons sur les matchs du soirs, où combat il y a eu.

spartak lillois emmerin

Toute la soirée, nous avons eu droit à un spartak de combat !

Spartak 1 – Police municipale de Tourcoing 1. Police partout, justice nul part !

19h30 (et des pépettes), coup de sifflet (fictif), engagement, la rencontre commence.
Très vite, on s’aperçoit qu’en face, il y a un certain niveau technique. Les policiers en short font tourner le ballon, proprement, sans bavures (il est important de le souligner (« quand c’est bien, faut le dire !» comme le répéter souvent M. Macrelle mon prof de maths en 5ème)).

Le Spartak récupère quelques ballons et sur l’un deux, un centre venu de la gauche atterrit sur Christophe qui place une reprise puissante du droit à bout portant, 1-0. Sans doute vexés par ce but inscrit avec autorité, les adversaires réagissent et vont, eux aussi, faire dans l’esthétisme. Sur une transversale venu de la gauche, l’avant-centre place une tête lobée à l’entrée de la surface qui vient se loger sous la barre. 1-1. Peu de temps après « Momo le magnifique », « Momo le casseur de reins », « Momo, ce diable de tricoteur » entre en jeu pour la première fois cette saison. Il ne tarde d’ailleurs pas à célébrer son retour en inscrivant un but spectaculaire avec une véritable praline, du milieu de terrain, en pleine lucarne adverse. Le stade explose, les pétards retentissent, 2-1 pour le Spartak. Il n’y aura plus d’occasions franches en cette fin de première période. Les noirs et rouges (#nouveauxmaillots ; #mercimaxouteslemeilleur) rentrent au vestiaire avec un léger avantage acquis dans la douleur.

Le scénario de la deuxième période ne sera pas aussi favorable aux partisans du sport populaire et solidaire. Pas le temps de crier « 22 », et les flics sont déjà là. Ils concrétisent très rapidement leur domination à trois reprises, grâce notamment à deux sorties foireuse de votre humble serviteur (« … quand c’est pas bien, faut le dire aussi, hein ! », dixit M. Macrelle, paix à son âme). Le score est de 2-4 à 15 minutes du terme de la rencontre. Les spartakistes poussent et réduisent le score cinq minutes plus tard par l’intermédiaire de … euh… je sais plus. Mais bravo à lui quoi qu’il arrive ! Son geste (et non sa personne, du coup) restera à jamais dans les annales. Ça fait maintenant 3 à 4. Des espoirs renaissent, les attaquent s’enchaînent, mais en face s’interpose à chaque fois un très grand gardien (de la paix). Peu de temps après, un penalty (discutable) aggrave le score, mais les locaux répondent rapidement suite à un autre penalty (tout aussi discutable). 4-5. Le chrono tourne, la tension est palpable, le Spartak court toujours après le score, se rue à l’attaque, sans succès. Sur une dernière contre-attaque, les Spartakistes sont cramés, ne reviennent pas défendre et les adversaires tuent définitivement le match.

Score final : 4-6. Jeu, set et match. Le Spartak spartak foot loisirss’incline après avoir, une fois encore, vaillamment combattu. Le sentiment d’injustice est vite éclipsé par l’ambiance festive du Mont de terre. Les supporters applaudissent les joueurs, les joueurs applaudissent les supporters. Les bières se décapsulent, les matchs sont décortiqués à coup de fines analyses dignes de Luis Fernandez ou encore Pascal Praud. L’atmosphère s’apaise progressivement sur le mont de terre, qui attendra paisiblement de s’enflammer à nouveau lundi prochain pour la revanche et la réception par le Spartak 2, de la deuxième équipe de la police municipale de Tourcoing.

Matt

Spartak 2 – Emmerin 2 :  Emme-rin dinlin dingue avec leur poum poum shorts

spartak drapeau rouge

Ambiance fumante et match explosif !

Côté Spartak 2, l’adversaire du jour s’appelle Emmerin, venu avec la ferme intention de gâcher la belle fête. D’ailleurs fête il y a bien eue. Ceux que l’on peut désormais qualifier de « hooligans spartakistes » se sont emparé de fumigènes et de pétards, qu’ils ont déclenchés dès les premières secondes du match. Une épaisse fumée verte s’est abattue sur le Mont de Terre, asphyxiant totalement nos voisins rugbymans (désolé les gars). Ils ont également entonné des chants extrémistes du genre « allez, Spartak tes supporters sont là ! ». Une ambiance bouillante digne des plus gros chaudrons européens tels que Reims ou Evian-Thonon-Gaillard.

Sur le terrain, le Spartak est acculé, j’ai bien dit acculé, dès les premières minutes. Emmerin se montre plutôt possessif avec le ballon. Mais au Spartak, on est contre la propriété privée des moyens de production footballistique. Même avec la garde du ballon qu’un weekend sur deux, c’est bien les locaux qui ouvrent le score, sur une belle frappe de JB. (1-0). Explosion de joie en tribune qui sera malheureusement fatale : 2 morts et 3 blessés graves. Le Spartak décline toute responsabilité mais enverra des photos dédicacées pour apaiser la douleur des familles.
Emmerin ne se laisse pas faire : après avoir longtemps buté sur une défense courageuse, ils finissent par trouver la faille sur une frappe puissante qui troue le gardien (qui a été aussitôt recousu). (1-1)

C’est la mi-temps ! L’ambiance est très bon enfant, on voit même les Spartakistes entamer un chant bras dessus, bras dessous avec leurs supporters durant la mi-temps. Beaucoup d’amour, trop peut être ?

c'est la mi temps

A défaut de fêter la victoire, les spartakistes fête la mi-temps.

Emporté par la foule, qui la traîne et l’entraîne, le Spartak « piaffe » d’impatience de revenir sur le terrain, mais en oublie de jouer. Emmerin en profite pour glisser deux fois le ballon entre les jolies jambes de D’joub (à répéter 10 fois).

C’est le moment de faire ce qu’on appelle dans le jargon une ellipse. Normalement cela consiste à éluder subtilement des évènements. Pour être honnête je ne me souviens pas bien de la suite et je ne suis pas quelqu’un de subtil. Toujours est-il qu’au final, le Spartak perd sur le score de 5-3 ou 6-4, un truc dans le genre. Ne me jetez pas la pierre je sais qu’au fond le résumé ne vous intéresse pas, vous voulez juste de l’émotion, du rire, des larmes, du sang (ndlr : le score final est de 6-4).

Résultat des courses, c’est une défaite, mais les Spartakistes ont eu bien du fun avec leurs adversaires forts sympathiques. Les supporters ont été magnifiques, on n’oubliera pas les fumigènes, les pétards, les rouleaux de PQ, les chants salvateurs. Une histoire d’amour est née. Pourtant, le bilan côté tribune est dramatique : à force de brailler, on dénombre 6 Patrick Bruel et 4 Jeanne Moreau à la fin du match. Mais quand on aime le Spartak, on ne compte pas ses cordes vocales !

Alors rendez-vous dès ce lundi, 19h30, le Spartak 2 affrontera la Police de Tourcoing 2. Ça va tazer dans les bermudas, venez grossir les rangs dans les tribunes, on se marre bien !

D’joub D’joub

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