Les Yeux dans les Gueux, S2E00 : Double ration !

C’est la reprise du Spartak avec le premier tour de coupe, alors qui dit match dit résumé. Nouveauté cette année, et ce n’est pas pour vous déplaire : nous avons deux fois plus d’équipes engagées donc deux fois plus de matchs à résumer. Deux fois plus de trucs marrants, de rires et de chants ! (cass-dédi à l’ami Casimir qui fêtait hier son quarantième anniversaire…). Deux résumés pour deux styles et un résultat ma foi similaire : deux lourdes défaites qui n’auront pas anéanti la plume d’Alex, novice en la matière et du D’joub, rockstar du résumé spartakiste.

Commençons tout de suite par le résumé d’Alex, tout en poésie et en métaphores :

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Spartak 1 – La-Chapelle-d’Armentières : « Le confessionnal »

chapelle

Un beau crépuscule d’été indien. Ils ne payaient pas de mine…

Il fait bon en ce soir du lundi 15 décembre. Alors que le Spartak, remonté à l’idée d’entamer cette nouvelle saison, s’échauffe en cercle de 8, son adversaire du jour, la Chapelle d’Armentières, arrive au compte-gouttes sur la pelouse du Mont de Terre. On les savait bons, très bons même. En revanche, on était loin de s’imaginer que « la Chapelle » (parce qu’il va bien falloir leur donner un petit nom ! Et puis c’est quoi leur gentilé, d’abord hein ? Non, je ne regarderai pas sur Wikipedia.) nous réservait une hostie aussi difficile à avaler… Ah oui : pardon d’avance pour les métaphores religieuses, mais là, c’était trop tentant.

Petit hommage à la mascotte de la rencontre

Petit hommage à la mascotte de la rencontre…

Dès le coup d’envoi, on sentait une ferme envie de marquer le coup pour ce premier match. Le ballon partait et revenait. Opération pilonnage dans ta face. Les occasions ne manquaient pas et il était déjà difficile de déterminer l’équipe la plus engagée du début de match, ce moment clé où on « se chauffe », où on « ne plaisante pas, oh que non mon bon monsieur non merci je ne veux pas de thé ». Même si le terrain était aux mains d’un spartak survolté, la Chapelle, réaliste et opportuniste, parvient à décrocher son premier corner. Un corner avorté en renvoi, mais qui aura eu le mérite de donner la première suée à Adrien, le vaillant gardien du Spartak. Les coups de chaud ne restant jamais impunis, le Spartak relance vaillamment et c’est Nico, en plein sprint vers un ballon délaissé, qui manque de justesse de le rattraper devant les cages (devancé de quelques centimètres par le gardien de la Chapelle). Le décor est planté ? Pas si sûr…

Le suspense se maintiendra jusqu’à la dixième minute dont six minutes de désert offensif pour le Spartak, en mal de communication collective, qui ne parvient pas à accompagner son ballon vers le camp adverse : la Chapelle en profite pour se resserrer, parvient à se démarquer, remue les blancs en trois dimensions. Au terme d’une combinaison, ma foi vachement bien ficelée, la Chapelle ouvre le confessionnal sur son deuxième tir cadré de cette action après un premier contre d’Adrien, impérial sur ses appuis. 0-1

Il en faudra plus pour démonter le Spartak qui se reconcentre sur sa défense pour repousser la Chapelle en pleine croisade… Peut-être même un peu trop d’ailleurs, car il finira par écoper d’un pénalty pour tacle. Parce que oui, les réflexes ont la peau dure, mais la Sainte Bible des règles du jeu aussi. Dura lex, sed lex. Plus dur encore : la Chapelle réussit son tir. 0-2

On sent la fébrilité. Les spartakistes qui avaient déjà du mal à se parler continuent de s’arracher comme des beaux diables pour s’offrir des occasions de recoller au score. « Parlez-vous, les gars ! » Voilà probablement la citation choc de cette rencontre choc. Mais lutter contre le diable, c’est la spécialité de la Chapelle : impeccable de coordination et en pleine confiance, les beaux efforts blancs manquent de collectif et terminent inéluctablement dans les chaussettes bleues. Quelques exceptions toutefois avec ce beau service de Matt pour Nico, au centre, à qui il n’a manqué qu’un poil de réussite au bout des orteils. Le boulet de canon frôle les montants laissant pourtant derrière lui un gardien complètement battu.

On n’a rien vu, rien entendu. La nuit tombe sur le Spartak, mais le soleil brille encore sur La Chapelle qui déboule, déroule, enroule et marque. Les boules ! 0-3 Alors qu’on se voyait revenir dans le match, reprendre du poil de la bête, les bleus prennent le Spartak par surprise sur un contre fulgurant, impeccablement exécuté jusqu’au but et avant même que je ne pose mon stylo, rebelote ! 0-4

La Chapelle est en excès de zèle et même le Spartak ne parvient pas à lui faire perdre la foi. Non, « Il » n’y est pour rien ; on l’a dit avant, on l’a dit après, il m’a même semblé l’entendre pendant : ils sont forts. Certes, on commence à avoir les fesses un peu rouges, mais ça reste dans les limites du supportable pendant les cinq minutes durant lesquelles la Chapelle semble baisser l’étendard. Néanmoins, le Spartak n’en tire pas avantage et confesse une nouvelle fois le péché de non-communication et le péché mortel de non-marquage. La Chapelle adresse séance tenante le châtiment d’un but de la tête. Allez, cinq pater ! 0-5

On sent venir la fin de la mi-temps. Des deux côtés, on se désorganise un peu. On souffle, on se cherche, mais celui qui en souffre le moins, c’est la Chapelle qui conclut sa croisade de 30 minutes sur un nouveau but à l’image des précédents : une remontée fulgurante sur l’aile, remise au centre sur une ligne offensive impeccable qui passe, repasse, et sème le doute chez le gardien spartakiste quelque peu esseulé. 0-6

C’est la mi-temps et on en a plein le calice. Six pour être précis ! Un peu d’énervement, un peu de déception. C’est sûr, ce match, on ne l’aura pas, mais Jérusalem n’a pas été prise en trente minutes : tant qu’on a des jambes, on continue !

Mais les jambes ne suffisent pas, ça se saurait. La Chapelle, tête reposée et détendue, reprend son récital et continue son sermon là où elle l’avait laissé : juste là où elle s’apprêtait à dire « tiens, prends-en donc un septième ». 0-7, une sensation de déjà vu…

Certains disent que c’est pendant qu’on ne regarde pas qu’il se passe quelque chose. Eh bien contrairement à France-Allemagne, c’est vrai ! C’est précisément alors que le cercle des supporters conférait en cercle et que je cogitais les yeux baissés, que Benjamin, sur un contre cette fois-ci bien mené par ses coéquipiers, se retrouve devant les buts adverses, ballon aux pieds. Oui, le Spartak n’a pas oublié comment on fait (du moins quand il en a l’occasion). Bien décalé sur son bon pied, Ben tire et sauve l’honneur du Spartak après trente-quatre minutes de jeu. 1-7 Ne jamais sous-estimer l’orgueil spartakiste, surtout quand il sursaute ainsi !

Le Spartak aura à peine adouci l’amertume d’un tel score du sucre de son but que la Chapelle, peut-être vexée de ne pas avoir décroché le Fanny, brandit de nouveau le glaive et transperce la défense blanche en mal de marquage. Les blancs, malgré de meilleures intentions, n’arrivent toujours pas à cerner le jeu adverse depuis exactement trente-sept minutes de jeu. 8-1

Et c’est le début d’une traversée du désert pour les blancs (mais sans le chameau) qui peuvent toutefois compter sur la présence de leur gardien à ressorts pour limiter la casse.

***** À partir de là, vous êtes des héros, les mecs ! On va pas vous demander sept buts d’affilée, non plus !*****

Les deux équipes semblent commencer à accuser le coup physiquement, mais c’est toujours celle qui mène au score qui en souffre le moins… La confiance prenant le pas sur la lourdeur des jambes, la Chapelle continue de dérouler et profite d’un léger cafouillage défensif pour sévir et inscrire son neuvième but de la rencontre à la quarante-deuxième minute. Du coup, le spartak prend 1-9 dans la tête. Erf… si vous avez compris le jeu de mot on peut faire du covoit’ chez mon psy, padproblèm !

Pendant sept bonnes minutes, faute de pouvoir garder le ballon dans les pieds, le Spartak offensivement approximatif se défend sans relâche et tente de limiter la casse. Thomas et Etienne sont sur le coup, Nico fait du rapproché, tout le monde y met du sien ! Et ça marche : la Chapelle ne marque rien, mais dans un excès de passivité, le Spartak se laisse surprendre alors que l’attaquant centre bleu décide soudainement d’effacer trois défenseurs en ligne quasi-droite pour passer la barre des dix buts. C’est ça le sport solidaire, faut pas trop empêcher non plus ! 1-10

L’envie manque cruellement côté blanc. À quoi bon ? La Chapelle a la réponse à cette question : un onzième but. Dans son élan, elle continue de punir la moindre petite erreur défensive. Adrien se retrouve seul, pris en sécateur que les deux jardiniers de la Chapelle n’ont qu’à resserrer pour cueillir leur onzième but. Décidémment, ils ont aussi la main verte ! 1-11

Alors qu’on ne demandait qu’une chose, à savoir le coup de sifflet final, le sort s’acharne sur le Spartak qui écope de son deuxième pénalty (pour une raison qui m’est obscure, éclairez ma lanterne !) tout aussi réussi que le premier par la Chapelle. 1-12

Cinquante-huitième minute, la Chapelle avait encore un but, qui se passe de commentaire, en réserve et n’avait manifestement plus de place dans la sacristie. Du coup, elle en fait don au Spartak en assénant le coup de grâce suivi, deux minutes plus tard, du coup de sifflet qui mettra fin au prêche. 1-13 Amen.

Une hostie difficile à avaler, mais pas à digérer quand on connaît l’humeur spartakiste, joueurs comme supporters. C’est probablement l’esprit du rouge : chaleur, passion, persévérance ! Félicitations à la Chapelle d’Armentières pour sa prestation ce lundi au Mont de Terre ! Juste trop bons. On n’a pas beaucoup entendu parler de la prestation du Spartak dans ce résumé parce qu’on ne peut pas inventer, mais ce n’est qu’un premier match et on fera avec. Quoi qu’il en soit, l’épopée spartakiste est à suivre sur toute la saison et D’joub ne manquera pas de vous en faire une Odyssée online !

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Merci Alex, qui me permet de passer à l’étape 2 de notre périple… Nous retrouvons notre ami D’joub D’joub, dont nous suivrons les aventures chez de vieilles connaissances : Camphin-en-Carembault, véritable réservoir de jeux de mots foireux et de bons moments de foot. Oppa D’joub D’joub Style !

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Camphin-en-Carembault – Spartak 2 : « Merci pour ce moment ! »

ATTENTION : Ce résumé contient des passages violents susceptibles de heurter la sensibilité de certains et de dépasser complètement la rationalité du football. Si vous êtes sensible et particulièrement attaché au Spartak NE LISEZ PAS CE RESUMÉ !

C'est la reprise, le Spartak compte bien reprendre les armes et repartir à l'assaut des tranchées adverses !

C’est la reprise, le Spartak compte bien reprendre les armes et repartir à l’assaut des tranchées adverses !

Driiiing ! Ce lundi c’était la rentrée des classes pour le Spartak, avec une belle nouveauté cette année : deux équipes engagées en championnat et coupe, signe d’une belle vitalité et d’arrivage de chair fraiche. Et qui dit deux équipes dit deux fois plus de matchs, deux fois plus de résumés, donc deux fois plus de déconne et de rates qui se dilatent.

Cette rentrée se fait donc sous le signe du 1er tour de Coupe Loisir pour les deux équipes. Le Spartak 1 affrontait la Chapelle d’Armentières (sans doute ce qui se fait de mieux sur le marché du loisir) et le Spartak 2, c’est-à-dire le « Spartak Spartak » s’en allait retrouver de vieilles connaissances, j’ai nommé les sympathiques amis de Camphin en Carembault, victimes l’année dernière d’une scandaleuse vague de jeux de mots pourris sur le nom de leur localité. Le coupable court (et écrit) toujours…

On le sait comme dans les films de Luc Besson ou avec Christophe Lambert, les suites sont souvent des gros navets. Et bien au Spartak… C’est pareil ! Même si les acteurs sont beaux et intelligents, la mise en scène et le jeu d’acteur de Spartak 2 laisse à désirer.

Et pourtant le casting est prometteur avec le baptême de quelques petits nouveaux en match officiel. Parmi eux, on trouve Çenk (à prononcer Djenk s’il vous plaît, merci). Ce solide et sympathique gaillard tout droit venu de Turquie fait d’ailleurs une entrée fracassante. Après une minute de jeu, sur un beau centre de Valentin, Cenk notre plombier spartakiste plante une superbe tête qui caresse la lucarne de la tuyauterie camphinoise (1-0). Merci à notre agent et recruteur qui va chercher ce qui se fait de mieux à l’international !

Mais si le scénario paraissait alléchant au départ, l’intrigue va vite se tasser voire devenir carrément naze. Sous les coups de butoir de la superproduction d’Hollywood-en-Carembault, l’égalisation va venir très rapidement suivie de ses trois petites sœurs (4-1). Physiquement, c’est dur pour nos beaux gosses en chasuble orange. On sent que cet été, certains n’ont pas lésiné sur les glaces, les barbeuks et la picole.

Bref, c’est le moment choisi pour qu’un nouveau « bizut » entre en scène. Mathieu, tout jeune marié (pardon mesdames) qui nous a connu en lisant ces mêmes résumés sur le site (hé oui on recrute aussi grâce aux résumés, Zizou si tu me lis, y a une petite place pour toi). Mathieu, qui n’est pas Zizou certes, mais qui a du talent, envoie une énorme Trierweiler de 25 mètres, là encore pleine lucarne ! (4-2). Pour info, une Tierweiler, c’est une énorme bombe que l’on lâche sans que personne ne s’y attende, et ça fait mal…

La suite… ? Une vraie boucherie mes enfants. Camphin s’essuie littéralement les crampons sur le paillasson spartakiste, c’est la cascade de buts, la dégringolade, la débandade ; la branlée, la déroute, la déculottée. Le ballon entre dans les cages de D’joub D’joub aussi facilement que DSK au Carlton.

Tant et si bien qu’à la mi-temps, les deux équipes se quittent sur le score de (7-2). N’en jetez plus, la coupe est pleine, et on sent bien qu’elle ne sera pas pour nous cette année.

Mais ce n’est pas fini, le festival de Cannes du but va continuer et le Spartak déroule le tapis rouge, sur lequel tout le gratin camphinois va pavaner. Après 10 minutes de jeu en 2e mi-temps, Camphin en a déjà planté 6 de plus. (13-2). Désespéré et au bord du suicide, votre serviteur D’joub D’joub quitte les buts et laisse la place à Valentin qui va briller sur la fin de match en réalisant des parades de grande classe. Les Spartakistes auront bien quelques occases à se mettre sous la dent, mais étant désormais sans dents… CQFD !

Pourtant, Omar, le 3e et dernier bizut de cette équipe 2 va donner tout ce qu’il a pour stopper l’hémorragie, mais le terrain n’est déjà plus qu’un bain de sang. Ce n’est plus un match de coupe, ni de découpe, c’est UNE GUILLOTINE ! (nouveau code couleur pour les résumés, les phrases en gras seront les formules chocs, ça claque hein ?!).

Bon la suite du récit ne vaut pas le coup d’être racontée, juste vous dire que pour vos chers « sans dents » spartakistes la note est douloureuse et qu’ils auront du mal à s’asseoir demain (16-2) (oups !). Que les familles se rassurent, une cellule psychologique a été installée dans le club house (avec le fameux docteur House à l’intérieur !) et les gestes de premiers secours ont pu être immédiatement dispensés tels qu’une injection de bière rapide et efficace. Bref, l’’important c’est que ce match record fut placé sous le signe de la grosse déconnade, de la décontraction et de la FRA-TER-NI-TÉ.

Le « Spartak bis » est resté digne, et surtout l’adversaire a été absolument exemplaire, fidèle à sa réputation. L’occasion de les remercier pour la petite bière offerte. Et comme dirait Valoche, merci pour ce moment !

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Bon voilà, on commence par deux belles déculottées mais le Spartak est bel et bien de retour pour deux fois plus de buts, de suspense et de blagues foireuses… On vous promet des jours meilleurs pour la reprise du championnat ; alors on vous attend nombreux pour remonter le moral des troupes dès la semaine prochaine ! Vive le Spartak deux fois, vive la bière, et vive l’Ecosse libre !

Alex, D’joub D’joub (et Valentin pour coordonner tout ça !)

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