Les yeux dans les Gueux, S02E04 : Retours aux sources

IMG_1060les yeux dans les gueuxv2Après l’interlude administratif vécu par le Spartak, lauréat régional de l’appel à projets « Fais-nous rêver », les deux joyeuses bandes retrouvent le chemin des terrains. Au programme, deux matchs contre des équipes déjà rencontrées : d’un côté, un déplacement désormais traditionnel à Camphin-en-Carembault pour le Spartak 1 ; de l’autre côté, la réception de Leers Stars Team au Mont de Terre pour le Spartak 2.

Spartak 2 – Leers Stars Team : « Le Spartak 2 fait de la résistance ! »

Pour son 4e match de la saison, le Spartak 2 retrouvait le bon air du Mont de Terre pour affronter Leers (à prononcer « lerse »), petite bourgade frontalière de nos amis les Belges, commune qui jouxte la fameuse ville de Néchin, refuge fiscal du-gros-qui-picole-et-qui-veut-pas-payer-ses-impôts je-suis-je-suis ? Un chèque de 10 000 euros à gagner, réponse à la question du jour et nom du vainqueur en fin de résumé. Bref, avec un bilan d’une victoire pour deux défaites, le Spartak 2.0 entendait bien sévir à domicile et ne pas laisser des quasi-belges les bouffer en friture !

Pour recevoir les Leersois, les Spartakistes deuxièmes du nom avaient sorti l’artillerie lourde avec l’effectif maximal de 10 joueurs, donc 3 remplaçants. Parmi eux, encore un nouveau venu lancé dans le grand bain du championnat, avec l’ami Clément Boudoulec (tiens ça sonne corse ça, non ?). Et un retour dans le bain, celui de Panda Romain, qui comme les belges, a besoin d’un 2e bain pour être croustillant.

Pour le reste, c’est du classique, du solide, du costaud, c’est du made in Spartak 2. Alors allons-y pour le déroulement du match !

D’entrée de jeu, les Leersois élégamment vêtus de violet vont littéralement… violer la cage spartakiste que l’on pensait inviolable. Après plusieurs alertes bien bouillantes, les frontaliers marquent à la suite d’un « coup de pied de coin » et d’une tête qui trompe la vigilance de D’joub, qui était pourtant en plan vigipirate écarlate ! (1-0)

L’équipe 2 retombe dans les travers des seconds opus décevants. Elle rejoint les tristement célèbres Trois frères le retour, La Momie 2, Les Visiteurs 2, Taxi 2, Jean-Paul 2… Manque de précision dans les passes, difficultés à aller vers le but, le démarrage est laborieux. Mais attention, se méfier du Spartak qui dort. Car L’Empire contre-attaque ! Et bien emmenés par Dark Jibé Vador, les soldats spartakistes sont impériaux ! Après plusieurs occasions intéressantes mais où le ballon atterrit à Tataouine, le Spartak va trouver la faille grâce à Clément ! Décidément après les célèbres François Momo et Jibé, la filière bretonne tourne à plein régime pour le Spartak qui devrait songer bientôt à organiser une soirée crêpes et « fest noz » pour en attirer encore quelques uns dans ses filets (enfin pas trop quand même, nos réserves d’alcool sont limitées). (1-1)

La suite de la première mi-temps est acharnée, le ballon voyage voyage, plus loin que la nuit et le jour, sous le regard incrédule des passagers du train nommés Désireless, qui longe le terrain du Mont de Terre. Mais grâce à une belle défense leersoise et à un D’joub D’joub affamé de ballons (il en mangera même 4 au cours de la partie, miam) le score en reste là à la mi-temps.

Les grandes manœuvres peuvent reprendre. Les deux équipes reviennent avec des bonnes intentions, et les occasions sont nombreuses. C’est le Spartak qui va tirer son épingle du jeu, (mais promet de la remettre dans la boîte à épingles après usage) et devinez quoi ? C’est encore Clément-le-Breton qui va faire cracher la cornemuse et expédier le ballon dans le portique écotaxe adverse ! Permettez moi cette intermède musical, véritable hymne d’amour à la Bretagne du foutchebol : « Ils jouent au ballon rond vive la Bretagne, ils ont une frappe en plomb, vive les bretons ! ».

Mais le Spartak va déboucher le cidre trop tôt, et la marée violette va de nouveau s’abattre sur les côtes du Mont de terre. Sur un nouveau coup de pied dans le coin là bas, un Leersois place une belle tête que D’joub parvient à détourner, mais la balle continue son chemin. D’joub se jette tel un jet-ski pour éviter que la balle franchisse la ligne. Alors franchise, pas franchise la ligne ? Heureusement, le Mont de Terre est à la pointe du progrès, et dispose de la « goal line technology » et d’un écran géant. Sur le ralenti que le public entier scrute fébrilement, indéniablement c’est le but ! (2-2). Vous vous en doutez, ce passage est romancé et relève de l’imagination poussive de son auteur.

Il reste une dizaine de minutes et le match peut toujours basculer des deux côtés. Alexis est proche de redonner l’avantage sur un cafouillage adverse mais le gardien se détend bien. Sur le but Spartakiste, les occasions sont très nombreuses mais Mathieu, Omar, Panda et Alex serrent les vis, et D’joub gagne ses duels. Mais sur un éclair de génie, un Leersois part dans le couloir gauche, dribble trois défenseurs, envoie une frappe puissante au ras des oreilles de D’joub (3-2). Ce but là, les violets ne l’ont pas volé !

Il ne reste que quelques minutes pour conjurer la peur, mettre de la vigueur et du coeur, être accrocheur et ainsi renverser la vapeur. C’est l’heure d’appuyer sur l’accélérateur. Sur une action qui laisse rêveur, Quentin fait chavirer le Mont de terre de bonheur grâce à une frappe d’empereur à la bonne heure ! (3-3).

Les dernières minutes sont insoutenables, irrespirables, le suspense est palpable. Finalement, sur une dernière action chaude pour le Spartak, le match se termine sur ce score de parité, amplement mérité pour les deux équipes qui ont offert du beau football comme l’on aime, un football tendre et généreux à la fois, aux bonnes saveurs d’ail et de ciboulette, bref du football gourmand-croquant, convivial et fraternel. Gros coup de chapeau et de cœur pour Leers, des types vraiment adorables et sympas.

Et bravo le Spartak 2 qui confirme la bonne ambiance qui règne dans le groupe, les gars si ça continue comme ça je vous emmène tous à Aquasplash !  Bonne ambiance mais aussi des résultats sportifs très corrects pour un petit nouveau. En attendant, c’est la trêve pour le Spartak, pas de match de championnat avant début novembre. Ah oui et au fait, la réponse à la question du jour était Gérard Depardieu. C’est Jean-Robert Couchemure des Bouches-du-Rhône (13) qui gagne le chèque. À dimanche dans Téléfoot !

Vive le Fisc, vive Fives, et vive le Spartak-tic-tac-tic-tac !

D’joub D’joub

Camphin-en-Carembault – Spartak 1 : « Les galactiques face au gratin Camphinois* »

* © D’joub D’joub

Après deux semaines sans compétition, le Spartak 1 reprend du service. Et c’est un déplacement bien connu qui attend les Rouges : le charmant village de Camphin-en-Carembault, dont mon confrère D’joub D’joub vous a largement vanté les mérites footballistiques et le potentiel humoristique à plusieurs reprises. Aucun doute, c’est bien un « Clasico » qui nous attend !

Surtout qu’avec la subvention remportée la semaine dernière, on envisage de racheter Zlatan, Ronaldo et Messi, et de faire sortir Cantona de sa retraite. Avec 1 300 €, sur un malentendu ça peut passer… En attendant, zoom sur l’équipe en place : les habitués du spartak sont accompagnés de deux nouveaux « galactiques », Warren et Christophe, qui jouent leur tout premier match sous les couleurs spartakistes.

Qui dit Clasico dit grande équipe en face, voici donc Camphin, son équipe très sympathique et sa forteresse imprenable, son terrain vallonné et ses buts pas très droits qui respirent le foot loisir !

Trêve de balivernes, c’est donc parti pour un match forcément animé ! Un match dont Camphin prend petit à petit les commandes mais le Spartak tient bon la barre. Offensivement, on tente de jouer sur des longs ballons, mais pour l’instant ça ne passe pas. Et c’est finalement Camphin qui ouvre le score, et de quelle manière ! Sur une frappe enroulée en pleine lucarne, tout simplement, quoi. Val ne peut que regarder (1–0). C’est quand même violent de commencer comme ça. C’est le moment parfait pour réagir, dira-t-on, et le Spartak a la réponse qu’il faut ! Lamine à la réception d’un centre s’y prend à deux fois pour tromper le gardien (1–1).

Un but qui a le don de réveiller le Camphinois qui dort, « Le Dormeur du Val Camphinois » dirait Rimbaud. Un réveil qui coïncide avec un moment que le Spartak affectionne particulièrement depuis le début de saison : le trou noir, le laps de temps où ne rien ne rentre et tout passe pour l’adversaire, qui se balade entre les dunes de la pelouse et marque trois buts (4–1).

Qui dit classico, dit duels acharnés

Qui dit classico, dit duels acharnés

Un trou noir qui n’est que passager, heureusement ! Cette fois, c’est Matt qui répond et qui réduit l’écart à quelques minutes de la pause (4–2). La révolte du Spartak ? Surtout que défensivement, ça va mieux, et Val réussit une parade remarquable (soyons fous, je dirais même stratosphérique !) sur une magnifique tête de Benoît, n°10 local, qui aurait largement mérité d’aller au fond. Mais ce n’est que partie remise pour Camphin qui en remet une couche avant la mi-temps (5–2).

5–2 à la mi-temps, ça ressemble étrangement à la première période de la déculottée que le Spartak 2 a prise ici il y a un mois. Cette fois-là, le score final était de 16–2. Alors le but, c’est de faire quand même mieux, faut pas pousser mémé dans les orties non plus ! Parce que mémé elle veut se battre et rattraper son retard ! Alors la tactique consiste à canonner, pilonner, de plus ou moins loin, encore et encore jusqu’à ce que ça rentre. On repasse donc rapidement à 5–3 grâce à une frappe dévissée mais détournée par un défenseur camphinois dans son propre but !

aveuglé par le projecteur, valentin ne peut lutter..

aveuglé par le projecteur, valentin ne peut lutter..

On pourra dire qu’un tiers du chemin est fait grâce à ce coup du pouce du destin. Notre destinserait-il donc de gagner ? Ben c’est que c’est pas aussi facile que ça, « tu pousses le bouchon un peu trop lion, Maurice ! » En fait non, notre destin est de revivre une deuxième période de trounoir. (*** ATTENTION : ce contenu est destiné à un public averti et est susceptible de heurter la sensibilité ce certains lecteurs.) Tout y passe : contre-attaque, nettoyage de lucarne, un-contre-un face au gardien… Votre gardien préféré après D’joub D’joub y va même de son ballon relâché ([mauvaise foi ON] Ah c’est pas ma faute, c’est l’éclairage ! [mauvaise foi OFF]). Si bien qu’à dix minutes de la fin, on se retrouve à 12–3, c’est le chaos dans la pénombre camphinoise. (*** C’est bon les âmes sensibles, vous pouvez revenir !)

À dix minutes de la fin, comment s’en sortir dans ce campharnaüm ? En stoppant l’hémorragie tout d’abord. Heureusement, le Spartak n’en prendra plus, on ne va pas faire durer le suspense plus longtemps. Par contre devant, ça va mieux aussi. On s’en remet à notre meilleur buteur de la soirée, j’ai nommé « contre-son-camp », qui marque le quatrième but spartakiste en déviant une nouvelle frappe (12–4). L’honneur est sauf, mais tant qu’on y est autant essayer d’en marquer un petit dernier, nous-mêmes cette fois. Les dernières minutes sont donc débridées, avec un Spartak qui se rue devant le but et un adversaire toujours aussi appliqué et qui continue de tenter sa chance. Au point que le 13e est sur le point d’arriver ; sauf qu’en cette fin de match, les bosses du terrain sont avec le Spartak et empêchent le capitaine camphinois de conclure devant le but vide… Ouf ! Dernière minute donc, et dernière occasion pour les rouges de remettre un peu d’eau dans le vin. Adrien est aux commandes mais bute sur le gardien. S’ensuit un cafouillage dont profite Christophe, qui marque son premier but pour sa première apparition sous le maillot spartakiste (12–5) !

C’est sur ce but que se terminent les « hostilités » face à une équipe que nous rencontrons toujours avec plaisir, même dans la défaite ! Maintenant, place à la trêve internationale !

Val

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